La survenue de deux cas chez des chevaux dans la même commune montre une circulation du virus West Nile dans ce département. A ce jour, aucun cas humain autochtone n'a été identifié par le système de surveillance en 2004.
La survenue de cas chez des chevaux a déclenché l’activation
du niveau de risque 2 du guide des procédures de lutte contre la circulation
du virus West Nile en France métropolitaine (Circulaire DGS/SD5B/DGAl/DNP
n° 2004-341 du 15 juillet 2004 relative aux mesures visant à limiter
la circulation du virus West Nile en France métropolitaine ; http://www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/2004/04-31/a0312234.htm).
Conformément à ces procédures, les établissements
de soins et les professionnels de santé animale sont informés
de la situation. Une surveillance spécifique des vecteurs comprend,
en plus de l'identification des espèces de moustiques présents
sur la zone, la recherche du virus chez ces moustiques. Enfin, bien qu'aucun
cas humain n'ait été signalé à ce jour, des mesures
ont été prises pour réduire les risques de transmission
par les produits sanguins.
L’ensemble des institutions nationales chargées de la surveillance des maladies infectieuses en Europe ont été informées de la survenue de ces cas équins.
L’infection à virus West Nile est une zoonose qui touche principalement l’avifaune sauvage (oiseaux migrateurs). Cette zoonose, véhiculée par les moustiques, peut atteindre également des espèces aviaires domestiques (canards, poules, etc.) et des hôtes sensibles comme l’homme et les équidés. Toutefois, elle ne se transmet pas d’homme à homme, ni de cheval à cheval, ni du cheval à l’homme (cf. encadré 1).
Un système de surveillance de cette zoonose associant un volet humain, un volet équin et un volet aviaire est en place depuis plusieurs années en France (cf. encadré 2).
Les mesures de protection individuelle contre l’infection par le virus West Nile sont rappelés dans l’encadré 3.
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Encadré 1 - Rappels sur le virus West Nile ou virus de la fièvre du Nil Occidental Le virus West Nile appartient au genre Flavivirus et a été identifié pour
la première fois en Afrique (Ouganda, 1937) où il est endémique.
A partir de ce continent, il est régulièrement ré-introduit
en Europe par des oiseaux migrateurs. L’infection passe habituellement inaperçue chez l’homme. La maladie se présente le plus souvent sous la forme d’un syndrome grippal bénin d’évolution le plus souvent spontanément favorable, mais qui peut se compliquer de manifestations neurologiques (méningites, méningo-encéphalites, polyradiculonévrites). Des enquêtes épidémiologiques réalisées à New York pendant l’épidémie de 1999 ont montré que environ 1 personne infectée sur 5 présentait des symptômes, et 1 personne infectée sur environ 150 développait une forme neurologique grave. A noter que ces chiffres peuvent varier en fonction de la souche virale et de l’exposition antérieure de la population au virus West Nile. La première épidémie a été identifiée en Israël dans les années 50, suivie par d’autres épidémies, de gravité et d’ampleur variables, dans plusieurs pays occidentaux, y compris en France métropolitaine (1962-65), et plus récemment en Roumanie (1996-97), en République Tchèque (1997), en Russie (1999), en Israël (2000) et aux Etats-Unis (1999-2003). En Europe, la circulation du virus est limitée à la période d’activité des moustiques, de mai à fin octobre ou début novembre. En 1963, une épidémie impliquant 19 cas humains est survenue en Camargue simultanément à une épizootie chez les chevaux. La même souche virale fut alors isolée chez les hommes, les chevaux et chez des moustiques de l’espèce Culex modestus. Aucune autre activité n’a été détectée en France jusqu’en 2000. Entre août et novembre 2000, dans les départements de l’Hérault, des Bouches-du-Rhône et du Gard, une épizootie s’est déclarée, touchant 141 chevaux dont 78 ont présenté des symptômes de l’infection, et 20 sont décédés. Le virus a été identifié et typé. Aucun cas humain n’a été identifié. A la suite de cette épizootie, un système de surveillance a été mis en place au printemps 2001 et est reconduit chaque année du 1er mai au 31 octobre. Il associe une surveillance des cas chez l’homme, chez les chevaux et chez les oiseaux (voir article du Bulletin épidémiologique hebdomadaire : http://www.invs.sante.fr/beh/2002/33/index.htm). En août et septembre 2003, sept cas ont été identifiés chez des personnes résidant dans le Var ainsi que quatre cas équins dans le même département. |
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Encadré 2 - Surveillance de l’activité du virus West Nile en France en 2004 Actuellement, en France, le système de surveillance du Virus West Nile associe trois volets : humain, équin et chez les oiseaux (avifaune). A l’échelon national, la surveillance humaine repose sur le signalement par le Centre national de référence (CNR) des Arbovirus (Institut Pasteur de Paris) des patients avec une sérologie positive à l’InVS. La surveillance chez les chevaux repose sur le signalement et la recherche sérologique d'infection vis-à-vis du virus West Nile des chevaux atteints d'encéphalites (Direction générale de l'alimentation et Agence française de sécurité sanitaire des aliments). La surveillance des oiseaux repose sur le recensement de la mortalité aviaire (Office national de la chasse et de la faune sauvage). A l’échelon des départements français du pourtour méditerranéen* qui sont particulièrement exposés, les 3 volets du système de surveillance sont renforcés de début juin à fin octobre chaque année. Le volet humain, coordonné par les Cellules interrégionales d'épidémiologie du Sud et Languedoc-Roussillon, repose sur le signalement, par les établissements de santé, des cas de méningites, méningo-encéphalites et polyradiculonévrites sans cause identifiée. Pour chacun de ces cas, des tests de dépistage du virus West Nile sont réalisés par le CNR des Arbovirus et son laboratoire associé (Laboratoire de diagnostic des Arbovirus de l’Institut de médecine tropicale du Service de santé des Armées, Pharo, Marseille). La surveillance de l'avifaune est complétée par des tests de dépistage du virus West Nile effectués régulièrement chez des volailles sentinelles, poules et canards répartis sur le territoire à risque… Jusqu'au début septembre, aucune circulation du virus West Nile n’avait été mise en évidence en 2004 en France, dans les espèces surveillées par les trois volets de la surveillance. |
* Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Haute-Corse et Corse du Sud
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Encadré 3 - Mesures de protection individuelle contre l’infection par le virus West Nile Afin de se prémunir contre les piqûres de moustiques de tout type, il est recommandé de porter des vêtements longs (principalement le soir), de dormir dans des pièces protégées par des moustiquaires et d’utiliser des insecticides dans les chambres et des répulsifs adaptés sur les parties du corps découvertes. |
Liens utiles :
Infection à virus
West Nile chez l’homme et mesures de prévention
:
Site du ministère de la Santé et de la Protection sociale :
- http://www.sante.gouv.fr/
-
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/10z.htm
-
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_040916b.htm
Infection à virus
West Nile chez les chevaux, oiseaux et moustiques :
Site de l’entente interdépartementale de démoustication : http://www.eid-med.org/fr/Dossier_West_Nile/Dossier.htm
Site du CIRAD : http://west-nile.cirad.fr/
Sur
le virus
Site de l’Institut Pasteur : http://www.pasteur.fr
Sites
du Centre national de référence et du laboratoire associé : http://www.actu-pharo.com/imtssa/INDEX.HTM
| Institut
de veille sanitaire Mise à jour le 17 septembre 2004 |
Contacts
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