Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine

Agglomération de Pau
Impact à court et long terme


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L'évaluation de l'impact sanitaire (EIS) de la pollution atmosphérique sur l'agglomération de Pau s'inscrit dans la continuité des orientations du Plan régional pour la qualité de l'air de la région Aquitaine, qui fixe les orientations visan à prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique.

Cette étude repose sur les quatre étapes de la démarche d'EIS de la pollution atmosphérique définies par l’InVS. L'impact sanitaire à court terme de la pollution atmosphérique a été calculé en termes de morbidité (admissions hospitalières) et de mortalité anticipée. La zone d'étude était constituée de 29 communes où l'exposition de la population à la pollution atmosphérique pouvait être considérée comme homogène, soit un total d’environ 150 000 habitants. Les indicateurs de pollution retenus sont construits pour trois polluants mesurés en routine sur la zone : NO2, O3 et PM10.

Le nombre total de décès anticipés attribuables à la pollution atmosphérique sur l'année 2001 s'élève à 17 décès dont 9 suite à une pathologie cardio-vasculaire et 2 suite à une pathologie respiratoire. Concernant la morbidité, 20 admissions pour causes cardio-vasculaires étaient attribuables à la pollution en 2002, 11 pour motifs cardiaques et 7 pour motifs respiratoires chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Le calcul des gains sanitaires associé à différents scénarios de réduction de la pollution atmosphérique montre que les scénarios les plus efficaces sont ceux qui correspondent à des diminutions de 25 % de la moyenne annuelle du polluant considéré. Concernant les gains sanitaires à long terme, le respect de la norme européenne prévue en 2010 devrait permettre d'éviter 12 décès par an.

Cette étude montre que, même si les risques relatifs associés à la pollution atmosphérique sont faibles, le nombre important de personnes exposées aboutit à un impact collectif non négligeable. Elle montre également que les effets sanitaires apparaissent déjà à des niveaux de pollution bien inférieurs à ceux pour lesquels les mesures sont prises actuellement et que les actions les plus efficaces seraient donc celles qui associeraient une réduction des émissions à la source de façon quotidienne à une diminution importante du nombre de pics annuels de pollution.


A health impact assessment of air pollution based on the InVS guidelines has been conducted in Pau according to the regional Plan for the quality of air in the region of Aquitaine. Short-term effects of pollutants on morbidity (hospital admissions in 2002) and mortality (deaths in 2001) have been estimated. Long-term effect on mortality was also assessed.

This study is based on the four standardised steps of health risk assessment. It has been carried out in twenty-nine cities homogeneously exposed, belonging to Pau agglomeration, i.e. a study population of about 150,000 inhabitants.

Atmospheric pollution indicators analysed are ozone, nitrogen dioxide, and particles having diameter below 10 µm. Short-term impact of atmospheric pollution has been estimated in term of mortality (total, cardiovascular and respiratory mortality) and on hospital intakes (for respiratory, cardiovascular and cardiac reasons) attributable to air pollution. Long term impact was also assessed by the number of deaths due to atmospheric pollution.

In 2001, the atmospheric pollution has directly been responsible in the studied area for 17 anticipated deaths, including 7 for cardiovascular reason and 2 for respiratory reason. Concerning morbidity, it generated 20 hospital admissions for cardiovascular reason in 2002, 11 for cardiac reason, and 7 for respiratory reason among elderly people. Regarding long-term health gains, an annually decrease according to the European standards levels of 2010 could allow avoiding 12 deaths per year, and a decrease by 30% of the pollutants could allow avoiding 33 premature deaths per year.

This study shows that, even if the relative risks associated to air pollution are quite low, the number of attributable cases is non negligible since everyone is exposed to air pollution. It also shows that a policy of atmospheric pollution reduction only based on not exceeding the standard levels would not have the expected benefits on the public health point of view. To decrease at the source the every day and total pollutants emissions would be more efficient.

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 3 juillet 2006

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