Labville
Réseau de surveillance nationale de la résistance aux antibiotiques à partir des laboratoires de ville


En France, près de 90 % de la consommation humaine d’antibiotiques est relative à des infections diagnostiquées et traitées en ville. Elle entraîne une pression de sélection qui favorise l’apparition et la dissémination de la résistance bactérienne aux antibiotiques.

Actuellement, la surveillance de la résistance aux antibiotiques repose sur de nombreux partenaires et réseaux de surveillance coordonnés par l’Institut de veille sanitaire (InVS). Ces réseaux sont majoritairement basés sur des laboratoires d’établissements de santé, publics ou privés. Pour compléter le dispositif, l’InVS a choisi de mettre en place un réseau de laboratoires d’analyses de biologie médicale (LABM) de ville, le réseau Labville.

Créé en 2000, le réseau Labville inclut 69 LABM tirés au sort pour être représentatifs de 5% de l’activité microbiologique privée nationale. Il a pour objectif de surveiller en continu et de façon pérenne la sensibilité aux antibiotiques des infections bactériennes les plus courantes en médecine de ville.

La surveillance de la résistance aux antibiotiques des infections bactériennes diagnostiquées en ville requiert la remontée d’un volume important de données fiables et exhaustives. Il est très vite apparu à travers l’expérience des réseaux déjà existants que la mise en place d’une procédure automatisée minimisant la charge de travail des biologistes participants était indispensable.

Une étude pilote, conduite de mars 2002 à mars 2003, a permis d’une part de tester la faisabilité technologique du projet et d’autre part de vérifier la pertinence des données issues des LABM et leur contribution à une meilleure estimation de la résistance aux antibiotiques en ville (Rapport de l’étude de faisabilité. Ed. InVS, 2004).

A l’issue de cette phase pilote, un cahier des charges a été défini et un prestataire informatique a été sélectionné par appel d’offre de marché public. La solution technique retenue par l’InVS est basée sur la reconnaissance informatique des impressions de résultats d’analyses médicales. Pour sécuriser le transfert des données par voie électronique, les LABM sont équipés d’un boitier informatique propriétaire et d’une connexion Internet. Cette solution fait abstraction de la diversité des systèmes d’information et de leur incompatibilité, et réduit au maximum la charge de travail du biologiste participant. Le réseau Labville fait à ce titre office de plateforme de test pour le développement futur par l’InVS d’autres réseaux de surveillance électronique.

Depuis le second semestre de l’année 2005, l’équipement informatique des laboratoires est en cours. L’exploitation des données du réseau Labville se fera sous l’égide d’un comité de pilotage associant des représentants de l’InVS, des laboratoires membres du réseau, des syndicats de biologistes de ville et quelques experts microbiologistes. Les premiers résultats exploitables sont attendus pour 2007.

Au-delà d’une communication scientifique, la lettre d’information Labville a pour objet de renforcer le lien entre l’équipe du projet Labville et les biologistes référents du réseau.


Documents en téléchargement :

Lettre d’information n° 1 - Avril 2006 (pdf 613 Ko)

Lettre d’information n° 2 - décembre 2007 (pdf 120 Ko)

Étude de faisabilité 2002. Réseau Labville pour le développement d'un système électronique de surveillance nationale de la résistance aux antibiotiques. Rapport InVS, octobre 2004.

 

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 21 juin 2006
Mise à jour
le 13 mars 2008

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