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Maladies à déclaration obligatoire
Base
de données VIH
Données issues de la déclaration obligatoire du VIH de janvier 2003 au 31 décembre 2011
Mise à jour le 6 novembre 2012
Accéder directement au formulaire de la base de données VIH
Quelles informations trouverez-vous dans cette base de données ?
Cette base présente les données brutes (non corrigées) de la notification obligatoire des nouveaux diagnostics d'infection par le VIH en France, ainsi que les résultats des examens complémentaires réalisés par le Centre national de référence du VIH : test d'infection récente et sérotypage. La surveillance du VIH permet de décrire les personnes chez qui une sérologie du VIH s’avère positive, quel que soit leur stade clinique.
Vous pouvez consulter des tableaux sur les découvertes de séropositivité ayant fait l'objet d'une déclaration par un biologiste et/ou un clinicien (cf. paragraphe "D'où proviennent ces données?" ci-dessous), et ce pour 3 niveaux géographiques : France, une région, un département. Pour chaque niveau géographique, vous pouvez choisir les variables que vous souhaitez croiser, et obtenir le résultat sous forme d’un tableau croisé, ou obtenir en une seule fois l'ensemble des tableaux disponibles.
D’où proviennent ces données ?
Dans le cadre de la déclaration obligation de l’infection par le VIH, les biologistes doivent déclarer "Toute sérologie VIH confirmée positive pour la première fois dans leur laboratoire, même si une sérologie positive a pu être réalisée auparavant pour la même personne dans un autre laboratoire".
Le fait de déclarer des personnes dont la séropositivité a pu être découverte auparavant dans un autre laboratoire :
-
est la condition d’une définition de cas homogène, sans obliger les biologistes à rechercher les éventuels antécédents de sérologie positive, ce que tous ne peuvent pas faire ;
-
permet de prendre en compte les personnes séropositives dont le premier diagnostic n’a pas été déclaré, et de limiter la sous-déclaration ;
-
permet d’évaluer l’exhaustivité de la déclaration obligatoire du VIH par comparaison avec l’enquête LaboVIH, qui utilise la même définition de cas (cf. paragraphe "Données corrigées" ci-dessous).
Les cas déclarés par les biologistes correspondent donc, soit à une découverte de séropositivité, soit à une séropositivité déjà connue dans un autre laboratoire.
Le clinicien qui a prescrit la sérologie et/ou qui prend en charge la personne séropositive doit compléter le volet médical de la déclaration, en indiquant notamment les antécédents de sérologies VIH, ce qui permet de différencier une découverte de séropositivité dans l’année d’une séropositivité déjà connue depuis plus d’un an. Le clinicien renseigne également le mode de contamination, le stade clinique, la nationalité, etc. Comment notifier l’infection à VIH et le sida).Le tableau ci-dessous illustre pour chaque région, la part des découvertes de séropositivité parmi les diagnostics de séropositivité déclarés.
| Tableau 1 - Diagnostics VIH et découvertes de séropositivité notifiés de janvier 2003 à décembre 2011, selon la région de domicile | |||
| Région de domicile | Diagnostics VIH déclarés pour la 1re fois * | Dont : découvertes de séropositivité ** | Proportion de découvertes |
| 00-Etranger | 1 379 | 1 184 | 86 % |
| 01-Alsace | 703 | 651 | 93 % |
| 02-Aquitaine | 1 285 | 1 189 | 93 % |
| 03-Auvergne | 421 | 370 | 88 % |
| 04-Bourgogne | 473 | 396 | 84 % |
| 05-Bretagne | 835 | 789 | 94 % |
| 06-Centre | 1 022 | 875 | 86 % |
| 07-Champagne-Ardennes | 442 | 398 | 90 % |
| 08-Corse | 69 | 59 | 86 % |
| 09-Franche-Comté | 267 | 241 | 90 % |
| 10-Ile-de-France | 20 527 | 17 633 | 86 % |
| 11-Languedoc-Roussillon | 1 041 | 901 | 87 % |
| 12-Limousin | 274 | 241 | 88 % |
| 13-Lorraine | 678 | 591 | 87 % |
| 14-Midi-Pyrénées | 1 172 | 1 064 | 91 % |
| 15-Nord-Pas-de-Calais | 1 097 | 956 | 87 % |
| 16-Basse-Normandie | 390 | 289 | 74 % |
| 17-Haute-Normandie | 906 | 710 | 78 % |
| 18-Pays de Loire | 1 111 | 1 031 | 93 % |
| 19-Picardie | 397 | 367 | 92 % |
| 20-Poitou-Charentes | 481 | 455 | 95 % |
| 21-Provence-Alpes-Côte d'Azur | 2 901 | 2 316 | 80 % |
| 22-Rhône-Alpes | 2 834 | 2 475 | 87 % |
| 971-Guadeloupe | 1 293 | 1 096 | 85 % |
| 972-Martinique | 666 | 580 | 87 % |
| 973-Guyane | 1 932 | 1 790 | 93 % |
| 974-Réunion | 290 | 274 | 94 % |
| 976-Mayotte | 64 | 62 | 97 % |
| 99-Inconnu | 4 000 | 3 618 | 90 % |
| Total | 48 950 | 42 601 | 87 % |
* Inclut les personnes déclarées pour la première fois mais dont la séropositivité était connue depuis plus d'un an ; seuls les doublons (déclaration pour une personne déjà déclarée auparavant) ont été exclus.
