Centres nationaux de référence
(CNR)
Les missions des CNR
Leurs principales missions sont :
L’expertise concernant
la microbiologie, la pathologie des agents infectieux et leur sensibilité aux
agents anti-infectieux ;
La
contribution à la surveillance épidémiologique ;
L’alerte par
l’information immédiate de
l’Institut de veille sanitaire et du ministre chargé de la santé de
toute constatation pouvant avoir des répercussions sur l’état
sanitaire de la population ;
Le
conseil des pouvoirs publics, des agences de
sécurité sanitaire et des professionnels de santé.
Les
missions propres à chaque CNR sont détaillées
dans un cahier des charges spécifiques (format
pdf - format word) conforme à un
cahier des charges type défini par l’arrêté du
29 novembre 2004. Pour assurer certaines de ses missions, un CNR
peut s’appuyer sur un ou plusieurs laboratoires dits «laboratoires
CNR associés». Dans ce cas, le responsable du CNR est
chargé de la coordination de l’ensemble des activités
des laboratoires associés et rend à l’InVS un rapport
annuel faisant la synthèse des activités réalisées
par les différents laboratoires.
Expertise
La mission d’expertise concerne :
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• l’identification et le typage des souches
adressées par les laboratoires d’analyse et de biologie
médicale au CNR :
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- confirmation de l’identification et
typage de souches d’espèces courantes. Les identifications
de souches courantes et les diagnostics sérologiques
qui constituent des activités habituelles de diagnostic
des laboratoires d’analyse de biologie médicale, ne
devraient être confiées aux Centres nationaux
de référence que de façon exceptionnelle
et, dans ce cas, pourraient donner lieu à facturation
;
- identification et typage de souches d’espèces peu
courantes
;
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• le maintien, la détention et la diffusion
des techniques de diagnostic et/ou d’identification et de typage
: collections de souches types, antigènes ou immun-sérums
de référence, marqueurs épidémiologiques.
Le centre national de référence peut être amené à assurer
une distribution de ces réactifs de référence
si ceux-ci ne sont pas disponibles ;
• la participation à la mise au point, à l’évaluation
et aux recommandations concernant les techniques de diagnostic et /ou
d’identification et de typage ;
• la contribution à l’évaluation de la sensibilité aux
anti-infectieux ;
• la participation à l’évaluation des procédures
d’inactivation des agents pathogènes ;
• l’information, la formation et, le cas échéant, l’élaboration
et la publication de guides techniques.
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Contribution à la surveillance épidémiologique
La mission de contribution à la surveillance épidémiologique
comprend :
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• la surveillance de l’évolution et
des caractéristiques des infections ;
Les centres nationaux de référence qui participent à la
surveillance d’une infection doivent, au minimum, contribuer à renseigner
les items suivants, en coordination avec l’Institut de veille sanitaire
:
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- informations épidémiologiques
: âge, sexe, date et type de prélèvement,
notion de cas groupés ;
- origine nosocomiale s’il y a lieu ;
- identification des diagnostics redondants correspondant à un
seul cas ;
- représentativité des cas identifiés selon
les critères suivants :
* géographique ;
* lieu et mode de prise en charge ;
* sélection de souches particulières présentant
des difficultés d’identification.
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Pour les infections peu fréquentes,
les centres nationaux de référence doivent inciter
les laboratoires à leur adresser l’ensemble des souches
isolées en France.
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• la participation à la surveillance
de la résistance des agents pathogènes aux anti-infectieux
;
• la contribution à la détection et à l’analyse
d’infections nosocomiales ;
• la contribution à l’étude de la couverture immunitaire
d’une population protégée ou non par un ou plusieurs
vaccins et de son évolution ;
• la participation à l’investigation de phénomènes épidémiques
(typage de souches, comparaison de souches isolées chez les
malades et dans d’autres sources) ;
• la contribution aux réseaux de surveillance internationaux,
en particulier européens ;
• la contribution à des enquêtes ponctuelles à la
demande du ministère chargé de la Santé ou de
l’Institut de veille sanitaire.
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Alerte
La mission d’alerte comporte le signalement de phénomènes
anormaux à l’Institut de veille sanitaire et à la Direction
générale de la santé :
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• augmentation d’isolement d’un agent pathogène
ou signalement de cas groupés d’une maladie (avec envoi éventuel
de relevés d’alerte mensuels ou trimestriels) ;
• cas isolés d’une maladie rare (peste, choléra, fièvre
jaune, poliovirus, etc.) ;
• identification d’un nouvel agent pathogène ;
• apparition de nouvelles formes cliniques ou d’une variation ou mutation
d’un agent pathogène connu ;
• informations concernant des événements de même
nature dans des pays étrangers.
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Conseil
La mission de conseil s’exerce :
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• auprès du ministère chargé de
la santé, de l’Institut de veille sanitaire, des agences de
sécurité sanitaire ou de la Haute autorité de
santé par :
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- la participation à l’élaboration de mesures
de lutte contre les maladies infectieuses ;
- la réponse aux demandes d’expertise ; |
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• auprès des professionnels de santé,
par le conseil technique.
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