Surveillance épidémiologique des cancers en France Objectifs Les trois premières mesures de ce plan visent à renforcer
la surveillance épidémiologique des cancers en prévoyant
: La surveillance épidémiologique est assurée par un réseau animé par l'InVS.
Le CépiDc-Inserm dispose de l'ensemble des données sur les causes médicales de décès fournies par les certificats de décès entre 1968 et 2001. Les collaborations entre l'InVS et le CépiDc ont fait l'objet d'une convention cadre et de textes d'application. Elles permettent à l'InVS de disposer d'une copie de cette base (autorisation Cnil), pour développer encore l'utilisation de ces données pour la surveillance. Elles se traduisent également par des collaborations scientifiques sur la validation et l'analyse des données, impliquant parfois également d'autres organismes notamment les registres. Les registres du cancer du réseau Francim ont une expérience ancienne de l'épidémiologie des cancers (création des plus anciens en 1975), une expertise reconnue dans ce domaine et une maîtrise des méthodes d'épidémiologie descriptive et analytique des cancers. L'InVS et les registres du cancer se sont mis d'accord sur un programme de travail 2003-2005 (pdf) qui a fait l'objet d'un document officiel publié en juillet 2003. Pour mener à bien les missions qui lui incombent, l'InVS développe également des partenariats avec les directions du ministère de la santé : Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) et Direction des hôpitaux et de l'organisation des soins (DHOS) sur l'utilisation du Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI), les agences sanitaires notamment l'Institut de la radioprotection et de la sûreté nucléaire (IRSN), l'agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes), les caisses d'assurance maladie, les départements d'information médicale des hôpitaux (DIM) et la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), qui gère l'Enquête permanente cancer. Un des enjeux majeurs de l'InVS est le développement du partenariat avec les structures d'anatomo-cyto-pathologie (ACP). Des contacts ont été également pris avec la Ligue nationale contre le cancer. Ces contacts devront être renforcés. Enfin, une collaboration avec le centre international de recherche sur le cancer notamment autour d'une formation francophone aux pratiques d'enregistrement des cancers est en cours. L'ensemble de ces partenariats vise à développer un réseau cohérent de surveillance épidémiologique nationale des cancers, coordonné par l'InVS, en développant la complémentarité des compétences de chaque acteur, et en augmentant les forces de travail pour accroître les connaissances utiles à la décision de santé publique aux niveaux national et local. Le réseau de surveillance épidémiologique
nationale des cancers
Les données sont accessibles sur le site Internet du CépiDc
: http://sc8.vesinet.inserm.fr:1080. La plupart des registres européens ont été mis en place pour des objectifs spécifiques de surveillance épidémiologique au service de la décision de santé publique. Les registres français ont la particularité d'avoir été initiés à partir des années 1975, non pas dans le cadre d'une demande publique mais par de multiples initiatives individuelles avec des logiques propres visant essentiellement à répondre à des objectifs de recherche. La mise en cohérence nationale autour d'une politique de recherche et de santé publique est survenue plus de 10 ans après l'émergence des premiers registres, en 1986, par la création du Comité national des registres (CNR).
En plus de ces registres métropolitains, on dispose d’un registre qualifié en Nouvelle Calédonie. 3 projets de création de registre sont également soutenus par l’InVS dans le cadre du plan cancer gouvernemental : en Ile de France, en Gironde, dans le Nord. Carte présentant la situation des registres du cancer en France métropolitaine au 1er janvier 2004
Caractéristiques générales des données
des différents registres des cancers au 01/01/2002 Ces registres de cancers regroupés au sein du réseau Francim ont réuni leurs données afin de constituer une base informatique de qualité contenant près de 25 années de recueil pour les équipes les plus anciennes. La gestion de cette base a été confiée par les registres au département de biostatistiques des hospices civils de Lyon. Chacun des registres de ce réseau est évalué périodiquement par l'Inserm, l'InVS et le CNR dans le cadre de la procédure de qualification qui porte sur leur qualité, leur intérêt pour la santé publique et la recherche, et leur opportunité par rapport à la politique nationale développée dans ce domaine. Le CNR s'appuie lors du rendu de ses avis sur les recommandations du groupe de travail " cancers " présidé par le Pr J. Estève, relatives à une politique d'aménagement du territoire et d'utilisation des registres du cancer (rapport de juin 1996 mis à jour en novembre 1999, format pdf). Ce rapport fixe