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L’exposition aux ultraviolets (UV), qu’ils soient d’origine naturelle
ou artificielle, augmente le risque de cancer cutané. C’est l’un des
résultats d’une expertise1, menée conjointement par l’Agence
française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE),
l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Agence française de sécurité sanitaire
des produits de santé (Afssaps), rendue publique aujourd’hui. Cette
expertise a été réalisée à la demande
des Ministères chargés de la santé et de l’environnement,
en avril 2004.
L’objectif de cette étude était de faire le point sur l’état
des connaissances concernant l’exposition et les risques sanitaires imputables à l’exposition
aux UV (tous types). Les auteurs ont analysé l’ensemble des travaux
disponibles sur ce sujet et rappellent que l’exposition aux UV (UVA et
UVB) est cancérigène pour l’homme. L’exposition solaire reste
la première cause environnementale des cancers cutanés dont
le mélanome. Le recours au bronzage artificiel augmente le risque
de développer un mélanome. Ce risque est encore plus grand
si l’exposition intervient dans la petite enfance, en particulier pour
les peaux claires.
Pour rappel, les cancers cutanés sont en constante augmentation
en France, avec environ 80 000 nouveaux cas diagnostiqués, chaque
année. Parmi les cancers cutanés, le mélanome est
le plus sévère. L’InVS estime entre 7000 et 8000 le nombre
de nouveaux cas de mélanome cutanés apparus en France cette
année. En 2000, le mélanome cutané a été responsable
de 1364 décès. Or, l’exposition solaire est maintenant
considérée comme une cause majeure de mélanome et
un facteur de risque étroitement associé dans la survenue
d’autres cancers cutanés (carcinome épidermoïde et
cancer basocellulaire).
Les auteurs indiquent que l’impact de l’exposition aux UV s’avère un problème de santé publique émergent, en particulier du fait d’un engouement toujours très vif pour les expositions solaires lors des périodes de loisirs, mais aussi de la croissance de la fréquentation des cabines de bronzage.
En raison des connaissances limitées du comportement de la population
française vis-à-vis de l’exposition solaire et de l’utilisation
de bancs artificiels de bronzage, les experts recommandent la mise en place
d’une coordination des actions dans ce domaine, par la création
d’un observatoire de l’exposition aux ultraviolets. Ceci vise à une
meilleure sensibilisation des populations à ce problème afin
de les inciter à limiter les expositions au soleil, voire à renoncer à l’utilisation
de bancs UV artificiels. De plus, les auteurs préconisent que les
messages publicitaires mettant en valeur l’exposition aux UV et les campagnes
de prévention fassent l’objet d’une évaluation.
1Rayonnements
ultraviolets. Etat des connaissances sur l’exposition et les risques sanitaires. Mai
2005 (144 pages + annexes). Rapport et synthèse
disponibles sur les sites de l’InVS (http://www.invs.sante.fr) et de l’AFSSE
(http://www.afsse.fr).
Contacts
presse
Laetitia Gouffé-Benadiba (InVS) : 01-41-79-67-08
Fabrice Coutureau (AFSSE) : 01-56-29-19-32
Magali Rodde (Afssaps) : 01-55-87-30-33
| Institut
de veille sanitaire Mise en ligne le 9 août 2005 |
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