Mises en place par le Ministère chargé de la santé et le Réseau national de santé publique (RNSP) fin 1995 dans certaines Directions régionales des Affaires sanitaires et sociales (DRASS), les Cellules inter-régionales d’épidémiologie (CIRE) ont reçu les mêmes missions que celle confiées à l’époque au RNSP: l’épidémiologie d’intervention en matière de maladies transmissibles et de maladies liées à un environnement nocif. L’objectif était d’offrir un relais de terrain aux actions du RNSP et de renforcer l’expertise épidémiologique locale. Tournées vers l’appui technique aux services déconcentrés du Ministère chargé de la santé (DRASS et DDASS), les CIREs participent également à des actions nationales issues du programme de l’InVS et à la coordination de réseaux d’expertise locale. Le choix fut d’instaurer un découpage inter-régional (calqué sur celui de la Sécurité civile) pour prendre le temps de juger de l’utilité du système avant une éventuelle régionalisation. Les équipes ont été implantées dans les DRASS, pour être en relation directe avec les autorités sanitaires chargées de la gestion des risques. Il existe aujourd’hui neuf CIRE qui couvrent presque tout le territoire métropolitain, excepté l’Ile de France, et certains départements d’outre-mer (Antilles-Guyane). Les CIRE pour l’Ile-de-France et pour la Réunion/Mayotte vont être mises en place début 2002. Les CIRE disposent de moyens humains et matériels, de crédits de fonctionnement et d’études. Une très grande majorité de ces moyens est fournie par l’Etat (Ministère chargé de la santé). Les personnels actuels des CIRE sont des fonctionnaires de l’Etat [un médecin inspecteur de santé publique, un ingénieur de génie sanitaire, un(e) secrétaire contractuel(le)], placés sous l’autorité hiérarchique du DRASS et sous la responsabilité scientifique et technique du Directeur Général de l’InVS. Une enveloppe annuelle de crédits d’études est provisionnée par l’InVS en fonction des demandes des comités de pilotage locaux (associant les DRASS, DDASS, la DGS et l’InVS). Une convention-cadre définit les relations entre les Préfet/DRASS et l’InVS. Au bout de six années de fonctionnement, les CIRE ont fait la preuve de leur utilité. Désormais, l’objectif à atteindre est qu’elles puissent répondre aux demandes croissantes, tant en nombre qu’en complexité, ce qui suppose un renforcement de leur moyens en personnels pérennes et occasionnels. Dans le cadre du Contrat d’objectif et de moyens passé entre l’InVS et la Tutelle, ce renforcement est prévu, ainsi qu’une régionalisation progressive. Dès la fin de l’année 2001, un épidémiologiste supplémentaire sera affecté par l’Etat dans chaque CIRE. |
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