Enquête presse gay 2004


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Rapport complet (pdf - 2,4 Mo)

Plaquette (pdf - 86 Ko)

Sommaire du rapport
Sommaire - abréviation (pdf - 160 Ko)
Introduction - méthodologie (pdf - 83 Ko)
Résultats de la collecte (pdf - 163 Ko)
Caractéristiques des répondants de l’EPG 2004 (pdf - 104 Ko)
Comportements sexuels à risque vis-à-vis du VIH et des IST et stratégies de réduction des risques sexuels (pdf - 259 Ko)
Recours aux tests de dépistage et statut sérologique VIH, IST, hépatites (pdf - 209 Ko)
Consommation de substances psycho-actives (pdf - 185 Ko)
État dépressif, conduite suicidaire et discriminations homophobes (pdf - 172 Ko)
Les modes de vie gay (pdf - 222 Ko)
Synthèse - conclusion (pdf - 87 Ko)
Annexes (pdf - 1,4 Mo)



En 2004, alors qu’une augmentation des infections sexuellement transmissibles (IST) et une progression du nombre de découvertes de séropositivité chez les homosexuels masculins est observée, l’InVS, avec le soutien scientifique et financier de l’ANRS, a renouvelé l’enquête Presse Gay (EPG). Depuis vingt ans, l’EPG a pour objectif de suivre les comportements sexuels préventifs des homosexuels lecteurs de la presse gay, leurs modes de vie et de sociabilité, par l'insertion de questionnaires dans la presse identitaire. Au total, 6 184 questionnaires remplis par des hommes via la presse écrite mais aussi les sites internet tous deux communautaires ont été analysés.
Les répondants se caractérisent par un âge médian de 35 ans, un niveau scolaire assez élevé et une situation socioprofessionnelle favorisée. Une part importante de répondants a un partenaire stable (66 %), mais la proportion de pacsés est peu élevée (17 %).
Une très large majorité a eu recours au test VIH au cours de la vie (86 %) et, parmi celle-ci, 13 % déclarent être séropositifs et 15 % ne sont plus certains d’être encore séronégatifs.
L’augmentation des comportements sexuels à risque, constatée depuis 1997, se poursuit, que ce soit avec le partenaire stable (57 % en1997 contre 69 % en 2004) ou les partenaires occasionnels (19 % en 1997 contre 33 % en 2004). Cet accroissement est observé quel que soit le statut sérologique VIH des répondants et spécifiquement parmi ceux se déclarant séropositifs. Si les répondants séropositifs au VIH sont peu nombreux à avoir des rapports anaux non protégés exclusivement avec des partenaires séropositifs VIH (10 %), les répondants séronégatifs sont proportionnellement plus nombreux à indiquer des pratiques anales non protégées uniquement avec d’autres hommes séronégatifs (27 %).
Des situations de souffrance psychique sont rapportées. Près de la moitié des répondants indiquent avoir eu une dépression au cours de leur vie. Les consommations d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs sont plus importantes parmi les répondants qu’en population générale.
De même, la prévalence de tentative de suicide au cours de la vie est plus importante (19 %). Même si, depuis deux décennies, le sentiment d’acceptation de l’orientation sexuelle des répondants par leur entourage s’est accru, il n’en reste pas moins que près d’un tiers ont été victimes d’actes homophobes dans l’année.
La moitié des répondants a consommé au moins une substance psycho-active au cours des 12 derniers mois. Il s’agit principalement de consommation de poppers (37 %) et de cannabis (28 %). Depuis 1997, la plupart des consommations ont augmenté. Les niveaux de consommation de substances psycho-actives des répondants sont plus élevés qu’en population générale.
L’ensemble de ces résultats conduisent à formuler des recommandations en termes d’actions de prévention, mais aussi des axes de recherches connexes et complémentaires à l’EPG.


The Gay Press survey 2004

While an increase in the number of sexually transmitted infections (STIs), as well as in the number of discovery of seropositive statuses in male who have sex with male (MSM) has been observed in 2004, the InVS, with the scientific and financial support of the National Agency for AIDS Research (Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales, ANRS) has renewed the Gay Press survey (enquête Presse Gay, EPG). For twenty years, this survey has aimed at monitoring preventive sexual behaviours, lifestyles and sociability among MSM, who are also readers of the gay press. This was performed through inclusion of questionnaires in the specialised press.
In all, 6 184 questionnaires filled by men through the community written press and Internet sites were analysed. Respondents’ main characteristics are a mean age of 35 years, a relatively high educational level and a favourable socioprofessional situation. Although a high proportion of respondents had a steady partner (66%), the ones who lived under the Civil Pact of Solidary (Pacte civil de solidarité, Pacs) represented only 17%.
A vast majority of them were screened for HIV in the course of their lives (86%), out of those, 13% reported their seropositive status, and 15 % were not quite sure of their seronegative status any longer.
The increase in sexual risk behaviours observed since 1997 is continuing, either with steady partners (57% in 1997 versus 69% in 2004) or casual partners (19 % en 1997 versus 33% in 2004). This rise is observed regardless of respondents’ HIV serologic status, and more specifically among those who report being HIV-positive. Few HIV-positive respondents have unprotected anal intercourse with exclusively HIV-positive partners (10%), whereas HIV-negative respondents report higher proportions of unprotected anal intercourse with other HIV-negative men (27%).
Some cases of psychic suffering have also been reported. Nearly half of respondents report having experienced one nervous breakdown in the course of their lives. Consumption of anxiolytic or antidepressant drugs is more important among respondents than in the general population. Similarly, the prevalence of suicide attempts is more important during their lives (19%). Even if respondents feel that their sexual orientation has increasingly been accepted around them over the last two decades, the fact remains that nearly one third of them faced homophobic actions during the year.
Half of respondents consumed at least one psychoactive substance in the last 12 months, namely poppers (37%) and cannabis (28%). Since 1997, consumption of most psychoactive substances has increased, while the levels consumed by respondents are higher than in the general population.
All those results highlight the necessity for developing guidelines in terms of prevention actions and also related and complementary research interventions to EPG.

 

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 21 juin 2007
Mise à jour le 22 juin 2007

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