AIDE-MÉMOIRE

La méningite à méningocoques

11 janvier 2002

 

La méningite à méningocoque est une infection grave (causée par la bactérie Neisseria meningitidis) qui provoque une inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. La méningite à méningocoques est rare en France mais sa gravité réside dans le pronostic fatal (10% des cas). Elle touche essentiellement les enfants et les adolescents et survient, en général, du début de l’hiver au printemps. Il existe trois sérogroupes principaux de la bactérie : A, B (le plus fréquent en France) et C. D’autres sérogroupes (plus rares) ont également été identifiés comme étant pathogènes (W135, X, Y, Z…).

  • Epidémiologie

L’incidence des infections à méningocoques en France se situe autour de 1 cas pour 100 000 habitants. En 2001, 670 cas ont été notifiés (données provisoires). Les 2 sérogroupes les plus souvent retrouvés étaient le B pour 54% des cas et le C, pour 35%.

  • Mode de transmission

L’infection à méningocoque se transmet par le biais des secrétions rhinopharyngées (toux, postillons, …), par contact direct (avec les gouttelettes émises par les voies respiratoires des personnes infectées).
La période d’incubation varie de 2 à 10 jours (moyenne de 3-4 jours).

  • Symptômes et diagnostic

Les principaux symptômes de la méningite sont :

  1. dans les formes classiques : fièvre, forts maux de tête, raideur au niveau de la nuque, nausées et vomissements ;
  2. dans les formes graves : taches nécrotiques ou purpuriques (" bleus " ne s’effaçant pas à la pression) s’étendant rapidement sur l’ensemble du corps.

Le diagnostic biologique repose sur l’isolement de la bactérie (Neisseria meningitidis) dans le sang et/ou dans le liquide céphalo-rachidien (présence d’un liquide purulent). Après avoir établi le diagnostic, il est important d’identifier le type de souche bactérienne (sérogroupe) responsable de l’infection afin de mettre en œuvre des mesures adaptées au niveau individuel ou collectif.

  • Traitement

Un traitement antibiotique adapté permet le plus souvent de guérir le malade s’il est mis en œuvre précocement.
Dans l’entourage du malade, un traitement antibiotique court à visée préventive sera proposé aux sujets vivant avec le malade ou ayant été en contact de manière intime et répétée avec cette personne dans les 10 jours précédant l’hospitalisation afin de prévenir la survenue de cas secondaires dans l’entourage d’un patient.

  • Prévention et vaccination

Les moyens de prévention reposent principalement sur le traitement précoce des malades et sur la prévention des cas secondaires. Des vaccins efficaces existent contre les sérogroupes A et C. Il n’existe pas de vaccin contre le sérogroupe B.

  • Surveillance

Les infections à méningocoques sont à déclaration obligatoire et doivent être signalées sans délai à la DDASS (y compris en cas de suspicions). Le signalement précoce permet de mettre en œuvre des mesures adaptées pour prévenir l’apparition de cas secondaires (entourage familial, collectivités…).

 

 

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Mise en ligne le 11 janvier 2002
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