Communiqué de presse - 21 janvier 2005


Recrudescence de cas de coqueluche


L’Institut de veille sanitaire (InVS) attire l’attention des médecins sur la recrudescence de cas de coqueluche en France depuis le mois de septembre 2004. C’est en effet ce qu’attestent des sources concordantes.

Le nombre d’épisodes de cas groupés notifiés à l’InVS pour 2004, est en effet d’une vingtaine, soit plus du double des années précédentes. Le Centre national de référence de la coqueluche à l’Institut Pasteur de Paris a par ailleurs observé depuis septembre 2004 un doublement du nombre de souches reçues pour expertise, par rapport au dernier trimestre de l’année 2003. Enfin, deux épisodes de cas groupés dans des établissements hospitaliers parisiens ont été signalés à l’InVS récemment.

La coqueluche est une maladie à évolution cyclique (tous les 3 à 4 ans), et un pic semble s’installer actuellement. Face à ce phénomène, l’InVS incite les praticiens à la plus grande vigilance et rappelle les points suivants.

- La coqueluche est une maladie qui peut-être sévère, voire fatale, pour les personnes fragilisées (très jeunes nourrissons et personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques). Les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés (< 3 mois) sont particulièrement exposés aux complications graves et peuvent en mourir (9 décès chez des nourrissons ont été enregistrés lors du dernier pic de coqueluche en 2000)

- La protection acquise par la vaccination ou la maladie ne durant que quelques années, la majorité de la population adulte peut donc contracter la maladie. La coqueluche de l’adulte est le plus souvent peu grave et se traduit par un épisode de toux persistante de plus d’une semaine avec classiquement aggravation nocturne. Les adultes qui contractent ainsi la coqueluche sont contagieux pour leurs proches, tout particulièrement les nourrissons avant l’âge de la vaccination.

- Dans le calendrier vaccinal de 2004, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France recommande la vaccination contre la coqueluche des professionnels en contact avec les nourrissons et la vaccination des futurs parents.

- Le diagnostic de coqueluche doit être évoqué devant une toux persistante sans cause évidente, en particulier en cas d’aggravation nocturne.

- Face à des cas de coqueluche, isolés ou groupés, des mesures de contrôle sont à mettre en place, et des recommandations sur la conduite à tenir sont disponibles sur le site du ministère des solidarités, de la santé et de la famille et feront l’objet d’une publication dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) dans les prochaines semaines.



Contact presse
Isabelle Trema (InVS) : 01 41 79 68 64

 

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Mise en ligne le 21 janvier 2005
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