Cette étude montre une forte implication des laboratoires hospitaliers dans le diagnostic de la légionellose en Poitou-Charentes, tant du point de vue de l’utilisation des méthodes diagnostiques avec notamment l’utilisation croissante du test de détection de l’antigène soluble urinaire, que du point de vue du nombre d’examens effectués en 2001. Les laboratoires privés sont peu nombreux à disposer d’une méthode diagnostique, mais reçoivent aussi très peu de demandes, et il est difficile de savoir si c’est parce que ces laboratoires ne font pas le diagnostic qu’ils reçoivent peu de prescriptions, ou si c’est parce qu’ils reçoivent peu de prescriptions qu’ils sont peu nombreux à effectuer le diagnostic. Bien que l’origine des demandes de recherche de légionelles (médecins hospitaliers ou médecins libéraux) n’était pas précisée dans le questionnaire d’enquête, la proportion d’examens réalisés dans les laboratoires publics et dans les laboratoires privés laisse suggérer que les demandes proviennent essentiellement des médecins hospitaliers, en particulier plus fortement sensibilisés par le problème des légionelloses nosocomiales. Si la gravité de la maladie entraîne le plus souvent une hospitalisation du patient, la plus grande disponibilité des différentes techniques diagnostiques dans les hôpitaux de la région comparativement aux laboratoires de ville amène probablement à diagnostiquer plus facilement les formes sévères, qui sont donc mieux diagnostiquées que les formes communautaires bénignes. Le faible nombre d’examens positifs parmi les
examens effectués dans les laboratoires hospitaliers de la région,
en particulier pour la culture et l’immunofluorescence directe,
et l’absence de résultat positif parmi les examens effectués
par les laboratoires privés peuvent s’expliquer par les
différentes hypothèses suivantes : Il semble que si le développement des techniques diagnostiques de la légionellose doit se poursuivre en particulier dans les laboratoires privés, il paraît également nécessaire de sensibiliser dans le même temps les médecins libéraux au diagnostic de la légionellose. Le test de détection de l’antigène soluble urinaire qui fait partie des critères de déclaration est un examen simple et rapide à utiliser, mais il ne doit pas faire oublier d’autres techniques comme la culture, qui seule permet d’isoler la souche, et de la comparer avec des souches environnementales. |
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