Les facteurs de risques de leptospirose en France métropolitaine

Une étude cas-témoin, juillet 1999-février 2000

Institut de veille sanitaire - Département des maladies infectieuses


Télécharger le rapport au format Acrobat Reader ( pdf 3251Ko )

Télécharger la couverture en couleurs du rapport ( pdf 357Ko )



Introduction
En France, la vaccination contre la leptospirose, limitée au sérogroupe ictérohaemorrhagiae, est recommandée pour les professions considérées à risque vis à vis de cette infection. En 2000, le Centre national de référence (CNR) des leptospires rapporte une incidence pour la leptospirose de 0.44 pour 100 000 habitants, une des plus élevée d'Europe occidentale. Le but de cette étude était d'identifier les facteurs de risque de la leptospirose en France pour améliorer les recommandations de vaccination et de prévention des facteurs de risque actuels.

Méthodes
Une étude cas-témoins appariés a été mise en place. Les cas étaient les personnes, notifiées par le CNR, qui avaient été hospitalisées en France entre le 1er juillet 1999 et le 15 février 2000 avec fièvre (³39°C), myalgies et un diagnostic biologique de leptospirose (par culture, sérologie ou PCR). Deux témoins par cas ont été appariés sur le sexe, le groupe d'âge, hôpital, la date d'hospitalisation (±30 jours), et les antécédents d'hospitalisation. Un questionnaire standardisé concernant les facteurs de risques pendant les trois semaines précédant l'hospitalisation a été administré par téléphone à tous les sujets par les médecins de l'Institut de médecine agricole (INMA).

Résultats
Le questionnaire a été rempli pour 97 cas parmi les 102 cas éligibles identifiés par le CNR. L'analyse a été effectuée pour 90 cas et 169 témoins.
Un model de régression logistique conditionnel a montré que les lésions cutanées (OR 7,0; 95%CI 2,7-17,6), la pratique du canoé-kayak (OR 15,5; 95%CI 1,6-147,0) et le contact avec des rongeurs sauvages (OR 4,9; 95%CI 1,4-16,2) était associé de façon indépendante avec une leptospirose.

Conclusion
Ces résultats montrent l'augmentation des activités de loisirs comme facteurs de risque de leptospirose et la nécessité de revoir la politique de prévention de la leptospirose en France.


Introduction
In France, vaccination against Leptospirosis icterohaemorrhagiae is recommended for those professions considered at risk of infection. In 2000, the National Reference Centre (NCR) recorded an incidence of leptospirosis of 0.44/100,000, one of the highest in Western Europe. The aim of this study was to identify the risk factors for leptospirosis in France to improve recommendations for vaccination and prevention to current risk factors.

Methods
A matched case-control study was conducted. The cases were those individuals, notified to the NCR, who had been hospitalised in France between the 1st July 1999 and the 15th February 2000 with fever (³39°C), myalgia and a laboratory diagnosis of leptospirosis (culture, serology or PCR). Two controls per case were matched on sex, age group, hospital, date of hospitalisation (±30 days), and history of previous hospitalisation. A standardised questionnaire regarding risk factors in the three weeks prior to hospitalisation was administered by telephone to all subjects by doctors at the Institut National de Médecine Agricole (INMA).

Results
A questionnaire was returned for 97 of the 102 eligible cases identified by the NCR. The analysis was conducted 90 cases and 169 controls. A conditional logistic regression model demonstrated that lesions (OR 7,0; 95%CI 2,7-17,6), canoeing (OR 15,5; 95%CI 1,6-147,0) and contact with wild rodents (OR 4,9; 95%CI 1,4-16,2) were independently associated with leptospirosis.

Conclusion
These results indicate the increasing importance of leisure activities as a risk factor for leptospirosis and the need to review the prevention policy for lepospirosis in France.

 

 

Télécharger Acrobat Reader

Page précédente

 


Institut de veille sanitaire
Mise à jour le 6 février 2003

CONTACTS Contactez l'InVS