2005 : sida, grande cause nationale

Les populations migrantes


Population de plus en plus visible dans l’épidémie de VIH/sida

Chez les migrants et en particulier chez les personnes originaires d’Afrique subsaharienne, le nombre de nouveaux cas de sida diagnostiqués chaque année a augmenté entre 1998 et 2003 de 46%, alors que dans le même temps, le nombre de cas diminuait de 41% chez les Français.

Cette augmentation est principalement liée à l’accroissement du flux migratoire en provenance de certains pays d’Afrique subsaharienne depuis 1999.

Ce constat fait en France vaut pour d’autres pays d’Europe de l’ouest.

En 2003/2004, une découverte de séropositivité VIH sur 3 concerne un migrant d’Afrique subsaharienne et en Ile de France, c’est même, une découverte sur 2. Il s’agit essentiellement de personnes contaminées par rapports hétérosexuels et notamment de femmes socialement vulnérables.


Population dont le dépistage est tardif, notamment chez les hommes

De façon un peu schématique, le retard au dépistage chez les migrants est soit le fait d’une immigration récente alors que la contamination est ancienne, soit le fait d’un vrai retard au dépistage chez des personnes présentes sur le territoire français depuis un certain nombre d’années et cette 2ème situation concerne essentiellement des hommes.

Le retard au dépistage accroît le risque de morbidité et mortalité, alors que la prise en charge doit se faire le plus tôt possible après la contamination. Jusqu’en 2003, avant les modifications d’attribution de l’Aide médicale d’Etat (AME), la prise en charge semblait se faire assez rapidement après la découverte de la séropositivité.


Pour en savoir plus
Epidémiologie du VIH/sida chez les migrants en France - Diapositives

 

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Institut de veille sanitaire
Mise en ligne le 6 septembre 2005
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