Impact sanitaire des épidémies saisonnières et conditions météorologiques hivernalesPoint au 10 février 2009Point sur les épidémies saisonnières Après avoir connu un pic entre le 19 et 23 janvier, le Réseau Sentinelles estime que l’épidémie de grippe a touché 2,6 millions de personnes qui ont consulté leur médecin généraliste. On constate que la grippe est d’une intensité plus forte cette année que les 3 dernières années mais du même niveau que la saison 2004/2005.
L’épidémie de gastro-entérite, dont les complications peuvent toucher principalement les jeunes enfants et les personnes âgées, a connu un pic entre les 5 et 11 janvier après 10 semaines d’activité et connaît actuellement une décrue. Selon les estimations du Réseau Sentinelles 2,410 millions de personnes auraient consulté un médecin généraliste.
Situation froid et intempéries Le froid a un impact sur les personnes vulnérables, personnes âgées et/ou atteintes de pathologies chroniques avec un décalage dans le temps. La vague de froid de janvier est la plus importante depuis 1996-1997, mais elle est cependant d’une durée et d’une intensité moindre que celle de 1985. En hiver, les intoxications par le monoxyde de carbone (CO) sont des conséquences indirectes du froid et des intempéries. Plus de 70 % des épisodes d’intoxication au CO pendant cette période ont été associés à l’utilisation de groupes électrogènes (en lien probable avec les ruptures d’alimentation électrique). La vague de froid de ce début d’année, l’épidémie de grippe - plus sévère que celles de 2007 et 2008 -, les pathologies respiratoires infectieuses très présentes chez les personnes âgées, ont touché une part importante de la population. Ces différents facteurs peuvent entraîner une déstabilisation de l’état général chez les personnes les plus vulnérables, personnes âgées et/ou atteinte de pathologies chroniques. On constate ainsi depuis le début de l’année 2009 une augmentation de la mortalité par rapport aux trois années précédentes (de + 10 à 15 % selon les modèles utilisés).
A titre de comparaison, les taux de mortalité actuels sont comparables à ceux observés au cours de l’hiver 2004/2005 (hiver où les épidémies saisonnières et les pathologies infectieuses respiratoires ont été plus marquées par rapport à d’autres années). Par ailleurs, d’autres pays européens sont touchés par une telle augmentation, actuellement (Royaume-Uni, Danemark, Suède, Portugal). Pour rappel, il existe un système de surveillance quotidien de la mortalité. Coordonné par l’InVS en partenariat avec l’Insee, il repose sur l’exploitation des certificats de décès enregistrés par les mairies. Les données collectées sont anonymes et comportent certains indicateurs (âge, sexe, commune de décès et de résidence). A ce jour, 1042 communes participent à ce système de surveillance couvrant 70% de la mortalité totale en France. |
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