|
![]() |
A la demande du ministère de la santé, l’Institut de veille sanitaire (InVS) lance, en collaboration avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), une vaste enquête(1) nationale sur l’imprégnation de la population française par les dioxines. L’objectif de cette étude d’envergure est de quantifier une éventuelle sur-imprégnation par les dioxines des populations vivant à proximité d’usines d’incinération d’ordures ménagères (UIOM).
Le site de l’UIOM de Bessières a été sélectionné car il répond aux critères d’inclusion pour l’étude (données disponibles concernant les émissions, milieu rural favorable à une autoconsommation de produits locaux…). L’enquête locale concerne environ 130 personnes réparties dans 3 communes (Bessières, La Magdelaine-sur-Tarn et Rabenstens). Les participants décriront leurs habitudes alimentaires et leur environnement lors d’un entretien. Au sein de leur commune, il leur sera également proposé un examen de santé (gratuit) incluant des prélèvements sanguins et urinaires afin de doser la présence éventuelle de dioxines et de métaux lourds dans l’organisme.
Dans le cadre du lancement prochain de cette enquête sur le site de Bessières, les foyers avec des personnes répondant à certains critères (âgées de 30 à 65 ans et résidant depuis plus de cinq ans dans les communes de Bessières ou de La Magdelaine-sur-Tarn) et qui n’ont pas été contactés par l’Institut de veille sanitaire sont invités à se faire connaître au plus vite en contactant, avant le lundi 21 mars 2005 :
la Cellule inter-régionale d’épidémiologie (CIRE)
de Midi-Pyrénées
(téléphone : 05-34-30-25-24 ou 06 86 47 89 04)
ou
les Mairies de Bessières (téléphone : 05-61-84-55-56)
ou de La Magdelaine-sur-Tarn (téléphone : 05-61-35-33-44)
afin de laisser leur nom et leur coordonnée téléphonique. Ils seront contactés dans les meilleurs délais.
Pour rappel, l’étude concerne 8 sites* répartis sur l’ensemble de la France. Concernant les dioxines, on sait que la source principale de contamination chez l’homme est alimentaire. C’est pourquoi l’enquête s’intéressera notamment à la consommation de produits locaux, mais aussi, à d’autres facteurs associés (tels que le chauffage au bois, le brûlage de « fonds de jardin »). L’étude permettra ainsi d’identifier les principaux facteurs d’exposition éventuelle. Les résultats sont attendus pour l’été 2006.
* L’étude a été lancée à Pluzunet (22) et à Dijon (21). Suivent ensuite les sites de Bessières (31), Cluny (71), Fécamp (76), Gilly-sur-Isère (73), puis à partir de juin 2005, les sites de Maincy-Vaux-Le-Pénil (77), et Maubeuge (59).
1 Le lancement de cette enquête résulte des recommandations d’un groupe travail coordonné par l’InVS et l’Afssa et qui a fait l’objet du rapport « Incinérateurs et santé. Exposition aux dioxines de la population vivant à proximité des UIOM. Etat des connaissances et protocole d’une étude d’exposition » en novembre 2003, disponible sur le site de l’InVS : http://www.invs.sante.fr/surveillance/dioxines.
Contacts
presse
Laetitia G. Benadiba (InVS) : 01-41-79-67-08
Elsa Vidal (InVS) : 01-41-79-69-59
Institut
de veille sanitaire |
Contacts
|