Volet sanitaire des études d'impact
Bilan
de l'enquête auprès des DDASS
Emmanuelle BURGEI, Martine LEDRANS, Philippe QUENEL |
1 – Contexte et objectif
L’article 19 de la loi sur l’air impose d’adjoindre
aux études d’impact un chapitre évaluant les effets sur la santé de la
population des projets soumis à réglementations (loi sur l’eau, loi sur
les installations classées pour la protection de l’environnement…). L'Institut
de Veille Sanitaire (InVS) a été saisi par la Direction Générale de la
Santé (DGS) afin d’élaborer un guide pour l’analyse de ce volet sanitaire.
Ce guide étant destiné prioritairement aux Directions
Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), le groupe
en charge de ce travail a décidé de réaliser une enquête afin de mieux
appréhender :
- la nature de leur travail dans le cadre de l’instruction des dossiers
d’étude d’impact ;
- leurs attentes et leurs besoins quant à l’élaboration d’un guide
de référence destiné à l’expertise des volets sanitaires.
Les résultats de cette enquête sont présentés ici.
2 - Matériel et méthode :
Un questionnaire (Annexe) a été adressé à 96 DDASS,
via le Réseau d’échange en santé environnement (RESE) et la messagerie
intranet du ministère, portant sur :
- le nombre et la nature des dossiers d’étude d’impact instruits ;
- les dossiers "particulièrement importants" en termes de
santé publique.
Ce questionnaire est parvenu aux DDASS, ainsi qu’aux
Directions Régionales des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS) et
aux Cellules Inter-Régionales d'Epidémiologie (CIRE) pour information,
le jeudi 3 septembre 1998 et a fait l’objet de 2 relances selon les mêmes
modalités, le 17 et le 28 septembre 1998.
3 - Résultats
3.1. Participation
A l'issue des trois relances, 31 DDASS (33%) ont répondu
: parmi elles, 4 DDASS n'ont pas fourni de détails sur la nature des
dix derniers dossiers qu’elles avaient examinés (question 3), trois n’ont
pas répondu à la dernière question (une personne de leur service exerçait-elle
une mission d’inspecteur des installations classées?). Les données d’une
DDASS ont du être exclues car les informations fournies ne correspondaient
pas à la période de référence (dossiers examinés depuis le 17 août 1997).
Enfin, une DDASS a précisé qu'elle ne pouvait pas répondre
au questionnaire du fait de l'absence d’archivage systématique de ses
dossiers.
La figure 1 représente la répartition géographique des
départements dont les données (questionnaire ou remarques téléphoniques)
ont été prises en compte.
Figure 1 – Départements dont les données ont été exploitées

3.2. Nombre de dossiers étudiés par département :
On constate une forte disparité entre les départements
quant au nombre d’études d’impact étudiées pour avis (figure 2). Sur
les 30 DDASS dont les questionnaires ont été exploités, six ont eu à examiner
un nombre de dossiers supérieur ou égal à 100. Parmi les départements
ainsi concernés figurent :
- un département rural : les Côtes d’Armor, avec 287 dossiers étudiés
depuis un an ;
- un département industriel : le Nord avec 150 dossiers ;
- un département mixte : la Seine et Marne avec 139 dossiers.
Pour leur part, le Territoire de Belfort et la Lozère
ont examiné moins de 10 dossiers chacun.
Figure 2 - Nombre de dossiers examinés par département

Si on exclut ces 8 départements, les DDASS ont examiné en
moyenne 36 études d’impact entre août 97 et septembre 98. 85,4 % des
dossiers étudiés par le service Santé environnement des DDASS, le sont
au titre des installations classées pour la protection de l’environnement
(ICPE) et 14,6 % au titre de la loi sur l’eau (analyse des 10 derniers
dossiers dans chaque DDASS).
3.3. Nombre de dossiers présentant un volet sanitaire
Sur les 1726 dossiers d’études d’impact instruits depuis
le 1er août 1997, seuls 25 d'entre eux (1,4 %) comportaient
un volet sanitaire :
- 18 services n’ont jamais eu à examiner de volet sanitaire dans les études
d’impact qu’ils ont eu à traiter ;
- 5 services en ont examiné 1 ;
- 4 services 2 ;
- 2 services 3 ;
- 1 service 5.
