La grippe aviaire
La grippe aviaire est une infection virale qui peut affecter pratiquement toutes les espèces d’oiseaux sauvages ou domestiques mais également des mammifères tel que le porc.
Elle est causée par des virus de la famille des influenza et en particuliers les virus du genre (ou type) A, parmi lesquels les virus des sous-types H5 et H7. Certaines souches virales qualifiées de "hautement pathogènes" peuvent être fortement contagieuses, notamment chez les poulets et les dindes et entraîner une mortalité extrêmement élevée, en particulier dans les élevages industriels
Exceptionnellement, ces souches hautement pathogènes peuvent se transmettre à l’homme, comme cela a été observé à Hong Kong en 1997 et 2003, aux Pays-Bas en 2003 et actuellement en Thaïlande et au Vietnam. La transmission s’effectue lors de contacts fréquents et intensifs avec des secrétions respiratoires et des déjections d’animaux infectés.
A ce jour, la transmission inter-humaine d'un virus A(H5N1) n'a pas été démontrée. Cependant, la circulation concomitante d’un virus grippal humain chez les personnes exposées au virus aviaire H5N1 pourrait créer des conditions favorables à l’émergence d’un nouveau virus grippal adapté à l’homme. La diffusion de ce virus par transmission inter-humaine deviendrait alors possible et pourrait être à l’origine d’une pandémie.
Situation en Asie
L’épizootie de grippe aviaire A (H5N1) initialement signalée en Corée du Sud en décembre 2003 s’est maintenant étendue à de nombreux pays d’Asie. Des cas humains de la maladie ont été confirmés au Vietnam et en Thaïlande. D'autres pays n’ont pas déclaré de cas humain malgré l'épizootie en cours (Chine, Indonésie, Laos) ou ne fournissent aucune information vérifiable (Myanmar).
Une synthèse mise à jour de ces informations (pdf) est accessible sur ce site.
Fin janvier 2004, l'identification, dans la province de Thai Binh au Vietnam, de 4 malades dans la même famille, dont au moins un n’aurait pas eu de contact avec des volailles, a rendu plausible l’hypothèse d’une transmission inter-humaine limitée du virus A (H5N1). Les résultats virologiques communiqués le 12 février 2004 montrent toutefois que le virus en cause dans cet épisode ne dispose pas de la capacité de diffuser dans la population humaine. A ce jour, aucun cas n’a été rapporté parmi le personnel médical en charge des malades au Vietnam ou en Thaïlande ni parmi les personnes engagées dans l’abattage massif des volailles contaminées.
Les résultats du séquençage du génome des virus identifiés durant l'épizootie actuelle ont montré l’absence de gène de virus grippaux humains, élément particulièrement déterminant dans l’appréciation du risque de transmission inter-humaine. Néanmoins, l’ampleur de cette épizootie sans précédent et sa propagation à de nombreux pays, pourraient permettre la recombinaison du virus aviaire avec une souche grippale humaine et une modification de ses modes de transmission, ce qui justifie un suivi épidémiologique très attentif.
Les pays concernés ont mis en place des mesures de contrôle plus ou moins strictes, en particulier l’abattage massif des volailles dans les régions touchées. Plus de 100 millions d’animaux ont ainsi été abattus. Malgré cela, les agences des nations unies considèrent que l’épizootie n’est pas contrôlée et qu’elle continue de progresser en Asie.
Pour
plus d’informations, en particulier sur les mesures de précautions à prendre
pour les voyageurs en Asie, vous pouvez consulter :
- le site de l’Organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/csr
- le site du ministère de la santé et de la protection
sociale : http://www.sante.gouv.fr (dossier
grippe aviaire)
| Institut
de veille sanitaire Mise à jour le 17 mars 2004 |
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