Surveillance nationale des maladies infectieuses, 2001-2003
Les infections à Campylobacter en France, 2002-2003
Sources
: |
Centre national de référence et laboratoires correspondants |
Synthèse
réalisée par : |
Anne Gallay (1), Valérie Prouzet-Mauléon
(2), Francis Mégraud (2)
(1) Institut de veille sanitaire
(2) Centre national de référence
des Campylobacters et Hélicobacters, Laboratoire de bactériologie,
CHU Pellegrin, Bordeaux
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Courriel : |
a.gallay@invs.sante.fr ; francis.megraud@chu-bordeaux.fr |
Mots
clés : |
Campylobacter, épidémiologie, résistance aux
antibiotiques, infection à Campylobacter |
Les
points essentiels : |
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La naissance d’un réseau
de surveillance des infections à Campylobacter communautaires
:
3 532 souches analysées entre 2001 et 2003.
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Le taux d’isolement des souches
très largement sous-estimé, ne représente
qu’une faible partie des infections à Campylobacter
confirmées microbiologiquement :
- en 2003 : 3,4 / 100 000 personnes année
- élevé (14,3 / 100 000) chez les enfants âgés
de moins de 5 ans par rapport aux autres tranches d’âge.
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| • |
L’espèce C. jejuni est majoritaire : C. jejuni
représente 76 % des souches, C. coli 17 % et C. fetus
5 % (dont 63 % ont été isolées dans le
sang). |
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La résistance aux antibiotiques est stable avec une
résistance à l’ampicilline (41 %) et aux
quinolones (28,5 %) qui reste élevée. |
| • |
Afin d’améliorer la surveillance
des infections à Campylobacter, il est recommandé que
:
- lors d’une prescription de coproculture devant une
diarrhée présumée infectieuse, le praticien
précise systématiquement « coproculture
standard avec recherche de Campylobacter »,
- les laboratoires d’analyse de biologie médicale
recherchent Campylobacter systématiquement dans les
selles et participent au système de surveillance en
envoyant leurs isolements au CNR.
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