Depuis plusieurs mois, ce dernier service renvoie systématiquement
pour complément d’information les dossiers n’incluant pas un volet sanitaire.
3.4. Proportion des départements exerçant une mission d’inspection des
installations classées
13 DDASS sur les 28 ayant répondu à cette question ont
déclaré qu'au moins un agent de leur service exerçait une mission d’inspection
des installations classées pour la protection de l’environnement. Dans
tous les cas, cette mission concerne des installations de traitement
et d'élimination des déchets ménagers et assimilés (rubrique 332 B de
la nomenclature des ICPE).
En outre, une DDASS a affecté l’un de ces agents à l’exercice
de cette mission pour les stations d’épuration, deux DDASS pour les établissements
hospitaliers, une pour les eaux minérales et une dernière pour les carrières.
3.5. Répartition des dossiers par secteurs d’activité
Les dix derniers dossiers examinés ont été décrits plus
précisément par 24 départements, deux départements ont fait parvenir
une description de l’ensemble des dossiers examinés dans l’année (ces
données ont été prises en compte dans leur totalité). Quatre départements
n’ont pas fourni cette information.
Chaque activité soumise à autorisation a fait l’objet
d’un classement sectoriel1 :
| ELEVAGES : |
Elevages agricoles, piscicultures, etc. |
| AGRO-ALIMENTAIRE : |
Toutes activités agro-alimentaires telles
que : conserveries, production de boissons alcoolisées
ou non alcoolisées, sucreries, distilleries, production de
produits amylacés, levureries, malteries, laiteries et activités
dérivées, abattoirs, équarrissage, biscuiteries, huileries,
confiseries, plats cuisinés, traitement et transformation du
tabac, etc, |
| BOIS, PAPIER, CARTON : |
Transformation du bois, fabrication de pâte à papier
ou de carton à partir de fibres primaires ou recyclées ,
etc, |
| CHIMIE, PARACHIMIE, PETROLE : |
Toutes activités de fabrication ou de transformation
de substances chimiques organiques ou minérales, y compris
le raffinage et la stockage d’hydrocarbures, la fabrication
d’explosifs, la fabrication d’engrais, la fabrication de pigments,
la fabrication de peintures, de vernis ou de résines, la fabrication
de produits phytosanitaires, la fabrication de produits pharmaceutiques,
la régénération de solvants, la carbonisation du bois, la production
ou la transformation de matière plastiques… |
| CUIR ET PEAUX : |
Tanneries et mégisseries, |
| INDUSTRIES EXTRACTIVES : |
Activités extractives (minerais de fer, de
potasse, d’uranium, de fluorine, …), y compris les activités
connexes de concassage, lavage, stockage de stériles, etc, |
| INDUSTRIES MINERALES : |
Fabrication de ciment ou de chaux, fabrication
de céramique, fabrication d’amiante ciment, verreries, briqueteries,
centrale de béton, etc, |
| MECANIQUES ET TRAITEMENT DE SURFACES : |
Activités mécaniques et de traitement de surfaces
(la notion de traitement de surface étant ici élargie à l’application
de peintures, de vernis, d’encres d’impression, ainsi qu’au
traitement de surfaces photosensibles), |
| PRODUCTION D’ENERGIE : |
Production d’électricité à partir de centrale
nucléaire ou thermiques, chaufferies, etc, |
| SIDERURGIE ET METALLURGIE : |
Activités liées à la fabrication ou à la transformation
des métaux ferreux ou non ferreux telles que : hauts fourneaux,
aciéries, fonderies, cokeries, laminage, électrolyse de l’aluminium
de première fusion, fabrication d’accumulateurs, etc, |
| TEXTILE : |
Activités liées à la fabrication ou à la transformation
de fibres textiles naturelles ou synthétiques telles que ennoblissement,
blanchiment, apprêts, teintureries, filatures, blanchisseries,
etc, |
| TRAITEMENT DE DECHETS : |
Activités de traitement de déchets ménagers
ou industriels par procédés biologiques, physico-chimiques,
incinération, etc, |
| STEP : |
Station d’épuration urbaine ou industrielle, |
| INFRASTRUCTURES ROUTIERES : |
|
| PRISES D’EAU, FORAGE, REJETS D’EAU
PLUVIAL, DEVERSOIR D’ORAGE… |
Réalisation de plan d’eau, prise d’eau, forage… |
1 Principaux rejets industriels en
France, bilan de l'année 1996 - Ministère de l'aménagement du territoire
et de l'environnement, Direction de la prévention des pollutions et
des risques, Décembre 1997.