également les besoins nécessaires à chaque registre pour assurer l'activité d'enregistrement des cas. Ces besoins dépendent de la taille des zones couvertes et de la nature du registre (général ou spécialisé). Ces registres sont financés par l'InVS et l'Inserm. Ils font l'objet d'un plan de renforcement soutenu par le ministère de la santé selon les recommandations du groupe Estève, et renforcé dans le cadre du plan cancer gouvernemental. Ce plan vise à doter annuellement chacun des registres (métropole et DOM) du budget nécessaire à son fonctionnement, dans le cadre de conventions pluriannuelles. Une partie de ce budget est destinée à la rémunération d'un épidémiologiste dans le cadre d'un contrat entre l'InVS et la structure publique gestionnaire. En 2001, la subvention attribuée par l'InVS et l'Inserm, aux registres en fonctionnement, s'élevait à 0,8 euros, en 2002 elle était de 1,3M euros, en 2003 de 1,7M euros. En 2004, elle atteignait 2,4M euros, et en 2005, elle dépassera 2,6M euros. L’InVS apportait en 2001 68% de la subvention attribuée par l’Etat (InVS+Inserm) aux registres. En 2005, cette part passera à 91%. Bilan des travaux du département des maladies chroniques et des traumatismes (DMCT) en 2004 Le programme de surveillance des cancers s’est attaché en
2004 à développer les mesures de renforcement de la surveillance
des cancers, inscrites dans le plan cancer gouvernemental :
Outre le développement de travaux visant à répondre aux mesures de renforcement de la surveillance des cancers dans le cadre du plan cancer gouvernemental, les travaux de partenariat menés avec les registres du cancer ont été poursuivis conformément au programme de travail 2003-2005 contractualisé en juillet 2003. Ils ont concerné l’élaboration de mesures visant à faciliter l’accès des registres aux données (PMSI, accès aux CR ACP). Les travaux de validation de nouveaux outils de surveillance épidémiologique issus des bases médico-administratives ont été poursuivis. Ils ont concerné la mise en place d’une enquête de concordance des données PMSI-registres pour les cancers de la thyroïde. Les résultats sont attendus en 2005. Le groupe de travail « bases de données administratives » a travaillé sur la possibilité d’utiliser les données du PMSI dans les modèles d’estimations d’incidence au niveau départemental. Un groupe de travail portant sur la standardisation des pratiques d'enregistrement des hémopathies malignes, et coordonné par l’InVS, a finalisé un guide destiné aux registres pour le renforcement de la surveillance de ces pathologies. Ce guide a été testé par les registres en 2004 et est mis à disposition sur le site Internet de l’InVS. Ces travaux ont été accompagnés d’un renforcement contractuel de la collaboration entre l’InVS, le réseau Francim et le département de biostatistiques des hospices civils de Lyon, relative « à la gestion et à l’analyse de la base de données des cas recueillis par les registres des cancers du réseau Francim ». Un accord-cadre relatif à l’« épidémiologie descriptive du cancer en France à partir des données de la base commune des registres des cancers du réseau Francim a été signé le 30 décembre 2004 entre l’Institut de veille sanitaire, le département de biostatistique des Hospices civils de Lyon et Francim. Une convention relative « à la gestion et à l’analyse de la base de données des cas recueillis par les registres des cancers du réseau Francim », et définissant les modalités pratiques d’application de cet accord-cadre a été également signé. Un comité de pilotage constitué de personnes issues des 3 parties, ainsi qu’un conseil scientifique seront mis en place en 2005. Les travaux visant à mieux comprendre les cancers de la thyroïde se sont poursuivis en 2004. Un appel d’offres sur les facteurs de risque des cancers différenciés de la thyroïde a été lancé conjointement avec l’Inserm. Un comité scientifique a été constitué. Il a notamment procédé à la sélection de 4 projets qui démarreront en 2005. Une subvention de 300 000 euros a été versée, en 2004, par l’InVS à l’Inserm, pour la contribution au financement de ces 4 projets. Les résultats sont attendus à partir de 2008. Des nouveaux partenariats ont été initiés notamment avec la fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), pour l’utilisation de l’enquête permanente cancer (EPC) pour l’analyse de données de survie des femmes primo-traitées pour un cancer du sein ou un cancer du col de l’utérus. L’enquête permanente cancer (EPC) est un recueil de données systématique de tous les patients pris en charge dans les 20 centres anti-cancéreux. Une convention doit être signée en janvier 2005. Enfin, l’InVS et le réseau Francim ont été amenés à expertiser des registres en Algérie et en Polynésie française. En 2005, les finalités suivantes sont poursuivies
sous la coordination du département des maladies chroniques et
des traumatismes :
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