Situation des cas humains en Asie-du-Sud-Est1
Le
12 août 2004, trois cas humains de grippe aviaire A(H5N1) ont été signalés
par le ministère de la Santé vietnamien. Il s'agit des premiers
cas humains enregistrés depuis l’annonce officielle de la fin de l’épidémie
par les autorités vietnamiennes le 30 mars dernier.
Ces trois cas, tous décédés entre le 30/07 et le 06/08
ont tous été confirmés biologiquement. Par ailleurs, trois
autres cas également décédés avant de pouvoir être
prélevés (donc non confirmés) ont été identifiés
au Vietnam. Ces trois personnes présentaient les mêmes symptômes
et des liens épidémiologiques avec l’un des cas confirmés
biologiquement.
Selon les autorités, il n'y a eu aucun cas secondaire identifié.
L'OMS a confirmé ces informations et apporte son soutien aux autorités
sanitaires vietnamiennes depuis le 20/08. A ce jour, aucun des cas suspects
explorés en dehors du Vietnam ne présentait d'infection à A(H5N1)
selon les autorités.
La survenue de ces cas est consécutive à la reprise, depuis le début du mois de juillet, de l’épizootie dans les élevages de volailles.
Situation de l'épizootie en Asie
Depuis le mois de mai 2004 de nouveaux foyers de grippe aviaire A(H5N1) ont été déclarés officiellement en Thaïlande (26 provinces), au Vietnam (14 provinces), en Indonésie (15 provinces), en Chine (1 province) et en Malaisie (1 province).
La grippe aviaire
La grippe aviaire est une infection par un virus grippal qui comprend plusieurs genres (ou types) dont influenza virus A. Celui-ci est divisé en sous types parmi lesquels H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être fortement contagieuse, surtout chez les poulets et les dindes, et peut entraîner une mortalité extrêmement élevée, en particulier dans les élevages industriels. Le virus influenza aviaire peut parfois infecter d’autres espèces animales comme le porc et d’autres mammifères.
Lorsque la souche est hautement pathogène, le virus de la grippe aviaire peut exceptionnellement se transmettre à l’homme, comme cela a été observé à Hong Kong en 1997 et 2003, aux Pays-Bas en 2003 et en 2004 au Vietnam et en Thaïlande. La transmission s’effectue lors de contacts fréquents et intensifs avec des secrétions respiratoires et des déjections d’animaux infectés.
Il n’y a pas à ce jour de transmission documentée de personne à personne pour le virus A(H5N1). Cependant, la circulation concomitante d’un virus grippal humain chez les personnes exposées au virus aviaire A(H5N1) acquis au contact d’élevages de volailles touchés par la grippe aviaire pourrait créer les conditions de l’émergence d’un nouveau virus grippal adapté à l’homme.
Enfin, l’annonce de l’identification
du virus A/H5N1 chez le porc par des chercheurs chinois doit être replacée
dans son contexte. Les informations actuellement disponibles concernent les
résultats d'analyses
réalisées en Chine entre 2001 et 2004. Or, on ne dispose pas à l’heure
actuelle d'éléments biologiques permettant de différentier
une réelle infection (avec réplication virale) d'un simple
portage chez le porc. Des investigations complémentaires seront nécessaires
afin d'en évaluer les éventuelles implications en santé publique.
Pour plus d’informations, en particulier sur les mesures de précautions à prendre pour les voyageurs en Asie, vous pouvez consulter :
- Le site du ministère de la Santé et de la Protection sociale : Grippe aviaire : Point de situation au 20 août 2004.
- Le site de l’Organisation mondiale de la santé : http://www.who.int/csr
- A l'attention des professionnels de santé : Investigation autour des personnes présentant un syndrome grippal de retour du Vietnam. Définition de cas et questionnaire.
1 Pour mémoire, au cours de l'épidémie de l'hiver 2003-2004, 34 cas humains de grippe aviaire avaient été diagnostiqués dans deux pays, le Vietnam (22 cas) et la Thaïlande (12 cas). Sur ces 34 cas humains 24 sont décédés.
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de veille sanitaire Mise à jour le 2 septembre 2004 |
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