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Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine Agglomérations de Nîmes
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L'évaluation de l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur l'agglomération de Nîmes, présentée dans ce rapport a été réalisée dans le cadre du Plan régional pour la qualité de l'air de la région Languedoc-Roussillon. L'étude a é té conduite pour l'unité urbaine de Nîmes et réalisée selon une méthode standardisée proposée par l'Institut de veille sanitaire. L'impact sanitaire de la pollution atmosphérique est estimé à partir de cinq années de mesure de la qualité de l'air atmosphérique, couplées aux données de mortalité de 1999 à 2001 et aux admissions hospitalières de 1999 à 2003. Les estimations obtenues, permettent d'évaluer l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine à court et long terme.
L'estimation de l'impact sanitaire à court terme de la pollution atmosphérique par rapport à un niveau théorique de faible pollution, montre que chaque année, la pollution atmosphérique est directement responsable sur l'unité urbaine de Nîmes, de 24 décès anticipés dont 9 pour un motif cardio-vasculaire et 3 pour une cause respiratoire. Les niveaux de pollution observés y sont également à l'origine chaque année de 43 admissions hospitalières pour motif cardiovasculaire, 9 pour motif cardiaque et 10 pour motif respiratoire chez les adultes de plus de 15 ans.
Le calcul des gains sanitaires associés à différentes stratégies de réduction de la pollution atmosphérique, montre que c'est une réduction de 25 % de la moyenne annuelle de la pollution de fond qui constitue la mesure de santé publique la plus efficace.
Les chiffres présentés dans cette étude fournissent un ordre de grandeur permettant d'illustrer les effets de la pollution atmosphérique sur la santé d'une population quand bien même les concentrations mesurées sont modérées ou même inférieures aux seuils réglementaires. Les estimations obtenues montrent que si les risques relatifs sont jugés "faibles" à l'échelle d'un individu, l'impact sur l'ensemble de la population est important du fait du grand nombre de personnes exposées.
The health impact of urban air pollution was assessed on the area of Nîmes (France). The survey was performed according to the program for air quality of Languedoc-Roussillon region. The method used follows a guideline proposed by the French national institute for public health surveillance (InVS).
Population exposure was estimated using daily concentration averages of pollutant emissions routinely collected by the local air pollution surveillance system. Short and long term effects were assessed based on mortality data from 1999 to 2001 and hospital admissions data from 1999 to 2003. Compared to a theoretical low level of pollution on the survey area, we estimate outdoor air pollution contribution to mortality and morbidity.
Annually, air pollution contributes to premature death of 24 residents of the survey area, including 9 deaths for cardiovascular disorders and 3 for respiratory disorders. Moreover, each year, air pollution causes an estimate of 43 hospitalisations for cardiovascular disorders, 9 for cardiac and 10 for respiratory diseases in adults.
According to various strategies to reduce air pollution effects, the most effective public health action was obtained by reducing annually the average of the outdoor air pollution for about 25%.
This survey is an attempt to assess the overall impact of urban air pollution on the population health of the Nîmes area, and to highlight the number of lives that could be saved by reducing the exposure of the population to these hazards. For policy-markers, health impact estimates provide an indication of the health gains that could be achieved by targeted actions aimed at reducing population exposure to atmospheric air pollution.
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