Communiqué de presse - 16 juillet 2003Augmentation des déclarations d'infection à VIH liées à une transmission sexuelle en Europe de l'Ouest et de l'Est
Le nombre de nouveaux diagnostics d'infection à VIH acquise par transmission sexuelle est en augmentation en Europe. De nouvelles populations sont touchées, notamment en Europe de l'Ouest, les personnes originaires d'Afrique subsaharienne et, en Europe de l'Est, les partenaires sexuels des utilisateurs de drogues injectables. C'est ce que constate le programme européen EuroHIV* qui présente les dernières données de surveillance épidémiologique de l'infection à VIH et du sida dans les 51 pays de la région Europe de l'OMS à fin 2002. En Europe de l'Ouest, on observe une augmentation de 23 % des nouveaux diagnostics d'infection à VIH déclarés en 2002 par rapport à 2001, due en partie à une hausse importante des cas diagnostiqués chez les personnes originaires d'Afrique subsaharienne. Cette tendance est marquée au Royaume-Uni où l'on estime que plus de 70 % des cas hétérosexuels ont été contaminés en Afrique. Les nouveaux diagnostics d'infection à VIH sont également en hausse chez les homosexuels et les bisexuels masculins mais pas chez les utilisateurs de drogues injectables. De plus, une ré-émergence des comportements sexuels à risque chez les gays semble conduire à une augmentation des nouvelles contaminations. Ces données excluent celles de trois des pays les plus touchés où la déclaration de la séropostivité n'est pas opérationnelle au niveau national : Espagne où des données partielles indiquent une diminution importante du nombre de cas chez des utilisateurs de drogues au cours des dernières années, Italie, et France où la déclaration obligatoire n'a débuté qu'en 2003. Après plusieurs années de baisse consécutive à l'introduction des trithérapies, l'incidence du sida (données disponibles pour tous les pays) s'est maintenant stabilisée et montre des signes de ré-augmentation dans certains pays. En Europe de l'Est et en Asie centrale, le nombre de nouveaux diagnostics d'infection à VIH a baissé pour la première fois, de 100 663 cas en 2001 à 64 222 cas en 2002, faisant suite à une augmentation importante pendant plusieurs années. Cette baisse est le résultat d'une diminution marquée (-53 %) des nouveaux diagnostics d'infection à VIH chez des utilisateurs de drogues injectables. Elle suggère que la prévalence aurait atteint des niveaux de saturation parmi les groupes d'utilisateurs de drogues injectables touchés mais n'autorise néanmoins aucune complaisance. En effet, de nouveaux foyers épidémiques pourraient émerger chez les utilisateurs de drogues dans des localités jusqu'ici épargnées, en particulier dans le vaste territoire qu'est la Fédération de Russie qui comprend 78 % (50 401) de l'ensemble des cas déclarés en 2002 dans la région. En revanche, le nombre de déclarations d'infection à VIH imputable à des rapports hétérosexuels non protégés est, bien que toujours relativement faible (10 % de l'ensemble des cas déclarés) en augmentation constante (+32 % entre 2001 et 2002). Les prévalences élevées (15 %) retrouvées chez des prostituées de rue dans les deux grandes villes russes de Moscou et Saint-Pétersbourg sont aussi très alarmantes. Le nombre étonnamment faible de cas d'infection à VIH déclarés chez les homo et bi-sexuels masculins pourrait refléter la vulnérabilité sociale de cette population plutôt que l'étendue réelle des contaminations par rapports sexuels entre hommes. En Europe centrale en revanche, le nombre de nouveaux diagnostics d'infection à VIH reste faible et l'épidémie y est toujours peu active. Quelle que soit la région considérée, les cas de séropositivité déclarés ne représentent qu'une partie des personnes vivant avec l'infection à VIH. De nombreuses infections sont encore diagnostiquées à un stade avancé de la maladie, souvent au moment de l'apparition des symptômes, et trop tardivement pour que les traitements soient pleinement efficaces. Dans de nombreuses régions d'Europe de l'Est, l'accès au dépistage volontaire est limité et de nombreuses infections restent non diagnostiquées. * Centre collaborateur OMS, EuroHIV est un réseau de surveillance de l'infection à VIH et du