Surveillance des bactériémies nosocomiales en France

Réseau BN-Raisin, Résultats 2004


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Depuis 2002, le Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (IN) permet aux cinq centres de coordination et de lutte contre les infections nosocomiales de réaliser la surveillance des bactériémies nosocomiales (BN) sur la base d’un protocole national standardisé. Référence pour l’incidence et l’écologie bactérienne des IN invasives graves, cette surveillance concerne l’ensemble des services et spécialités dans les établissements de santé (ES) volontaires.En 2004, les 286 ES participants regroupaient 117 630 lits (25  % des lits français). La densité d’incidence des BN acquises en hospitalisation complète dans l’ES était de 0,45/1 000 journées d’hospitalisation. Elle était la plus élevée dans les services de réanimation (3,85) et dans les centres de lutte contre le cancer (1,89). Les portes d’entrée cathéter et urinaire étaient les plus fréquentes (respectivement 20,9 et 20,8  %). Les principaux micro-organismes (MO) responsables de BN étaient E.coli (20,5  % des MO isolés, dont 2,8  % producteurs d’une bêta-lactamase à spectre étendu), S. aureus (18,1  %, dont 41,4  % résistants à la méticilline) et S. à coagulase négative (14,5  %).Un décès dans les sept jours, quelle qu’en soit la cause, était rapporté dans 11,9  % des BN. Il était plus fréquent lorsque P. aeruginosa était isolé (21,5  % des BN à ce germe).Ces résultats confirment ceux obtenus dans d’autres pays d’Europe. Les efforts doivent être ciblés en priorité sur la prévention des bactériémies liées aux cathéters. La relation entre BN et décès du patient devront être l’objet de travaux ultérieurs.


Surveillance of nosocomial infections in France

BN Raisin network, Results 2004

Since 2002, the network for alert, investigation and control of nosocomial infections (NI) allows the five Centres for Coordination and control of nosocomial infections (CClin) to monitor nosocomial bacteriemias (NB) on the basis of a national standardized protocol. This surveillance acts as the reference for incidence and microbial ecology of acute invasive NI, and concerns all wards and services in health-care facilities (HCF) that volunteered. In 2004, the 286 participating HCF counted 117 630 beds (25% of French hospital beds). The incidence density of hospital-acquired NB for inpatients was 0.45/1000 pds. It was highest in the intensive care units (3.85) and in the centres for cancer control (1.89). Catheters and urinary tracts were the most common routes of infection (24.9 and 24.8% respectively). The main microorganisms responsible for NB were E. Coli (20.5% of isolated pathogens, thereof 2.8% were extended-spectrum beta-lactamase producing) S. aureus (24.9%, among them 41.4% methicillin-resistant) and coagulase-negative S. (24.8%).A death within seven days was reported in 11.9% of NB, whatever the cause. Fatal issue was more frequent when P. aeruginosa was isolated (21.5% of infections). These results confirm those from other European countries. Special efforts should be done for the prevention of infections linked to catheters. The association between a NB and the patient’s death will be studied at a later stage.

 

 

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 31 janvier 2008

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