Morbidité et mortalité dues aux maladies infectieuses d’origine alimentaire en France

Institut de veille sanitaire


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Afin de préciser la nature et l’importance des pathologies infectieuses liées à l’alimentation en France et d’orienter les priorités en termes de mesures de prévention et de contrôle de ces maladies, une étude de la morbidité et de la mortalité liées aux agents infectieux, transmis par l’alimentation, en France métropolitaine, a été réalisée pour les années 1990.

Le nombre de cas d’infections, de cas hospitalisés et de cas décédés a été estimé pour 23 agents (13 bactéries, 2 virus, 8 parasites) à partir des différentes sources de données disponibles recensées. Pour chaque agent pathogène étudié, plusieurs estimations ponctuelles ont été obtenues par une méthode adaptée à la nature des données de chaque source et au pathogène étudié. Les estimations considérées comme les plus plausibles, sur la base de la connaissance du fonctionnement et du contenu des différentes sources de données, de la confrontation avec des données étrangères et après avis d’experts ont été retenues et présentées sous forme d’un « intervalle plausible » avec des estimations basses et hautes.

Les agents infectieux étudiés sont estimés être à l’origine de 238 836 à 269 085 cas d’infections d’origine alimentaire dont 51 269 à 81 927 dues à des bactéries, principalement Salmonella et Campylobacter, 70 600 à des virus, principalement les Norovirus et 116 517 à 116 558 à des parasites, notamment Toxoplasma gondii et Taenia saginata.

Le nombre total annuel de cas hospitalisés a été estimé entre 10 188 et 17 771. Les salmonelloses en sont la première cause (5 691 à 10 202 cas), suivies par les infections à Campylobacter (2 598 à 3 516 cas) et la listériose (304 cas). La toxoplasmose apparaît comme la principale cause d’hospitalisation (426 cas) parmi les infections parasitaires étudiées.

L’estimation du nombre annuel total de décès se situe entre 228 et 691. Les infections bactériennes sont responsables de la majorité (84 % à 94 %) de ces décès avec une estimation de 191 à 652 décès annuels dont 92 à 535 attribuables aux salmonelloses, première cause de décès et 78 à la listériose, deuxième cause de décès.

Les estimations basées sur des données non collectées dans ce but comportent une marge d’incertitude plus ou moins importante. Il a cependant été possible, de proposer des estimations plausibles pour la plupart des infections étudiées et de hiérarchiser leur poids, en santé publique. Cette étude a également permis d’identifier les besoins de connaissance pour certaines infections pour lesquelles les informations disponibles étaient insuffisantes, comme les infections à Campylobacter, à Yersinia et à Norovirus et de proposer des recommandations pour améliorer leur connaissance.


To better quantify the impact of food-borne diseases on health, and to set priorities for data collection, prevention and control of these diseases, we compiled and analysed information from multiple surveillance systems and other sources of information on the morbidity and mortality due to food-borne infectious diseases in mainland France in the last decade of the twentieth century.

Illness due to 23 pathogens (13 bacteria, 2 viruses and 8 parasites) were studied. The number of food-borne infections, hospitalisations and deaths, were estimated from multiple different available data sources. For each agent and illness, several estimates were derived from the different data sources using a method adapted to the nature of the available data and to the pathogen and illness under study. Estimates were ranked according to their plausibility, based on an assessment of the characteristics of the data source, comparison with foreign estimates and expert opinion. The most plausible estimates are presented as a « plausible interval » consisting of a low and high estimate.

We estimate that the pathogens under study cause approximately 238 836 à 269 085 food-borne infections among which 51 269 à 81 927 are caused by bacterial pathogens, principally Salmonella and Campylobacter, 70 600 by viruses, principally Norovirus and 116 517 to 116 558 by parasites, principally Toxoplasma gondii and Taenia saginata.

The total number of hospitalised cases is estimated between 10 188 and 17 771. Salmonellosis is the most frequent cause (5 691 à 10 202 cases) , followed by Campylobacter infections (2 598 à 3 516 cases) and Listeriosis (304 cases). Toxoplasmosis accounts for the majority of hospitalisations (426 cases) attributable to the studied parasitic infections.

The number of deaths related to food-borne infection was estimated between 228 and 691. Bacterial pathogens account for the majority (191 to 652) of these deaths of which 92 to 535 are attributable to salmonellosis, ranking as the first cause of death, and 78 to listeriosis, ranking as the second cause of death.

The above estimates have been obtained from data sources that were not necessarily designed for this purpose and therefore the margin of incertitude can be substantial for some pathogens. Nevertheless, it has been possible to derive plausible estimates for the majority of the studied infections, and to rank them according to their impact on public health. This study also identified the need for more accurate surveillance data on certain infections, such as those caused by Yersinia, Campylobacter and Norovirus.

 

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 10 mai 2004

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