Communiqué de pressePoint sur la surveillance de l’épidémie de grippe A (H1N1) 2009 en France
Saint-Maurice, le 8 septembre 2009
L’Institut de veille sanitaire (InVS) est chargé de la surveillance et de l’observation permanente de l’état de santé de la population, de la veille et de l’alerte sanitaire. Pour accomplir cette mission, l’InVS s’appuie sur des réseaux de surveillance, réunis dans le « réseau national de santé publique », réseaux qu’il anime et avec lesquels il collabore étroitement. Chacun de ces réseaux recueille des données avec un angle différent. C’est la complémentarité des sources de données qui permet à l’InVS de former l’image la plus précise possible d’un phénomène sanitaire ou d’une épidémie, afin de mieux cibler les décisions publiques de prévention et de contrôle, et de donner une information valide et transparente. En ce qui concerne la grippe, au début de l’épidémie due au virus A (H1N1) 2009, l’InVS a procédé à un dénombrement individuel des cas, fondé sur des prélèvements biologiques. Du fait de l’augmentation du nombre de cas et comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé, la surveillance est désormais « populationnelle », c’est-à-dire fondée sur des raisonnements statistiques. Cette surveillance repose sur plusieurs réseaux :
Le premier objectif de la surveillance est de fournir des informations sur la dynamique de l’épidémie (croissance, franchissement du seuil épidémique, pic épidémique, décroissance…) qui permettent d’ajuster les mesures de prévention et de contrôle prévues dans le plan pandémie grippale, et en particulier les capacités du système de soin. Le second objectif de la surveillance est d’estimer le nombre de personnes touchées par la maladie. En France comme dans tous les autres pays, il s’agit de donner un « ordre de grandeur » qui est donc affecté d’une marge d’incertitude. Pour estimer le nombre de personnes touchées et évaluer ainsi l’impact de l’épidémie, l’InVS prend en compte les grippes cliniques, les IRA et la proportion de prélèvements positifs pour le virus A (H1N1) 2009 chez les patients. Ainsi, en semaine 35, le nombre de consultations pour grippe clinique par rapport aux années précédentes, toutes causes confondues, a été estimé à 30 000 et le nombre de consultations pour grippes cliniques causées par le virus pandémique à 5 000. Chaque mercredi, l’InVS fournit à la ministre de la Santé une synthèse de l’évolution des principaux indicateurs, qui est publiée dans son bulletin hebdomadaire.
Contacts presse : - Isabelle Trema (Invs) – 01 41 79 68 64 (i.trema@invs.sante.fr)
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