Trois décès dus à la grippe aviaire ont été notifiés le 12 août à l’Organisation Mondiale de la Santé par le Ministère de la santé vietnamien. Ce sont les premiers cas humains de cette maladie enregistrés depuis l’annonce officielle de la fin de l’épidémie par les autorités vietnamiennes le 30 mars dernier. Ils sont consécutifs à la reprise, depuis le début du mois de juillet, de l’épizootie dans les élevages de volailles de 14 des 64 provinces du pays.
Deux de ces décès sont survenus dans la province de Ha Tay, à 50 km au sud-ouest de Hanoi. Le troisième est survenu dans la province de Hau Giang, à 150 km au sud de Ho Chi Minh Ville. Dans cette même province, 3 autres décès, non confirmés biologiquement pourraient cependant être imputés à la grippe aviaire. Plusieurs autres cas suspects sont actuellement en cours d’investigation.
Situation épidémiologique
en Asie
Depuis le mois de mai des foyers de grippe aviaire dans des élevages
de poulets ont été déclarés officiellement en
Thaïlande (23 provinces), au Vietnam (14 provinces), en Indonésie
(15 provinces) et en Chine (2 provinces). Les prélèvements
effectués dans les élevages touchés au Viêt-Nam
et en Thaïlande sont positifs pour le virus aviaire hautement pathogène
A(H5N1).
Plusieurs cas humains suspects sont en cours d’investigation en Thaïlande.
La
grippe aviaire
La grippe aviaire est une infection par un virus grippal qui comprend plusieurs
genres (ou types) dont influenza virus A. Celui-ci est divisé en sous
types parmi lesquels H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes
les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être
fortement contagieuse, surtout chez les poulets et les dindes, et peut entraîner
une mortalité extrêmement élevée, en particulier
dans les élevages industriels. Le virus influenza aviaire peut parfois
infecter d’autres espèces animales comme le porc et d’autres mammifères.
Lorsque
la souche est hautement pathogène, le virus de la grippe aviaire
peut exceptionnellement se transmettre à l’homme, comme cela a été observé à Hong
Kong en 1997 et 2003, aux Pays-Bas en 2003 et en 2004 au Vietnam et en Thaïlande.
La transmission s’effectue lors de contacts fréquents et intensifs avec
des secrétions respiratoires et des déjections d’animaux infectés.
Il
n’y a pas à ce jour de transmission documentée de personne à personne
pour le virus A(H5N1). Cependant, la circulation concomitante d’un virus grippal
humain chez les personnes exposées au virus aviaire A(H5N1) acquis au
contact d’élevages de volailles touchés par la grippe aviaire
pourrait créer les conditions de l’émergence d’un nouveau virus
grippal adapté à l’homme. La diffusion de ce virus par transmission
inter-humaine deviendrait alors possible et pourrait être à l’origine
d’une pandémie.
Pour plus d’informations, en particulier sur les
mesures de précautions à prendre
pour les voyageurs en Asie, vous pouvez consulter :
- le site du ministère de la santé et de la protection sociale : Communiqué du 13 août 2004 : Mesures de prévention suite aux cas de grippe aviaire au Vietnam.
- le site de l’Organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/csr
- à l'attention des professionnels de santé : Investigation autour des personnes présentant un syndrome grippal de retour du Vietnam. Définition de cas et questionnaire.
| Institut
de veille sanitaire Mise à jour le 17 août 2004 |
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