Communiqué de presse - 14 juin 2006Il faut améliorer la prévention des chutes accidentelles de grande hauteur chez les enfants
L’Institut de veille sanitaire (InVS) rend publics les résultats de l’enquête sur les chutes accidentelles de grande hauteur survenues chez les moins de 15 ans - souvent appelées par simplification « défenestrations » -, qui s‘est déroulée en Ile-de-France de mai à septembre 2005*. Les résultats font état de 67 chutes, aux conséquences souvent graves : sept ont entraîné le décès de l’enfant (10 %), 8 ont été suivis de séquelles (12 %), dont 3 de séquelles graves. Ces accidents ont dans une très grande majorité concerné des
enfants de moins de 6 ans (72 %), et principalement des garçons
(72 % contre 28 % de filles). Plus de la moitié des familles
touchées par ces accidents (58 %) était d’origine extra
européenne. Dans 68 % des cas, l’enfant est tombé d’un ouvrant ne disposant pas de protection et dans 32 % des accidents, d’une ouverture disposant d’un dispositif de protection. Un meuble (lit, chaise, table ou jouet) était situé sous l’ouvrant ou a été déplacé par l’enfant dans 23 cas (55 %). Ces chiffres soulignent l’importance des campagnes de prévention à destination des familles comptant des enfants en bas âge (la majorité des chutes a concerné des enfants de 2, 3 et 4 ans) et notamment des familles d’origine extra-européenne****. Ils confirment également la nécessité de surveiller activement les jeunes enfants lorsqu’ils se trouvent dans des pièces disposant d’ouvrant. Cette surveillance devrait être exercée par des adultes, ou par des personnes informées du risque de chute. Enfin, ces résultats attirent l’attention sur l’efficacité limitée de nombreux dispositifs censés prévenir ces chutes. Ils doivent inciter à une révision de la réglementation portant sur les éléments matériels devant empêcher ces accidents.
* rapport disponible sur le site de l’InVS
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