Communiqué de presse Canicule de l’été 2006 :
une surmortalité significative, mais inférieure à celle
attendue
Paris, le 3 mai 2007
Une surmortalité de 2 000 décès a été observée
suite à la canicule de l’été 2006 alors
qu'une surmortalité estimée à 6 400 décès
aurait du être observée, compte tenu des températures
enregistrées. C'est l’un des principaux résultats
d’une étude effectuée dans le cadre d’un
partenariat entre l’Institut national de la santé et de
la recherche médicale (Inserm, unité 754 et CépiDc),
l’Institut de veille sanitaire (InVS) et Météo
France, publiés sur les sites Internet de l’Inserm et
de l’InVS.
Pendant 18 jours, du 11 au 28 juillet 2006, une vague de chaleur a
touché une grande partie de la France métropolitaine.
Pour rappel, la canicule 2006 est l’une des vagues de chaleur
les plus sévères observées en France depuis les
années 1950, après la vague de 2003. En comparaison,
l’épisode de 2006 a été plus marqué dans
la durée mais moins intense et moins étendu sur le plan
géographique que la canicule de 2003.
Un modèle mathématique a été établi
sur la période 1975-2003. L’objectif était de mettre
en relation les fluctuations quotidiennes de la mortalité observée
en France et les variations de températures durant la période
estivale (de juin à septembre inclus). Ce modèle a permis
de fournir des prédictions quant au nombre de décès
attendu un jour donné et en fonction des températures
observées ce jour-là et les dix jours précédents.
Ce modèle, appliqué à la vague de chaleur de
l’été 2006 a permis d'estimer qu'une surmortalité d’environ
6 400 décès aurait du être observée compte
tenu des températures enregistrées. La surmortalité réellement
observée, bien qu'importante et estimée à 2000
décès en excès, a été nettement
moins importante que celle attendue. L’hypothèse d’une
réduction de la vulnérabilité de la population
aux vagues de chaleur estivales peut être émise à partir
des résultats publiés aujourd’hui. Une telle réduction
peut s’expliquer par une prise de conscience générale
des risques sanitaires liés aux chaleurs estivales extrêmes,
ainsi que par la mise en place de mesures de prévention, de
surveillance et d’alerte de ce type de phénomènes.
* Estimation
de la surmortalité observée et attendue
au cours de la vague de chaleur du mois de juillet 2006. Rapport (71
pages) disponible sur
les sites de l’Inserm (http://www.inserm.fr) de l’InVS
(http://www.invs.sante.fr).
Contacts presse :
- Laetitia Gouffé-Benadiba (InVS) –01 41 79 67 08 (l.benadiba@invs.sante.fr)
- Priscille Rivière (Inserm) –01 44 23 60 97 (priscille.riviere@tolbiac.inserm.fr)
- Julien Guillaume (Météo France) –01 45 56 71 32 (presse@meteo.fr)
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