Réseau d’Alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (Raisin)

Surveillance des infections du site opératoire en France en 2001, 2002 et 2003 - Résultats


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Depuis une décennie, la surveillance des infections du site opératoire (ISO) s’est affirmée comme l’un des outils d’évaluation de la qualité des soins hospitaliers, en particulier pour les patients à faible risque. Depuis le début des années 90, les cinq centres de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (CClin) ont mis en place des réseaux interrégionaux de surveillance des infections du site opératoire (ISO) faisant appel à des services de chirurgie volontaires. Des méthodes de surveillance communes aux cinq CClin ont été définies en 1999 et ces réseaux sont depuis 2001 coordonnés au sein du Réseau d'Alerte, d'Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales (Raisin). La coordination du réseau national ISO-Raisin est confiée au CClin Paris-Nord.

Chaque année, les services participant conduisent une enquête d'incidence pendant trois mois en incluant jusqu’à 200 patients consécutifs, qui sont suivis jusqu'à 30 jours après l’intervention chirurgicale. Les facteurs de risque individuels du patient (classe de contamination, score ASA) et les caractéristiques de l'intervention (type, durée, degré d’urgence, chirurgie endoscopique, durée de séjour préopératoire) sont documentés au moment de l'intervention. Chaque service dispose d’un programme pour calculer ses taux d’infection et les comparer aux données agrégées du réseau.

En 2003, 107 576 interventions ont été inclues ; 1 616 (1,5%) ont été suivies d'une ISO, dont 76% dans les deux premières semaines. Parmi ces infections, 40,3% étaient des infections profondes de l'incision ou des infections de l'organe, site ou espace opéré. L'incidence des ISO variait en fonction du risque infectieux de l'intervention (mesuré par le score NNIS), de 0,86% pour les interventions classées NNIS-0 à 14,21% pour les interventions classées NNIS-3. L’incidence des ISO était de 0,62% pour les interventions classées NNIS-0 chez des patients sans aucun facteur de risque. La durée médiane de suivi des patients était de 29 jours, témoin d’une bonne qualité des données.

Les deux rapports disponibles fournissent des taux d’infection par type de procédure et catégorie de risque des patients, actualisées pour les années 2001 à 2003. Ces données de surveillance, recueillies sur un large échantillon d’établissements de santé français, servent de référence pour évaluer et guider les actions de prévention des services de chirurgie. Elles contribuent aussi à l’évaluation de l’importance de ce problème et à l'orientation de la politique nationale de lutte contre ces infections.


Over the last decade, surveillance of surgical site infections (SSI) has been considered as one of the tools for evaluating hospital quality of care, especially for low-risk patients. Since the beginning of the 90’s, five regional infection control coordinating centres (CClin) have implemented SSI surveillance networks with volunteer surgical wards throughout France. Surveillance methods were standardized in 1999 and networks now are coordinated through the Nosocomial Infection Alert, Investigation and Surveillance Network (Raisin). Coordination of the national network for SSI surveillance (ISO-Raisin) is delegated to CClin Paris-Nord.

Each year, participating wards conduct a 3-month incidence study including up to 200 consecutive patients who are traced for SSI occurrence during 30 days following surgery. At the time of operation, patient’s risk factors are collected including wound class, ASA score, duration and type of procedure, emergency/elective, endoscope, and preoperative hospital stay. Each ward is given a program to compare local data to the overall data network.

In 2003, of 107,576 surgery patients surveyed, 1,616 (1.5%) developed SSI, of which 76% within the first two weeks. Of them, 40.3% were deep or organ-site infections. The SSI incidence increased with the NNIS risk index (from 0.86% in NNIS-0 to 14.21% in NNIS 3). The SSI incidence was 0.62% in NNIS-0 patients with no other risk factors. The median follow-up after surgery was 29 days, demonstrating the quality of the data surveyed.

The two reports available include infection rates adjusted for case-mix according to type of surgical procedures, updated for years 2001 to 2003. These surveillance data, collected from a large sample of French hospitals, are a reference for evaluating and guiding prevention measures in surgical wards. They also contribute to the evaluation of the magnitude of the problem and the definition of national prevention plans.

 

 

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Mise en ligne le 24 octobre
2005
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