** Uniquement les diagnostics VIH pour lesquels la séropositivité est connue depuis moins d'un an.
Source : InVS surveillance du VIH - données cumulées 2003-2011, non corrigées (ni pour la sous-déclaration ni pour les délais de déclaration).
Les autres tableaux présentés ci-dessous concernent uniquement les découvertes de séropositivité, définies comme des séropositivités connues depuis moins d’un an.
Données brutes ou données corrigées : lesquelles utiliser ?
Les données peuvent être corrigées pour tenir compte :
-
des délais de déclaration : par exemple, des cas diagnostiqués en 2010 peuvent n'être déclarés qu'en 2011 ou 2012. Cette correction ne concerne que les deux années les plus récentes.
-
de la sous-déclaration : c'est la proportion de cas qui ne sont jamais déclarés. Cette correction concerne toutes les années. La sous déclaration varie d’une année à l’autre et diffère selon la région.
Pour décrire les caractéristiques des cas sur une période donnée (proportions de classes d'âge, de modes de contamination, de stades cliniques, de pays de naissance, etc.), les données brutes peuvent être utilisées.
Lors de l’analyse des variables qui comportent des valeurs inconnues (mode de contamination, stade clinique, etc), il est recommandé d’exclure ces valeurs inconnues avant de calculer les pourcentages. La part des valeurs inconnues est importante pour certaines variables, en raison des déclarations dont le volet médical n'est pas parvenu à l’InVS.
Pour connaître le nombre de personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, pour analyser les évolutions au cours du temps, ou pour comparer régions ou pays en rapportant les cas à la population générale, il est nécessaire d’utiliser des données corrigées.
La correction pour la sous-déclaration est d’autant plus précise que cette sous-déclaration est faible, d’où l’importance pour les biologistes et les cliniciens de déclarer tous les cas qu’ils diagnostiquent. Une faible sous-déclaration est notamment indispensable à la fiabilité des données régionales ou départementales.
Cette correction est effectuée en comparant les données de LaboVIH (enquête auprès de l’ensemble des biologistes, recueillant des données sur leur activité de dépistage du VIH) avec les déclarations obligatoires reçues à l’InVS, basées sur la même définition de cas. Cette comparaison a mis en évidence une amélioration de la sous-déclaration du VIH entre 2003 (44 %) et 2008 (27 %). Elle est de 28 % en 2010.
La prise en compte des corrections pour la sous-déclaration et les délais de déclaration permet d’estimer le nombre réel de personnes qui découvrent chaque année leur séropositivité en France, depuis 2003. Le tableau ci-dessous illustre cette correction.
| Tableau 2 - Découvertes de séropositivité VIH par année de diagnostic | |||||||||
| Année de diagnostic | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
| Nombre de cas déclarés au 31/12/2011 (données brutes) | 4 422 | 5 008 | 5 171 | 4 957 | 4 918 | 4 977 | 4 730 | 4 800 | 3 618 |
| Estimation du nombre de découvertes de séropositivité (données corrigées pour les délais et la sous-déclaration) | 7 400 [7000-7900] |
7 700 [7200-8100] |
7 600 [7200-7900] |
7 100 [6700-7500] |
6 500 [6200-6700] |
6 300 [6100-6500] |
6 300 [6100-6500] |
6 300 (6000-6500) | * |
* les données corrigées pour 2011 seront disponibles en décembre 2012.
Données brutes : source InVS surveillance du VIH - données au 31/12/2011.
La base de données interrogeable ci-dessous (France, par région et par département) présente uniquement des données brutes (non corrigées).
Vous pouvez trouver des données corrigées dans les diapositives, rapports et articles du BEH sur la surveillance du VIH, ou en contactant l’InVS : INVS-DMI-VIC@invs.sante.fr.
| Autres documents ou informations sur la surveillance du VIH et du sida disponibles sur le site de l’InVS | ||||||
Voir le dossier thématique Infection à VIH et sida : |
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