Depuis plusieurs années, les dioxines, polluants ubiquitaires très stables que l’on retrouve dans la chaîne alimentaire, font l’objet d’une attention soutenue des acteurs impliqués dans la gestion des déchets, de la population, et des scientifiques. En effet, le traitement des déchets par l’incinération suscite encore de nombreuses craintes de la part du public au vu d’émissions importantes de polluants, notamment de dioxines, émises par certaines installations qui ont dû être récemment fermées ou remises aux normes. Début 2003, Le parc d’incinérateurs ne comporte plus que 123 installations contre environ 300 en 1998 et leurs émissions de dioxines ont été fortement réduites. Pourtant des études sanitaires sont nécessaires en raison de la permanence des dioxines dans l’environnement. L’Institut de veille sanitaire et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments ont réuni un groupe d’experts pour mieux connaître l’exposition aux dioxines des personnes résidant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) ainsi que les déterminants de cette exposition, notamment la consommation de produits locaux. Ce rapport rassemble les données existantes nécessaires à la
rédaction d’un protocole d’étude. Il comprend
quatre parties portant respectivement sur : Cette étude apportera les premières données françaises d’imprégnation sérique aux dioxines et PCB. Elle permettra également d’établir si tout ou partie des populations résidant autour des UIOM sont plus exposées ou non aux dioxines et si c’est le cas, pourquoi. For several years, dioxins, very stable and ubiquitous pollutants that can be found in the food chain, have drawn continuous attention from actors implicated in waste management, from the general population and from scientists. Indeed, waste incineration is still a cause for concern for the general public in light of the significant emission of pollutants, specifically dioxins, emitted by certain waste incinerators that were recently shut down or brought up to standards. Between 1998 and 2003, the total number of incinerators in France decreased from 300 to 123, and their dioxin emissions were significantly reduced. Public health studies are nevertheless necessary because of the continued presence of dioxins in the environment. The Institut de veille sanitaire (National Institute of Public Health
Surveillance) and the Agence française de sécurité sanitaire
des aliments (French Food Safety Agency) convened a group of experts
to better understand the dioxin exposure of people residing in close
proximity to municipal solid waste incinerators (MSWIs) as well as the
determinants of this exposure, specifically the consumption of local
products. This report gathers the existing data necessary for the production
of a study protocol. It contains four parts dealing respectively with: This study will be the first one to use French data on serum concentrations of dioxins and PCBs. It will also determine whether all or part of populations residing around MSWIs are more exposed or not to dioxins, and if so, why. |
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