En mai 2007, 8 cas de légionellose étaient déclarés à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) des Alpes-Maritimes. Une recherche active de cas fut entreprise auprès des professionnels de santé du département, des autres Ddass et du réseau européen Ewgli. L’enquête environnementale abordait toutes les pistes de contaminations, et particulièrement les tours aéroréfrigérantes (TAR). Les souches cliniques et environnementales de légionelles isolées furent typées au CNR. Dix-neuf cas de légionellose à Legionella pneumophila sérogroupe 1 furent enregistrés. La date de début des signes s’étendait du 15 mai au 15 juin 2007. L’âge moyen des cas était de 51 ans. Seule la fréquentation d’une zone géographique située à l’ouest de Nice fut retrouvée comme facteur commun à l’ensemble des cas. Deux des 3 souches cliniques isolées étaient identiques. L’enquête environnementale, menée par la Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement (Drire), auprès de 60 exploitants de TAR, a identifié deux dépassements du seuil d’action (105 UFC/l) et deux dépassements du seuil d’alerte (103 UFC/l). Aucune des souches environnementales isolées n’était identique aux souches cliniques. Même si depuis 2005, l’incidence de la légionellose est élevée dans les Alpes-Maritimes, cet épisode est le plus important jamais décrit dans le département. L’hypothèse d’une contamination par les TAR n’a pu être confirmée biologiquement, mais divers éléments épidémiologiques permettent de maintenir l’hypothèse d’une contamination par une ou plusieurs TAR pour une partie des cas (concentration dans le temps, zone géographique limitée et absence d’autre facteur de risque retrouvé). Une évolution de la législation autour du risque légionelles pour les TAR est recommandée : recherche systématique de Legionella pneumophila ; pour tout dépassement du seuil d’alerte, transmission des résultats sans délai à la Drire et conservation des souches par les laboratoires. Legionellosis outbreak investigation in the Alpes-Maritimes district, France In May 2007, 8 cases of legionellosis were notified to the local health authorities (Ddass) in the Alpes-Maritimes district. An active case-finding was implemented among the Alpes-Maritimes health professionals, other Ddass in France and the European network Ewgli. Environmental investigation checked all potential contamination sources, in particular cooling towers (CTs). Human and environmental strains were sent to the NRC for molecular typing. Nineteen cases of legionellosis (Legionella pneumophila serogroup 1), with onset between 15 May and 15 June 2007, were identified. The mean age of cases was 51 years. The only common factor to all cases was a geographical area located in Western Nice. Two of the three clinical strains isolated were identical. The environmental investigation performed by the Drire among 60 CTs operators identified two concentrations higher than the action threshold (105 CFU/l), and two exceeding the warning threshold (103 CFU/l). None of the isolated environmental strains was similar to the human strains. Even if the incidence of legionellosis is high in the Alpes-Maritimes since 2005, this episode is the most important ever described in the district. Even though the hypothesis of contamination due to CTs could not be confirmed biologically, various epidemiological elements enable to maintain the hypothesis of contamination due to one or several CTs for some of the cases (19 cases notified over a short period, common limited geographical area, no other common risk factor found). Improvement of CTs legislation concerning legionella is recommended: systematic search for Legionella pneumophila ; extending the immediate transmission of results to the Drire and stockage of all environmental strains by laboratories in case of warning threshold excess.
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