La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire depuis 1987. Le dispositif de surveillance a été renforcé en 1997 avec la publication d’une circulaire relative à la prévention et à la surveillance de la légionellose, accompagnée d’un guide d’investigation d’un ou plusieurs cas de légionellose. À l’occasion de la révision de ce guide d’investigation, l’InVS a souhaité réaliser une enquête nationale sur les pratiques des Ddass devant un cas isolé de légionellose. L’enquête menée est rétrospective. La population cible était constituée par l’ensemble des Ddass de métropole et d’outre-mer. Le champ de l’enquête couvrait les situations de cas isolés de légionellose (hors nosocomiale et thermale) notifiés au cours de l’année 2002. Cette enquête a permis d’obtenir 90 réponses (91% de participation). Parmi les Ddass répondantes, 78 (87 %) ont indiqué avoir reçu 718 notifications de cas de légionellose isolée et déclarée dans leur département en 2002, soit en moyenne 9,2 notifications de légionellose isolée non nosocomiale et non thermale. L’identification d’une source de contamination reste rare compte tenu du faible nombre de prélèvements cliniques et de prélèvements positifs au regard de la réglementation. En effet, les comparaisons entre souches cliniques et environnementales ne sont possibles que dans 5% des enquêtes à domicile contre plus de 10% lors des enquêtes dans les établissements recevant du public ou médico-sociaux. La part du financement des prélèvements d’eau au domicile par les Ddass représente 66 % (188 prélèvements) de l’ensemble des prélèvements financés. Compte tenu des résultats présentés et en tenant compte des limites quant à l’interprétation due aux faibles effectifs, il convient de rappeler de l’importance des prélèvements cliniques, préalable indispensable à toute comparaison avec les souches environnementales et de l’identification d’une source de contamination et des mesures de prévention en amont (entretien des réseaux, température de l’eau...). Les pratiques des Ddass face à un cas isolé de légionellose sont très hétérogènes et nécessitent, comme cela est d’ailleurs sollicité à travers cette enquête, une harmonisation des pratiques sur l’ensemble du territoire. En outre, avec l’augmentation du nombre de cas signalés et du nombre d’investigations réalisées, il convient de privilégier l’engagement des moyens humains pour investiguer les cas groupés et les épidémies communautaires. In France, the surveillance of Legionnaires’ disease (LD) was established in 1987 with a mandatory clinician based notification. The surveillance system was reinforced in 1997. In 2002, prior to updating the national recommendations for the management of a single LD case, a nation-wide survey was carried out among the Ddass in order to document their implementation procedures. This retrospective survey was conducted among all the Ddass from the metropolitan and overseas areas. Actions taken for all single LD cases reported in 2002 were studied, excluding cases potentially contracted during a stay in a hospital or a thermal centre. During the year 2002, ninety Ddass participated (response rate 91%) and of those, 78 Ddass received 718 notifications of single LD cases, with an average of 9.2 notifications per Ddass. The identification of a contamination source remained uncommon, as the number of clinical samples collected was low. Comparisons between clinical and environmental samples were achievable only in 5% of single LD cases for which samples were collected at their homes vs. 10% in single LD cases for which samples were collected in a public setting or a health care setting. The proportion of environmental samples collected in the homes that was financed by the Ddass represented 66% of all samples collected and financed (n=188 samples). Despite the limitations of this survey, these findings also emphasized the importance of clinical sample collection in order to allow comparisons with environmental samples and thus to detect a contamination source and the importance of prevention measures (water system maintenance, water temperature...). The wide variation in practices of the Ddass in terms of investigation of a single LD case underlined the need for standardized procedures. In addition, given the increasing numbers of reported LD cases and the increasing number of investigations, it is advisable to engage the human resources for the investigation of the clusters and the outbreaks. |
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