Communiqué de presse – 17 février 2004

Saturnisme infantile : un dispositif de surveillance renforcé

 

La surveillance du saturnisme de l’enfant est renforcée par la mise en place d’un nouveau dispositif. Désormais, une fiche unique permet la déclaration aux Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) des cas d’intoxication, tout en permettant l’enregistrement par les centres antipoison de tous les tests de plombémie réalisés chez des enfants mineurs.

L’ensemble de ces informations sera transmis à l’InVS qui assure la surveillance nationale du saturnisme.

Ce dispositif a de nombreux objectifs : permettre un déclenchement plus efficace par les DDASS des actions d’investigation et de prévention lorsqu’un cas leur est déclaré, repérer de nouvelles causes d’intoxication, évaluer les stratégies de dépistage, évaluer la façon dont les enfants ayant des facteurs de risque sont suivis, évaluer enfin la prise en charge médicale de l’enfant et surtout les actions mises en œuvre pour le soustraire à la source d’intoxication.

L’intoxication au plomb (même à de faibles niveaux d’exposition) a des répercussions sur le développement psychomoteur de l’enfant. En l’absence de signe spécifique, le saturnisme est une maladie difficilement identifiable, qui doit être repérée par dosage du plomb sanguin (plombémie) chez des enfants présentant des facteurs de risque (peintures dégradées en habitat ancien, pollution industrielle…). En 1999, l’Inserm a estimé à 84 000 le nombre d’enfants de 1 à 6 ans ayant une plombémie supérieure à 100 µg/L, seuil fixé pour la déclaration obligatoire.


Disponibles sur le site de l’InVS (http://www.invs.sante.fr) :
- BEH n°8/2004 du 17 février 2004
- MDO Infos n°6 (pdf - février 2004)
- Pages spéciales « saturnisme ».


Contacts presse :
- Laetitia G. Benadiba (InVS), tel. 01-41-79-67-08
- Elsa Vidal (InVS), tel. 01-41-79-69-59

 

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Mise à jour le 17 février 2004
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