Ce repérage sectoriel ne correspond pas forcément à l’activité principale
exercée par l’entreprise mais favorise une approche par type de rejets.
Ainsi, certaines entreprises peuvent apparaître sous plusieurs rubriques.
Un site sidérurgique présentant une activité de laminage et de traitement
de surface pourra être classé en " mécanique et traitement
de surface " et en " sidérurgie et métallurgie ".
Tableau 1 : Dossiers étudiés par secteurs d’activité

On constate une forte hétérogénéité concernant la nature
des activités soumises à la réalisation d’étude d’impact : élevages,
industries chimiques, activités d’extraction , métallurgie… On retrouve également
cette hétérogénéité en ce qui concerne le nombre de dossiers étudiés
par secteur.
Trois secteurs dominent en termes de nombre de dossiers
instruits. Il s’agit des élevages qui représentent près de 17,5 % des
instructions, suivi des activités relatives aux traitements des déchets
(13,4%) et enfin de celles relevant des activités de la chimie, parachimie
ou du pétrole (12 %).
On constate que ce dernier secteur regroupe un nombre
assez large d’activités difficilement comparables entre elles en termes
de problématiques de santé publique.
Parmi ces dossiers, un grand nombre sont des dossiers
pour des demandes de stockage ou d’entreposage de produits de toute nature :
combustible, céréales, voitures, livres, produits du tabac… (12,5 %).
Parmi ces demandes, une sur quatre concerne le stockage de ferrailles
et/ou de véhicules usagés.
3.6. Perception des DDASS concernant le volet sanitaire des études d’impact
et les problèmes prioritaires de santé publique liés aux installations
3.6.1. Remarques générales sur les volets sanitaires
Certaines DDASS ont profité de cette enquête pour faire
quelques remarques générales sur l’analyse des études d’impact ou de
leur volet sanitaire.
En premier lieu, plusieurs DDASS posent la question
du champ d’application du volet sanitaire. Les DRIRE ne sont pas toutes
d’accord sur le sujet. Certaines ont exclu les ICPE (en conservant éventuellement
celles qui avaient un impact important sur l’environnement). D’autres
indiquent que le volet sanitaire ne s’applique qu’aux nouvelles installations
et que, par voie de conséquence, tout ce qui est extension d’activité,
renouvellement d’autorisation … n’est pas concerné. D’autres, au contraire,
considèrent que tout dossier public ou privé soumis à étude d’impact
(ICPE, dossiers Loi sur l’eau, infrastructure routière…) doit contenir
un volet sanitaire. Pour finir, la question se pose en particulier
pour les projets de carrières qui ne passent pas au CDH. Doivent-ils
faire l’objet d’un volet sanitaire ?
En second lieu, et de manière générale, les services
déconcentrés des différents ministères (DDE, DRIRE, DDAF…) se tournent
vers les DDASS pour l’expertise des volets sanitaires des études d’impact.
Les agents des services santé - environnement considèrent que l’examen
de ces dossiers demande des compétences particulières (mais non définies)
qu’ils ne sont pas certains de posséder en interne. Cette remarque
a été faite à plusieurs reprises, soit par l’intermédiaire du questionnaire,
soit lors de contacts téléphoniques (7 DDASS / 31). Dans cette perspective,
deux DDASS se posent la question de la place que pourraient prendre
les CIRE dans cette expertise.
Une DDASS fait remarquer qu’en santé publique, un
certain nombre de concepts sont utilisés et acceptés par la majorité sans
avoir fait l’objet d’une validation institutionnelle (risque acceptable,
choix de modèle…). Dans le contexte de l’instruction de dossiers d’autorisation,
ces validations internes font l’objet de discussion et de contestation
(DRIRE, industriels…).
