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Syndrome hémolytique et urémique (SHU)
Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC)
Prévention du syndrome hémolytique et
urémique (SHU) chez l’enfant âgé de moins de 15 ans
en France
Qu’est-ce
que le syndrome hémolytique
et urémique ?
Comment l’enfant se contamine-t-il ?
Comment
sont surveillés les infections à E. coli producteurs
de shigatoxines et le syndrome hémolytique et urémique
?
Comment
prévenir la transmission des infections à E. coli
producteurs de shigatoxines et du syndrome hémolytique et urémique
?
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Qu’est-ce
que le syndrome hémolytique et urémique
?
Le syndrome hémolytique et urémique est une maladie rare
en France, mais grave chez l’enfant puisqu’elle est la principale cause
d’insuffisance rénale aiguë chez les enfants âgés
de 1 mois à 3 ans. Elle est le plus souvent causée par
une bactérie appartenant à la famille des Escherichia coli (E. coli),
dont certaines souches sont plus virulentes et produisent des toxines
appelées “shigatoxines” (E. coli O157:H7).
La maladie se manifeste d’abord par de la diarrhée souvent avec
du sang, des douleurs abdominales et parfois des vomissements qui évoluent,
après une semaine environ, vers un syndrome hémolytique
et urémique. L’enfant présente alors des signes de grande
fatigue, de pâleur,
une diminution du volume des urines, qui deviennent plus foncées,
et parfois des convulsions.
Le traitement à l’hôpital s’effectue par des transfusions
sanguines et/ou des dialyses.
Un à deux pour cent des enfants décèdent ; plus
d’un tiers gardent des lésions rénales à long terme
nécessitant un suivi médical régulier. HAUT
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Comment l’enfant se contamine-t-il ?
Les
bactéries responsables du syndrome hémolytique et
urémique sont présentes dans les intestins de nombreux
animaux (vaches, veaux, chèvres, moutons, daims, etc.) et sont éliminées
par les selles qui peuvent alors contaminer l’environnement (eau, fumier,
sol) et les aliments. Elles supportent bien le froid (survie de plusieurs
jours dans un réfrigérateur), mais sont détruites
par la cuisson.
La contamination se produit :
• par ingestion d’aliments contaminés consommés crus ou
peu cuits : viande de boeuf (en particulier hachée), lait ou produits
laitiers non pasteurisés, jus de pomme, légumes
crus, ou eau de boisson contaminée ;
• en portant ses mains souillées à la bouche, après
avoir touché des animaux porteurs de la bactérie ou leur
environnement contaminé ;
• par contact avec une personne malade qui excrète la bactérie
dans ses selles (“maladie des mains sales”).
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Comment sont surveillés
les infections à E. coli producteurs
de shigatoxines et le syndrome hémolytique et urémique
?
En France, les enfants atteints de syndrome hémolytique et urémique
sont hospitalisés dans des services spécialisés
(néphrologie ou réanimation pédiatrique) qui informent
l’Institut de veille sanitaire dès qu’un enfant y est admis et
lui communiquent une fiche recueillant des informations cliniques, microbiologiques
et épidémiologiques. Pour chaque enfant, la présence
d’E. coli producteurs de shigatoxines est recherchée au moyen
de prélèvements de sang et de selles, analysés par
le Centre national de référence des E. coli et
Shigella (Institut Pasteur, Paris et Hôpital Robert Debré,
Paris).
Lorsque
plus de deux cas de syndrome hémolytique et urémique
surviennent
au même moment dans la même
zone géographique, une enquête est mise en œuvre par l’Institut
de veille sanitaire pour déterminer si ces infections ont une origine
commune. Elle consiste à interroger les parents des enfants malades sur
toutes les causes possibles de contamination par E. coli producteurs de shigatoxines
(aliments, eau de boisson, contact avec des animaux, contact avec des personnes
malades, etc.) pendant la
semaine précédant la diarrhée. Les informations recueillies
permettent de suspecter une ou plusieurs origines qui font alors l’objet d’une
enquête
ciblée par les Directions départementales des services vétérinaires.
Des mesures orientées par ces enquêtes sont alors mises en oeuvre
pour éviter l’apparition de nouveaux malades.
Résultats de la surveillance du syndrome hémolytique
et urémique chez l’enfant en France
• Chaque année, entre 70 et 100 enfants atteints de syndrome
hémolytique et urémique sont notifiés à l’Institut
de veille sanitaire ;
• rapporté à la population, la Franche-Comté et
la Bretagne sont les régions où le nombre de malades
est le plus
élevé ;
• une recrudescence du nombre de syndromes hémolytiques
et urémiques est observée en été ;
•
le syndrome hémolytique et urémique est plus
fréquent chez les enfants âgés de moins de
2 ans (60 %) ;
• 1 %, en moyenne, des enfants atteints de syndrome
hémolytique
et urémique décèdent ;
• une infection à E. coli producteurs de shigatoxines
est mise en évidence dans plus de la moitié des
cas de syndrome hémolytique et urémique, avec une
prédominance de E. coli O157:H7 ; • la majorité des cas de syndrome hémolytique
et urémique surviennent de manière isolée
;
• en France, les principaux facteurs de risque de survenue du
syndrome hémolytique et urémique sont la consommation
de steak haché de boeuf insuffisamment cuit et les contacts
avec une personne ayant eu une gastro-entérite ;
• depuis
1996, deux foyers de cas groupés d’infections à E. coli O157:H7 sont survenus : l’un en 2002 (lié à la
consommation de merguez insuffisamment cuites) et l’autre en
2004 (lié à la
consommation de fromage au lait de chèvre non pasteurisé). |
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Comment prévenir
la transmission des infections à E. coli producteurs
de shigatoxines et du syndrome hémolytique et urémique
?
La transmission de la maladie peut être prévenue
par des gestes simples :
• les viandes, et surtout la viande hachée de boeuf, doivent ê tre
bien cuites à coeur ;
• le lait cru et les fromages à base de lait cru ne doivent pas être
consommés par les enfants de moins de 3 ans ; préférer les
fromages à pâte pressée cuite (type Emmental, Comté,
etc.), les fromages fondus à tartiner et les fromages au lait pasteurisé ;
• les légumes, les fruits et les herbes aromatiques, en particulier
ceux qui vont être consommés crus, doivent ê tre soigneusement
lavés ;
• les aliments crus doivent être conservés séparément
des aliments cuits ou prêts à être consommés ;
• les restes alimentaires et les plats cuisinés doivent être
suffisamment réchauffés et consommés rapidement ;
• les ustensiles de cuisine (surtout lorsqu’ils ont été en
contact préalablement avec de la viande crue), ainsi que le plan de travail,
doivent être soigneusement lavés ;
• le lavage des mains doit être systématique avant de préparer à manger
et en sortant des toilettes ;
• en cas de gastro-entérite, il convient d’éviter de
se baigner dans des lieux de baignades publics et de préparer des repas
;
• les enfants ne doivent pas boire d’eau non traitée (eau de
puits, torrents, etc.) et éviter d’en avaler lors de baignades (lac, étang,
etc.) ;
• enfin, il faut éviter le contact des très jeunes enfants
(moins de 5 ans) avec les vaches, veaux, moutons, chèvres, daims, etc.,
et leur environnement.
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