Devant la persistance d’une épidémie de scarlatine parmi des enfants et des adultes d’un centre de vacances des Hautes-Alpes, appartenant à la ville de Marignane (Bouches-du-Rhône), et la survenue de cas secondaires sur Marignane, une investigation épidémiologique a été initiée afin de décrire l’épidémie, orienter les mesures de gestion et détecter des complications. Entre le 16/01/2007 et le 30/03/2007, 94 cas étaient identifiés (78 enfants ; 16 adultes) dont 43 biologiquement confirmés. Dans le centre, 40 cas sont survenus lors de trois séjours consécutifs. À Marignane (n=54), 41 cas étaient regroupés en foyers définis par leurs contacts familiaux ou scolaires. Les sept souches isolées dans le centre étaient du même clone. Sur les quatre clones retrouvés sur Marignane, un était identique à celui du centre. Aucune complication n’a été identifiée. Il s’agit d’une épidémie d’une ampleur exceptionnelle, sans que l’on puisse conclure à une origine commune à l’ensemble des cas. L’épidémie a touché le centre puis des écoles de Marignane, touchant également des adultes. En dehors de l’antibiothérapie des cas, l’épidémie a cessé dans le centre après une antibioprophylaxie des encadrants permanents, suivie de la fermeture saisonnière du centre ; à Marignane, par une information active des acteurs, et la fermeture des écoles pour congés scolaires. La survenue de cette épidémie pose l’intérêt de disposer d’une conduite à tenir lors de la survenue de cas groupés de scarlatine en collectivité fermée. Scarlet fever and streptococcal sore throat outbreak, Hautes-Alpes and Bouches-du- Rhône, 2007 Faced with the persistence of a scarlet fever outbreak of among children and adults in a holiday centre located in the Hautes-Alpes, owned by the city of Marignane (Bouches-du-Rhône), and due to the occurrence of secondary cases in Marignane, an epidemiological investigation was initiated to describe the outbreak, direct management measures and detect potential complications. From 16 January to 30 March 2007, 94 cases were recorded (78 children; 16 adults), out of whom 43 were biologically confirmed. In the centre, 40 cases were recorded during three consecutive stays. In Marignane (n=54), 41 cases were gathered in clusters on the basis of their family or school contacts. The seven strains isolated in the centre had the same genotypic profile. Out of the four clones found in Marignane, one was similar to the centre strain. No complication was detected. This outbreak was exceptional, but it cannot be concluded that contamination was common for all cases. At first, the disease affected the centre, then extended to several Marignane schools, also affecting adults. Apart from the treatment of cases, the outbreak in the centre was stopped thanks to antibioprophylaxis for adults who worked there, followed by the seasonal closure of the centre; in Marignane, with active information towards partners, together with the winter holidays. The occurrence of this outbreak shows the benefit of having recommendations on the appropriate management o clustered scarlet fever cases occuring in closed communities. |
||
|
||
|