Fin 2005, une maison de retraite des Pyrénées-Atlantiques signalait à la Ddass plusieurs cas de gale touchant les résidents et le personnel. Parallèlement à la mise en place de mesures prophylactiques, une enquête épidémiologique a été réalisée pour rechercher d’éventuels facteurs de risque et surveiller l’évolution de l’épidémie. L’efficacité de cette prise en charge a également été évaluée. Une étude de cohorte a été réalisée parmi l’ensemble des résidents (n=107) et du personnel (n=65). Un cas de gale certain était défini par la survenue, après le 15 septembre 2005, d’une gale confirmée par un médecin. La surveillance des cas s’est poursuivie jusqu’au 15 janvier 2006. Cette étude a confirmé l’existence de 24 cas certains de gale (taux d’attaque=14 %), survenus sur une période d’environ 2 mois. Le taux d’attaque chez les résidents (10,3 %) était deux fois moins important que chez le personnel (25,5 %). Pour le personnel, la profession d’aides-soignantes (RR=5,9 ; p=0,04) et la fréquentation d’un vestiaire particulier (RR=5,9 ; p=0,02) représentaient des facteurs de risque. Chez les résidents, l’utilisation d’un fauteuil roulant (RR=4,4 ; p=0,03) et la participation à certaines activités étaient significativement associées à la maladie. Une cellule de crise, coordonnée par le service d’hygiène et rassemblant les compétences en terme de décisions, soins et logistiques, a été constituée. Un traitement global pour toute la collectivité a été organisé par une prise orale d’Ivermectine suivie d’une deuxième prise à J8. Au final, cette prise en charge a nécessité d’importants moyens. Si le signalement du premier cas a été réalisé trop tardivement, les différentes recommandations ont bien été appliquées dans l’établissement. Le suivi des contacts extérieurs a été plus difficile. Le traitement par Ivermectine, du fait de son administration ponctuelle, a grandement facilité la gestion de l’épidémie et aucun cas n’a été signalé par la suite. Investigation and management of
a scabies oubreak in a nursing home At the end of 2005, a nursing home located in the French Pyrénées-Atlantiques region reported several cases of scabies affecting residents and staff to the local health authorities (Ddass). As preventive measures were implemented, an epidemiological investigation was carried out to seatch for possible risk factors and monitor the trends of the outbreak. Care efficiency was also assessed. A cohort study was performed among all residents (n=107) and staff (n=65). A scabies case was defined as a person suffering from scabies after 15 September 2005 that was confirmed by a doctor. Surveillance continued until 15 January 2006. This study confirmed the existence of 24 scabies cases (attack rate=14%) over a two-month period. In residents, the attack rate (10.3%) was twice less important as in staff (25.5%). Risk factors in staff concerned mainly the fact of being a nursing assistant (RR=5.9; p=0.04) or of using one of the changing rooms (RR=5.9; p=0.02). In residents, using a wheelchair (RR=4.4; p=0.03) and participating in specific activities were elements significantly associated with the disease. A crisis cell, coordinated by the hygiene department, was set up. It included all capabilities in terms of decision-making, health care and logistics. A global treatment was decided for the whole community consisting of one oral dose of Ivermectine followed by a second one at day 8. Finally, the management of this outbreak required important resources. Even though the first case was reported with much delay, the various recommendations were effectively implemented in the facility. The follow-up of external contacts was more difficult. Due to its timely administration, the treatment based on Ivermectine greatly contributed to manage the outbreak, and no further case was reported. |
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