| Accueil > Dossiers thématiques > Rage > Actualités > Foyer de rage vulpine et domestique au Nord de l'Italie - Point au 22 avril 2010 Maladies à déclaration obligatoire Rage
Point au 22 avril 2010 Cas confirmés et suspects de rage canineEn octobre 2008, 11 ans après l’obtention du statut officiel de pays indemne de rage terrestre, 2 cas de rage survenus chez des renards au Nord-Est de l’Italie ont été identifiés (figure 1). L’hypothèse d’animaux ayant traversé la frontière slovène a alors été évoquée, la Slovénie étant infectée [1]. La souche virale isolée lors de cet épisode montrait de fortes similitudes avec les souches habituellement rencontrées dans les pays de l’Est de l’Europe.
Dès la fin de l’année 2008, les autorités sanitaires italiennes ont mis en place des mesures destinées à éviter toute implantation d’un nouveau foyer : Malgré ces mesures, la situation épidémiologique a évolué vers l’installation et l’extension du foyer de rage chez les animaux sauvages (renards, chevreuils…) [2]. La progression géographique du front de l’épizootie est consultable à l’adresse suivante : http://www.izsvenezie.it/images/stories/Pdf/Rabbia/09-04-10/1_Totale2008_2009_2010_ita_20100409.pdf Depuis le début de l’année 2010, des cas ont également été enregistrés chez des animaux domestiques (chats, cheval) (tableau 1), ce qui correspond à un risque plus important de contamination humaine en raison de la proximité plus facile des personnes avec les animaux domestiques. Au 14 avril 2010, 149 cas de rage animale ont été enregistrés dans le Nord-Est de l’Italie depuis le 1 er janvier 2010 (figure 2) : 126 renards, 8 chats (errants ou appartenant à des propriétaires identifiés), 6 chevreuils, 5 blaireaux, 1 cheval, 1 cerf et 1 fouine. A ce jour, aucun cas humain n’a été identifié chez des personnes vivant ou séjournant en Italie en lien avec ce foyer.
Face à cette situation, le risque rabique doit être évoqué en cas de morsure/griffure dans l’une de ces régions ou par un animal non valablement vacciné contre la rage revenant de l’une des trois régions concernées ( Friuli Venezia Giulia, Veneto, et Provincia autonoma di Trento, figure 3). La liste des centres antirabiques est consultable sur le site de l’Institut Pasteur [3]. Par ailleurs, l’hypothèse d’une rage devrait être évoquée dans le cadre du diagnostic différentiel d’une encéphalite d’évolution rapidement défavorable survenant chez un patient ayant séjourné dans cette zone. Il est recommandé à toute personne séjournant dans la zone concernée ( Friuli Venezia Giulia, Veneto, et Provincia autonoma di Trento, figure 1) d’éviter tout contact avec des animaux errants ou inconnus. En cas de morsure, griffure ou léchage des muqueuses par un animal, il est recommandé de laver la plaie à l’eau et au savon et de consulter un médecin.
Enfin, pour les personnes voyageant avec un animal ou souhaitant ramener un animal acquis ou trouvé en Italie, il existe une réglementation destinée à éviter l’importation d’un animal enragé ou en cours d’incubation de la rage. Les détails de cette réglementation sont consultables sur le site du ministère chargé de l’Agriculture [4]. Références : |
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