Communiqué de presse - 21 octobre 2004

Le taux des malformations congénitales opérées du petit garçon en Languedoc-Roussillon
est comparable à la moyenne nationale

Le taux de deux types de malformations des organes génitaux externes opérées du petit garçon en Languedoc-Roussillon est comparable à la moyenne nationale. C’est l’un des résultats d’une étude*, réalisée par l’Institut de veille sanitaire (InVS), rendue publique ce jour.

Fin 2001, le Pr. Charles Sultan, endocrinologue pédiatrique au CHU de Montpellier, s’inquiétait d’une augmentation de malformations(1) de l’appareil génital chez de jeunes enfants de sexe masculin, observées dans son service depuis deux ans. Ces cas survenaient « dans des familles d’agriculteurs ou de personnes potentiellemment exposées à des produits chimiques ». Face à cette problématique, une étude a été réalisée par l’InVS, à la demande de la Direction générale de la santé.

L’étude avait pour objectifs de décrire, d’une part, chaque cas de malformation et de rechercher une éventuelle exposition environnementale. Un lien éventuel entre les cas signalés et les épandages d’insecticides effectués en 2000 dans la région, dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus West Nile, a également été recherché. Par ailleurs, l’étude a consisté à estimer la fréquence de ces malformations dans chaque région française et à comparer la fréquence dans la région Languedoc-Roussillon à la moyenne nationale. Elle a aussi permis de connaître les variations régionales de ces malformations opérées.

La fréquence a été estimée à partir des données d’hospitalisations pour deux malformations génitales (cryptorchidies et hypospadias de tous types), qui ont fait l’objet d’une intervention dans les services de chirurgie pédiatrique des établissements de soins publics et privés. Les cas ont été recensés à partir des données du PMSI de 1998 à 2001.

Pour la région du Languedoc-Roussillon, les taux de malformations génitales opérées sont proches des taux moyens calculés pour l’ensemble de la France. Les auteurs signalent que d’autres hypothèses peuvent être envisagées pour expliquer l’augmentation du nombre de cas signalés entre 1998 et 2000 au CHU de Montpellier, comme des variations locales de l’offre de soins et de pratiques chirurgicales ou encore, la notoriété croissante du service d’endocrinologie pédiatrique de cet établissement.

1 Hypospadias (malformation de la verge, dans laquelle l’urètre s’ouvre à la face inférieure de celle-ci et non à son extrémité), cryptorchidies (anomalie de migration du testicule le long du trajet normal de descente), micropénis, pseudohermaphrodisme.

* "Les malformations congénitales du petit garçon en Languedoc-Roussillon. Etude des cryptorchidies et des hypospadias opérés à partir des données du PMSI de 1998 à 2001". Institut de veille sanitaire (87 pages), juillet 2004.


Contacts presse :
Laetitia G. Benadiba (InVS), tel : 01-41-79-67-08
Elsa Vidal (InVS), tel : 01-41-79-69-59

 

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Mise en ligne le 21 octobre 2004
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