Une DDASS souhaite qu’à l’occasion de la mise en place
d’un outil méthodologique, le niveau de précision de l’information
soit défini afin de faire la part entre les informations devant figurer
dans les études d’impact et les informations relevant de la recherche
fondamentale ou du développement d’études au niveau national (utilisation
de techniques ou produits nouveaux…). Cette DDASS souhaite également
que soit mises au point :
- des échelles semi-quantitatives d’évaluation des gênes et des risques
sanitaires, liés aux bruits, poussières, odeurs, rayonnements… sur
les populations voisines ;
- des matrices exposition / niveaux de risque, à la fois en termes
de gêne chronique et en effets sanitaires à long.
Enfin, trois DDASS regrettent que l’état initial du
site en termes de pollution (eau, air, bruit…) n’apparaisse pas, ou
pas assez clairement, dans les dossiers d’étude d’impact. Cette analyse
leur semble particulièrement importante pour l’examen des futurs volets
sanitaires. De même, quatre DDASS ont fait remarquer que de nombreux
dossiers contenaient peu d’information concernant les capacités de
rétention des eaux d’incendie et leur éventuel traitement avant évacuation.
3.6.2. Analyse de la perceptions des DDASS concernant
les dossiers importants en termes de santé publique.
Le questionnaire proposait aux DDASS de citer de 1 à 5
dossiers qu’elles avaient étudiés et dont elles estimaient l’impact en
santé publique particulièrement important. Certaines activités ont ainsi été décrites
soit en termes génériques (ex. les élevages), soit par rapport à des
situations particulières.
61 installations ont été citées, représentant au total
75 sujets de craintes en termes de santé publique (une installation pouvant être à l’origine
de plusieurs types de pollution. A contrario, certaines DDASS
n’ont pas précisé la raison du choix de ces dossiers).
3.6.2.1. Synthèse par secteur d’activité
Certaines activités ont été évoquées par plusieurs DDASS
et font l’objet d’une synthèse par secteur d’activité : traitement
des déchets, élevages, stations d’épuration et infrastructures routières.
Ces activités sont avant tout représentatives de problématiques présentent
sur l’ensemble du territoire. Elles ne doivent pas, systématiquement, être
considérées comme les activités les plus à risque en termes de santé publique.
Traitement des déchets
Les problématiques les plus souvent évoquées sont
celles des installations de traitement des déchets. Ainsi, 15 DDASS
ont cité l’un de ces établissements parmi les dossiers qui leur semblaient
prioritaires en termes de santé publique.
Sept DDASS insistent sur l’importance de l’impact
des centres d’enfouissements techniques (quand l’information est
plus précise, il s’agit de Centre d’Enfouissement Technique de classe
2) sur la qualité des ressources en eau, en particulier souterraine :
risques infectieux et chimiques.
Six DDASS ont mis en avant les problèmes, en zone
urbaine, d’émissions atmosphériques (métaux lourds) et de rejets
liquides liés au fonctionnement des incinérateurs, quelle que soit
la nature du combustible : ordures ménagères (2), déchets industriels
spéciaux (1), déchets industriels banals, déchets d’activités de
soins (2), boues résiduaires de station d’épuration (1).
Quatre DDASS sont préoccupées par l’élimination
des déchets animaux avec un risque de diffusion du danger infectieux
en général et du risque prion en particulier (eau, air). Il s’agit
d’un centre d’équarrissage (100 000 à 180 000 tonnes de déchets par
an - rejets d’effluents traités en amont de prises d’eau AEP), d’un
centre de transit de cadavres d’animaux (zone inondable), d’un laboratoire
de culture in vitro d’organismes pathogènes, générateur de
cadavres d’animaux contaminés (rejets d’effluents traités, assainissement
autonome), d’essais d’incinération de farine animale dans une usine
de fabrication de chaux.
Enfin, une DDASS pose le problème de la faisabilité de
l’évaluation des risques sanitaires liée à la mise en place d’une
plate-forme, de grande ampleur, de stockage, de prétraitement et
de traitement biologique de terre et de boues polluées par des substances
organiques.
