Département des maladies infectieusesInstitut de veille sanitaire
Le département contribue à l’expertise menée, dans le domaine des maladies infectieuses au sein des agences de sécurité sanitaire (AFSSA, AFSSAPS), du Ministère chargé de la santé (Comité technique des vaccinations, CTV), du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF), et du Comité technique des infections nosocomiales (CTIN). Enfin, il anime et coordonne le comité des Centres nationaux de référence (CNR). Le département est le partenaire national de la surveillance européenne au sein du réseau européen de surveillance, d’alerte et de contrôle des maladies transmissibles et assure la coordination de la surveillance européenne du VIH / SIDA (EuroHIV), de la tuberculose (EuroTB) et de la listériose (Lister-net). Il accueille par ailleurs, des internes de santé publique, des étudiants en DEA ou DESS de santé publique et les stagiaires du programme européen EPIET : European programmme for intervention epidemiology training.
Elle coordonne :
Elle conduit des études répétées dans le temps sur les comportements de prévention des homosexuels masculins (enquête " presse gay " et " baromètre gay "). Elle conçoit et développe les outils d’évaluation de la politique de réduction des risques infectieux chez les usagers de drogues injectables. Elle anime et coordonne la surveillance de l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) par la mise en œuvre de réseaux de surveillance et contribue également au renforcement et à l’évaluation du programme national de lutte contre l’hépatite C au travers de réseaux de surveillance et d’études :
Elle développe des études ou participe à des projets de recherche sur les maladies sexuellement transmissibles, l’infection par le VIH et le VHC, notamment dans le cadre de l’Agence nationale de recherche sur le SIDA (ANRS). Elle contribue à la surveillance européenne du SIDA au travers du programme EuroHIV.
Elle anime ou met en place des systèmes de surveillance (déclaration obligatoire, réseaux de laboratoires ou de services hospitaliers) qui contribuent à la définition, l’adaptation et à l’évaluation de la politique vaccinale. Elle coordonne les investigations d’épidémies dues aux infections évitables par la vaccination, incluant les infections à méningocoque. Elle évalue par des analyses spécifiques pour le Comité technique des vaccinations du Ministère chargé de la santé, l’opportunité d’intégrer les nouveaux vaccins dans le calendrier vaccinal national. L’unité contribue également à l’évaluation de l’impact des stratégies vaccinales, l’analyse médico-économique, la modélisation mathématique, l’évaluation de la couverture vaccinale et du statut sérologique de la population et, à la " vaccinovigilance ". Elle contribue et participe à la surveillance européenne dans ce champ d’activité.
Elle coordonne la surveillance des infections entériques et des zoonoses alimentaires et non alimentaires à partir notamment des données de la déclaration obligatoire, des Centres nationaux de référence (CNR) et de réseaux de surveillance de services hospitaliers. En cas d'épidémie, elle met en place des enquêtes épidémiologiques en liaison étroite avec les CNR, les Cellules interrégionales d’épidémiologie (CIRE), les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS), la Direction générale de l’alimentation du Ministère de l’agriculture, les Directions départementales des services vétérinaires, la Direction générale de la santé (DGS) et d'autres partenaires, notamment ceux ayant une mission de sécurité alimentaire, afin d'identifier la source, le véhicule et le mode de contamination. Elle réalise des études épidémiologiques afin :
L'unité participe pour la France aux réseaux européens Enternet, Campynet, Zoonet et au projet européen de surveillance des zoonoses. L'unité coordonne également le Réseau national de surveillance de la maladie de Creutzfeldt-Jakob et des maladies apparentées.
Elle coordonne la surveillance de la tuberculose à partir des données de la déclaration obligatoire, des enquêtes réalisées par les CNR et d'autres partenaires. Elle est le correspondant pour la France du programme européen de surveillance de la tuberculose, EuroTB. L'unité est en charge de la surveillance de la légionellose. Elle met en place, en cas d’alerte, les enquêtes épidémiologiques en liaison avec les services déconcentrés de l’Etat et le CNR. L'unité initie des études épidémiologiques dans le but d'améliorer le système de surveillance et d'alerte et ainsi, de mieux connaître les sources d'exposition. La France, à travers l'unité, participe activement au réseau européen de surveillance des légionelloses liées aux voyages (European working group for legionella infections, EWGLI). Les maladies d'importation ou tropicales sont surveillées à partir de la déclaration obligatoire et des enquêtes spécifiques mises en place dans les départements d'Outre-Mer ou en métropole.
Elle développe et met en œuvre les partenariats avec les structures impliquées dans la lutte contre les infections nosocomiales, notamment les Centres interrégionaux de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales (C.CLIN) et le Comité technique des infections nosocomiales (CTIN) dans le cadre du Réseau d’alerte d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (RAISIN) dont elle assure la coordination au niveau national. Le RAISIN permet de renforcer la coordination des programmes de surveillance nationaux mis en œuvre par les C.CLIN, la détection des alertes et l’investigation des épidémies en milieu hospitalier ; d’élaborer les synthèses nationales des analyses des signalements réglementaires de certaines infections nosocomiales, et de contribuer à l’évaluation de la morbidité et de la mortalité liées aux infections nosocomiales. Concernant la résistance aux antibiotiques, un partenariat s’est développé avec les CNR concernés, les réseaux de surveillance existants (Observatoire national de l’épidémiologie de la résistance bactérienne aux antibiotiques, ONERBA), les C.CLIN, et les réseaux de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). L’unité est par ailleurs impliquée dans l’investigation des alertes (apparition de nouvelles résistances) et réalise ou participe à des études épidémiologiques sur la résistance. L’unité coordonne la participation de la France au Réseau de surveillance européen de la résistance aux antibiotiques (EARSS).
Tél. : 01 41 79 57 62
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