Communiqué de presse - 15 novembre 2006

La pollution atmosphérique entraîne un excès de risque d’être hospitalisé
pour une affection cardio-vasculaire, notamment chez les 65 ans et plus

 

La pollution atmosphérique peut être responsable d’un excès de risque d’hospitalisation pour causes cardio-vasculaires, notamment chez les personnes de 65 ans et plus, selon une étude* de l’Institut de veille sanitaire (InVS), publiée ce jour sur son site internet. Il s’agit de l’une des premières études françaises multicentriques qui se penche sur les liens entre la pollution de l’air et les hospitalisations, à partir de données recueillies en routine dans les hôpitaux (PMSI).

L’objectif de l’étude était d’analyser les liens à court terme entre la pollution atmosphérique décrite par quatre indicateurs (dioxyde d’azote, ozone, particules fines PM10 et PM2,5) et les admissions hospitalières pour causes respiratoires et cardio-vasculaires. L’étude a porté sur 8 agglomérations françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen et Toulouse). Selon les villes, la période étudiée variait de 31 à 71 mois entre 1998 et 2003, en fonction de la disponibilité des différentes données.

Les résultats établissent un lien significatif entre d’une part les niveaux de particules fines (PM10 et PM2,5) et de dioxyde d’azote, et d’autre part le nombre journalier d’hospitalisations pour causes cardio-vasculaires, en particulier chez les personnes de 65 ans et plus. Ce lien est encore plus élevé pour les hospitalisations pour cardiopathies ischémiques1. Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, les niveaux d’ozone sont également significativement associés à une augmentation du risque d’admission à l’hôpital pour causes respiratoires.

Cette étude montre que les niveaux ambiants de pollution atmosphérique rencontrés en routine dans les agglomérations françaises, bien que proches des objectifs de qualité légaux, sont significativement liés aux risques d’hospitalisation notamment pour causes cardio-vasculaires.

 

* Programme de surveillance air et santé (Psas). Relations à court terme entre les niveaux de pollution atmosphérique et les admissions à l’hôpital dans huit villes françaises. Rapport disponible sur le site de l’InVS : http://www.invs.sante.fr/publications/2006/psas
1 Les cardiopathies ischémiques correspondent à une ischémie (insuffisance d’oxygénation du muscle du cœur. Les formes les plus courantes sont l’angor (angine de poitrine) et l’infarctus du myocarde.

 

Contact presse  :
Laetitia Gouffé-Benadiba
01 41 79 67 08 (l.benadiba@invs.sante.fr)

 

 

Page précédente


Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 15 novembre 2006
Contacts Contactez l'InVS