Introduction
Un nouveau système de surveillance des cas d’intoxication au CO,
mis en œuvre par voie de circulaire, est expérimenté dans
les régions Pays-de-la-Loire et Aquitaine depuis le 1er janvier 2004.
Ce système repose sur un dispositif de déclaration des cas d’intoxications
au niveau des Ddass. A la suite d’un signalement, des enquêtes environnementales
et médicales sont mises en œuvre pour décrire les cas et identifier
l’origine de l’intoxication. Les objectifs de l’étude
sont d’évaluer les qualités fonctionnelles et les performances
du système ainsi que les outils développés, afin de faire
des recommandations quant à l’élargissement
du système au niveau national au 1er janvier 2005.
Méthode
La méthode utilisée est basée sur les modèles d’évaluation
des systèmes de surveillance des CDC et de l’OMS. Des indicateurs
quantitatifs ont été construits à partir des données
recueillies par le système. Une enquête a été réalisée
auprès des services qui réceptionnent les déclarations
et qui conduisent les enquêtes (Ddass : 10 services santé-environnement
et 10 Misp, 10 SCHS) et des 2 Drass chargées de suivre la mise en place
du système. Cette enquête a été complétée
par une réunion de synthèse avec les différents partenaires.
Résultats - Discussion
Cette évaluation survenant après quelques mois seulement de fonctionnement
ne renseigne que sur une partie du dispositif. Le grand nombre de personnes
susceptibles d’intervenir dans la lutte contre les intoxications oxycarbonées
au niveau régional complexifie le fonctionnement : les groupes de travail
régionaux n’apparaissent pas être l’échelon
opérationnel pour le déploiement du système. Le grand
nombre de déclarants identifiés peut poser des problèmes
de dispersion des moyens pour la mobilisation de ces différents acteurs.
Le dispositif semble acceptable malgré la charge de travail que représente
l’ensemble des enquêtes et notamment les visites à domicile
; cependant, le problème des sous-effectifs est souvent mis en avant.
Le dispositif est réactif en terme d’alerte et d’enquête
de terrain : la grande majorité des alertes est donnée le jour
même ou le lendemain, la moitié des affaires font l’objet
d’une visite des lieux dans un délai d’un jour après
la date d’alerte. Dans l’ensemble, les formulaires sont simples à utiliser
et acceptables en terme de temps de travail et de compétences techniques
requises, mis à part le formulaire qui concerne l’enquête
environnementale : la limite des compétences requises, les risques encourus
lors des enquêtes, et l’engagement de la responsabilité des
agents sont évoqués. L’application informatique a été évaluée
comme étant simple et fonctionnelle.
Conclusion
Quelques recommandations peuvent être formulées : entre autres,
donner plus de latitude aux régions dans l’organisation du système
de surveillance (privilégier les réunions départementales,
mettre en place des sous-groupes de travail spécifiques), organiser
des formations techniques pour homogénéiser les compétences
des agents.
Pour en savoir plus :
Dossier "Intoxications
au monoxyde de carbone (CO)"
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