Les élevages
Huit DDASS ont évoqué le problème des élevages (porcheries
et élevage de volailles).
Les émissions atmosphériques d’ammoniac, d’odeurs,
de poussières… et leurs incidences sur la santé devraient faire l’objet
d’une analyse approfondie. Il en est de même de l’incidence des pratiques
de désinfection dans les élevages et d’utilisation d’antibiotiques
sur le développement des résistances bactériennes, y compris dans
la flore des déjections animales épandues dans le milieu naturel.
En matière d’épandage, un grand nombre de dossiers
sont incomplets. En effet, seul le respect de la norme de la charge
azotée/hectare est démontrée ainsi que la situation des parcelles
retenues. Aucune indication sur l’aptitude réelle des parcelles à l’absorption
de déjections (hydrogéologie, pédologie, drainage…) et sur l’impact
des épandages sur les eaux superficielles ou souterraines n’est mentionnée,
alors qu’il existe par ailleurs un début de jurisprudence en la matière
(1996).
Une DDASS fait remarquer que dans son département
les cheptels sont très importants mais que les éleveurs multiplient
les petites exploitations de manière à rester sous le régime de la
déclaration.
Une autre DDASS précise que les dossiers d’autorisation
concernant les bâtiments d’élevages de son département sont généralement
des extensions qui ne nécessitent pas d’étude d’impact.
Enfin, une DDASS s’interroge sur la qualité de la
viande des élevages intensifs.
Les stations d’épuration
Quatre DDASS ont mis en avant l’exploitation d’une
station d’épuration (STEP) comme sujet de préoccupation en termes
de santé publique. Dans les quatre cas, il s’agit de STEP jugée de
taille importante (450 000 Eq.hab, 600 000 Eq.hab). Les services
sont préoccupés par les effets sanitaires liés aux odeurs, à l’épandage
et à la qualité des boues, à la qualité des rejets en considération
de l’usage des milieux récepteurs en aval (adduction d’eau potable,
baignade...).
Les infrastructures routières
Trois DDASS considèrent que parmi l’ensemble des
dossiers qu’elles ont étudié, les infrastructures routières posent
des problèmes de santé publique en termes de niveaux sonores et de
qualité des eaux. Elles préconisent ainsi une protection au niveau
des franchissements des cours d’eau adaptée à la nature du trafic
et renforcée si le trafic prévu est important, notamment en ce qui
concerne le transport de matières dangereuses.
3.6.2.2. Synthèse par danger et voies d’expositions
L’ensemble des informations (dossiers évoqués et raisons
du choix de ces dossiers) a été synthétisé et présenté dans le tableau
2. Ces deux informations sont fournies par les entrées : " installation " et " dangers évoqués ".
Par ailleurs, ces dangers ont été décrits en fonction de leur nature
(physique, chimique ou biologique) et de leur vecteur (eau, air, sol,
alimentation).
Tableau 2 : dossiers sensibles en termes de santé publique




* activités ayant été citées
par plusieurs DDASS
2 CET : centre d'enfourissement techique
3 DIS : déchets indutriels spéciaux
DIB : déchets industriels
banals (assimilables aux ordures ménagères)
DAS : déchats d'activités de
soins
4 UIOM : unité d'incinération d'ordures ménagères
5 STEP : station d'épuration
4 - Conclusion
Les résultats de cette enquête font ressortir la grande
variabilité du nombre d’études d’impact étudiées par département ainsi
que la diversité de leur nature. L’absence ou quasi-absence de volet
sanitaire identifié comme tel dans ces études d'impact est une constante.
Cependant, les professionnels des services publics soulignent
que lorsque la réalisation des volets sanitaires sera effective, ils
auront besoin d'un outil d'aide à l'analyse de ces volets sanitaires.
Un guide vient d'être réalisé à ce sujet et est disponible sur le serveur
de l'InVS. Il a pour finalité de répondre à ces préoccupations. En particulier,
plusieurs DDASS ont posé la question du champ d'application des volets
sanitaires ; les pratiques différant beaucoup d'un département à un autre.
Une annexe du guide est consacrée à ce sujet.
ANNEXE
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