Les infections à méningocoques en France

Les données présentées sont issues de la déclaration obligatoire des infections invasives à méningocoques.
L’interprétation des chiffres doit tenir compte de l’évolution avec le temps des critères de déclaration (1) et de l’augmentation de la participation des cliniciens à la déclaration des maladies à déclaration obligatoire (2).

(1) Les critères de déclaration :

1995-juillet 2002 : méningite à méningocoque et méningococcémies
Ne sont à déclarer que les cas confirmés biologiquement :
• méningocoque isolé dans le sang ou le LCR,
• présence d’antigène soluble dans le LCR, le sang ou les urines.

Juillet 2002-octobre 2006 : infection invasive à méningocoque
Elargissement de la définition des cas à déclarer avec introduction des critères cliniques en l’absence de confirmation biologique :
• isolement de méningocoques dans un site normalement stérile (sang, liquide céphalo-rachidien (LCR), liquide articulaire, liquide pleural, liquide péricardique) ou à partir d'une lésion cutanée purpurique
• présence de diplocoque gram négatif à l'examen direct du LCR
• LCR évocateur de méningite bactérienne purulente (à l'exclusion de l'isolement d'une autre bactérie) ET présence d'éléments purpuriques cutanés
• LCR évocateur de méningite bactérienne purulente ET présence d'antigènes solubles méningococciques dans le LCR, le sang ou les urines
• LCR évocateur de méningite bactérienne purulente ET PCR positive à partir du LCR ou du sérum
• présence d'un purpura fulminans (purpura extensif avec au moins un élément nécrotique de plus de trois millimètres de diamètre associé à un syndrôme infectieux sévère non attribué à une autre étiologie).

Novembre 2006-présent : infection invasive à méningocoque
La seule présence d’une PCR positive pour le méningocoque à partir d’un site normalement stérile est un critère de déclaration.
• Isolement bactériologique de méningocoques ou PCR positive à partir d’un site normalement stérile (sang, LCR, liquide articulaire, liquide pleural, liquide péricardique, liquide péritonéal) ou à partir d’une lésion cutanée purpurique
• Présence de diplocoques gram négatif à l’examen direct du LCR
• LCR évocateur de méningite bactérienne purulente (à l’exclusion de l’isolement d’une autre bactérie) ET :
   - soit présence d’éléments purpuriques cutanés quel que soit leur type
   - soit présence d’antigènes solubles méningococciques dans le LCR, le sang ou les urines
• Présence d’un purpura fulminans (purpura dont les éléments s’étendent rapidement en taille et en nombre, avec au moins un élément nécrotique ou ecchymotique de plus de trois millimètres de diamètre associé à un syndrome infectieux sévère, non attribué à une autre étiologie. L’état de choc témoigne de l’extrême gravité de ce syndrome).

(2) L’amélioration de la participation à la déclaration des maladies à déclaration obligatoire :
Elle est mesurée régulièrement par comparaison du nombre de cas déclarés par le système de la déclaration obligatoire au nombre de cas théoriquement survenus en France pendant la même période. Ce nombre théorique est estimé au moyen d’étude capture-recapture à deux ou trois sources de données issues de différents systèmes de surveillance (Surveillance des infections invasives à méningocoque en France métropolitaine en 2005 – Évaluation quantitative par la méthode de capture-recapture à trois sources).

Années étudiées Exhaustivité de la déclaration obligatoire
(nombre de cas déclarés / nombre de cas total estimés)
1989-1990 51 %
1992 56 %
1996 62 %
1999 67 %
2000 73 %
2005 92 %