Évaluation de l’impact a priori de nouvelles stratégies vaccinales

Exemples de la vaccination contre la varicelle des adolescents et contre la coqueluche des jeunes adultes


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Pour aider les autorités sanitaires à établir des recommandations concernant de nouveaux vaccins contre la varicelle et la coqueluche, l’Institut de veille sanitaire a estimé, selon différents scénarios, l’impact de ces vaccinations chez les adolescents ou les jeunes adultes.

Varicelle
Deux cohortes de sujets de 11 et 18 ans ont été suivies fictivement jusqu’à 80 ans et les nombres d’événements de santé évités par la vaccination calculés. Les trois stratégies étudiées étaient la vaccination de tous les sujets, de ceux sans antécédent de varicelle connu, de ceux sans antécédent connu et séronégatifs pour la varicelle. Cette dernière stratégie s’est avérée la plus efficace en coût/efficacité. Cependant, elle éviterait au mieux chaque année entre un et deux tiers des évènements attendus, soit moins de 7 décès et 385 hospitalisations, à condition qu’un rattrapage initial de toute la population adulte soit entrepris.

Coqueluche
Les données du réseau de surveillance Renacoq ont permis d’estimer le nombre de cas de coqueluche survenant chaque année chez les enfants de moins de 5 mois, évitables par la vaccination de leur entourage. Les deux stratégies étudiées ont été la vaccination de tous les sujets de 25 ans avec le vaccin combiné diphtérie-tétanos-polio-coqueluche et la vaccination de la cellule familiale à l’occasion d’une grossesse. Pour une couverture de 100 %, la vaccination des adultes de 25 ans éviterait en moyenne, chaque année, 76 à 148 hospitalisations et 1,3 à 2,6 décès. La vaccination familiale en éviterait le double. La meilleure couverture vaccinale attendue pour la stratégie de vaccination familiale la rendrait encore plus intéressante en comparaison avec la stratégie de rappel à 25 ans (réduction des décès de 24 à 47 % avec une couverture de 80 % pour la vaccination familiale versus 6 à 12 % avec une couverture de 40 % pour la vaccination à 25 ans).


To contribute to the decision making process regarding the immunization policy on chiken-pox and pertussis in France, InVS have assessed the impact of immunising the adolescent or young adult population with these newly available vaccines.

Chicken-pox
We developped a model that followed up two hypothetical cohorts of 11 and 18 year olds until the age of 80 years and estimated the number of health events avoided by the chicken-pox vaccination. The 3 scenarios evaluated were the immunisation of the whole cohort, of those with no clinical history of chicken-pox and of those with no clinical history of chicken-pox and seronegative. This latter strategy appeared as the more effective and cost/effective. However, it would avoid, at the most, between one and two third of the expected health events, i.e. less than 7 deaths and 385 hospitalisations per year if an initial catch-up was carried out.

Pertussis
From the Renacoq surveillance system data, we calculated the number of cases for the under-5 months children preventable by vaccinating their close environment. The 2 scenarios evaluated were a routine booster at 25 years of age and the immunisation of the family during or after a pregnancy (cocoon strategy). For a 100 % vaccine coverage, a booster at 25 years old would avoid on average 76 to 148 hospitalisations and 1.3 to 2.6 deaths per year. The impact of the cocoon family would be twofold. The higher expected vaccination coverage for the cocoon strategy in comparison with the booster strategy would make the former even more interesting (24 to 47 % reduction of deaths with a 80% coverage for the cocoon strategy vs. 6 to 12 % with a 40 % coverage for the booster strategy at 25 years old).

 

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 13 juillet
2005
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