sida, crée en 1984, subventionné par la Commission européenne. Le nombre de nouveaux diagnostics d'infection à VIH acquise par transmission sexuelle est en augmentation en Europe. De nouvelles populations sont touchées, notamment en Europe de l'Ouest, les personnes originaires d'Afrique subsaharienne et, en Europe de l'Est, les partenaires sexuels des utilisateurs de drogues injectables. C'est ce que constate le programme européen EuroHIV* qui présente les dernières données de surveillance épidémiologique de l'infection à VIH et du sida dans les 51 pays de la région Europe de l'OMS à fin 2002. En Europe de l'Ouest, on observe une augmentation de 23 % des nouveaux diagnostics d'infection à VIH déclarés en 2002 par rapport à 2001, due en partie à une hausse importante des cas diagnostiqués chez les personnes originaires d'Afrique subsaharienne. Cette tendance est marquée au Royaume-Uni où l'on estime que plus de 70 % des cas hétérosexuels ont été contaminés en Afrique. Les nouveaux diagnostics d'infection à VIH sont également en hausse chez les homosexuels et les bisexuels masculins mais pas chez les utilisateurs de drogues injectables. De plus, une ré-émergence des comportements sexuels à risque chez les gays semble conduire à une augmentation des nouvelles contaminations. Ces données excluent celles de trois des pays les plus touchés où la déclaration de la séropostivité n'est pas opérationnelle au niveau national : Espagne où des données partielles indiquent une diminution importante du nombre de cas chez des utilisateurs de drogues au cours des dernières années, Italie, et France où la déclaration obligatoire n'a débuté qu'en 2003. Après plusieurs années de baisse consécutive à l'introduction des trithérapies, l'incidence du sida (données disponibles pour tous les pays) s'est maintenant stabilisée et montre des signes de ré-augmentation dans certains pays. En Europe de l'Est et en Asie centrale, le nombre de nouveaux diagnostics d'infection à VIH a baissé pour la première fois, de 100 663 cas en 2001 à 64 222 cas en 2002, faisant suite à une augmentation importante pendant plusieurs années. Cette baisse est le résultat d'une diminution marquée (-53 %) des nouveaux diagnostics d'infection à VIH chez des utilisateurs de drogues injectables. Elle suggère que la prévalence aurait atteint des niveaux de saturation parmi les groupes d'utilisateurs de drogues injectables touchés mais n'autorise néanmoins aucune complaisance. En effet, de nouveaux foyers épidémiques pourraient émerger chez les utilisateurs de drogues dans des localités jusqu'ici épargnées, en particulier dans le vaste territoire qu'est la Fédération de Russie qui comprend 78 % (50 401) de l'ensemble des cas déclarés en 2002 dans la région. En revanche, le nombre de déclarations d'infection à VIH imputable à des rapports hétérosexuels non protégés est, bien que toujours relativement faible (10 % de l'ensemble des cas déclarés) en augmentation constante (+32 % entre 2001 et 2002). Les prévalences élevées (15 %) retrouvées chez des prostituées de rue dans les deux grandes villes russes de Moscou et Saint-Pétersbourg sont aussi très alarmantes. Le nombre étonnamment faible de cas d'infection à VIH déclarés chez les homo et bi-sexuels masculins pourrait refléter la vulnérabilité sociale de cette population plutôt que l'étendue réelle des contaminations par rapports sexuels entre hommes. En Europe centrale en revanche, le nombre de nouveaux diagnostics d'infection à VIH reste faible et l'épidémie y est toujours peu active. Quelle que soit la région considérée, les cas de séropositivité déclarés ne représentent qu'une partie des personnes vivant avec l'infection à VIH. De nombreuses infections sont encore diagnostiquées à un stade avancé de la maladie, souvent au moment de l'apparition des symptômes, et trop tardivement pour que les traitements soient pleinement efficaces. Dans de nombreuses régions d'Europe de l'Est, l'accès au dépistage volontaire est limité et de nombreuses infections restent non diagnostiquées. * Centre collaborateur OMS, EuroHIV est un réseau de surveillance de l'infection à VIH et du sida, crée en 1984, subventionné par la Commission européenne. www.eurohiv.org
|
||
|
||
|