Imprégnation par les dioxines et incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères.Dossier de presse. 30 novembre 2006A la suite de plusieurs crises sanitaires déclenchées par l’inquiétude des populations vivant au voisinage d’incinérateurs, l’InVS et l’Afssa ont publié en 2003 des rapports recommandant la réalisation de deux études épidémiologiques à l’échelle nationale. Ces études ont été réalisées et leurs premiers résultats ont été rendus publics aux Journées de veille sanitaire de l’InVS le 30 novembre 2006. L’étude « cancers » a mis en évidence un lien statistique (relation exposition/risque) entre le fait de résider sous le panache d’incinérateurs anciens et la survenue de plusieurs cancers (foie, lymphome non hodgkinien, sarcome des tissus mous, sein). Ce lien se traduit par des excès de risque significatifs, même s’ils sont faibles par rapport à beaucoup d’autres facteurs de risques des cancers (augmentation du risque de l’ordre de 5 à 10 % pour les personnes très exposées par rapport aux personnes les moins exposées). L’étude « imprégnation » montre que les taux de dioxine mesurés aujourd’hui dans le sang des personnes vivant au voisinage des incinérateurs ne sont pas plus élevés, statistiquement, que chez des personnes non exposées. On constate cependant que les agriculteurs consommateurs de produits animaux locaux (viande, laitages, œufs) vivant au voisinage d’incinérateurs anciens ayant beaucoup pollué ont un taux de dioxines plus élevé, statistiquement, que les personnes non exposées. Cette différence n’est pas retrouvée au voisinage des incinérateurs aux normes. Le lien statistique retrouvé dans l’étude « cancers » ne permet pas, à lui seul, d’établir une causalité entre les émissions polluantes des incinérateurs et le cancer, mais il vient à l’appui d’autres études qui vont dans le sens de cette hypothèse. Par ailleurs d’autres substances que les dioxines peuvent être impliquées : métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques, poussières. Enfin ce lien reflète une situation d’exposition ancienne (années 70et 80) très différente de la situation actuelle car les incinérateurs sont aujourd’hui mieux contrôlés et moins polluants. Les résultats de l’étude Imprégnation, qui reflètent une exposition plus récente (années 90 et 2000), illustrent cette amélioration. Le détail des études est disponible dans les documents suivants : Étude d’imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères. Synthèse des résultats. Novembre 2006 Incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères. Premiers résultats |
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