Département des maladies chroniques et des traumatismes

Institut de veille sanitaire



Les missions du département
Organisation du département
  Unité cancer
  Unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen)
  Unité traumatismes
  Unité multiprogrammes
  Unité maladies rares
  Unité prospective et coordination
  Comité national des registres
Contacts


Les missions du département


Les missions du département des maladies chroniques et des traumatismes s'exercent dans un champ particulièrement vaste qu'on peut assimiler aux maladies non transmissibles et à leurs principaux déterminants.

Elles comprennent :
- l'observation permanente des tendances épidémiologiques des maladies chroniques ayant le plus grand poids en termes de morbidité et de mortalité et de leurs déterminants ;
- la surveillance continue des traumatismes d'origine accidentelle ou volontaire ;
- la veille épidémiologique pour anticiper les problèmes de santé émergents et alerter les pouvoirs publics sur l'évolution de certaines pathologies ;
- l’évaluation des programmes organisés de dépistage de cancers.

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Organisation du département

Le département est actuellement organisé en six unités et assure également le secrétariat technique du Comité national des registres.


1. L'unité cancer (dossier thématique cancers)

L’unité cancer regroupe deux programmes ayant pour objectif le renforcement de la surveillance nationale des cancers et l'évaluation des programmes de dépistage. Ces programmes s’inscrivent dans les mesures des plans gouvernementaux (1er et 2e plan Cancer).

La surveillance des cancers

L'objectif du programme est de mettre en place, en lien avec les partenaires concernés, un système global d'information permettant de suivre les indicateurs d’incidence et de mortalité, et d'en analyser les évolutions dans le temps et dans l'espace.

Les principaux partenaires de l'InVS dans le domaine de la surveillance des cancers sont : les registres du cancer regroupés au sein du réseau français des registres de cancer Francim, le service de biostatistiques des Hospices civils de Lyon, le CépiDc, service de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) chargé des causes médicales de décès et l’Institut national du cancer (INCa).

Les résultats de l’unité cancer et de ses partenaires portent plus particulièrement sur :
- les estimations d'incidence et de mortalité en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer ;
- le développement d’un système multisources de surveillance des cancers ;
- l’analyse des bases médico-administratives (ALD, PSMI).

L'évaluation des programmes de dépistage

L'objectif est la production et la mise à disposition d’indicateurs commentés de l’acceptabilité, de la qualité, de l'efficacité précoce des programmes de dépistage organisés des cancers au niveau départemental, régional et national. Les travaux sont produits à partir des données recueillies et transmises par les structures de gestion départementales des dépistages et nécessitent la mise en place de systèmes de recueil de données adaptés.

Trois localisations de cancer font actuellement l’objet d’un dépistage organisé. Le dépistage organisé national du cancer du sein a été généralisé à l’ensemble du territoire national en 2004, celui du cancer colorectal en 2008-2009. Le dépistage du cancer du col de l'utérus, déjà réalisé dans quatre départements depuis quelques années, sera, à partir de 2010, organisé selon un cahier des charges harmonisé dans neuf départements pilotes.

Par ailleurs, des travaux sur l'analyse de l'évolution de la mortalité pour le cancer du sein sont menés.



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2. L'unité de surveillance et d'épidémiologie nutritionnelle (Usen - dossier thématique nutrition santé)

L’unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle, l'Usen, unité mixte de l’InVS et de l’Université de Paris 13, a été créée en 2001, lors du lancement du Programme national nutrition santé (PNNS) par le ministère chargé de la Santé.

Ses activités doivent permettre de répondre aux exigences de la mise en place de la surveillance nutritionnelle en France, axe stratégique du PNNS et ce, en collaboration avec des partenaires tels que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CnamTS), l’Institut national de santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), etc.

L’Usen a pour mission la mise en œuvre de la surveillance de la consommation alimentaire, de l’état nutritionnel et de l’activité physique de la population vivant en France. Ces trois dimensions de la nutrition sont en effet d’importants facteurs de risque ou de protection de maladies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires, certains cancers, le diabète, l’ostéoporose, etc.

Plus spécifiquement, ses activités doivent permettre de :
- décrire les facteurs nutritionnels de risque ou de protection dans la population ;
- en suivre l’évolution ;
- identifier l’émergence de facteurs nutritionnels déterminants en termes de santé publique ;
- préciser leurs relations avec la morbidité et la mortalité ;
- évaluer l’impact des actions de prévention sur ces facteurs nutritionnels.

Pour réaliser ces missions, l’Usen a mis en place des stratégies complémentaires de surveillance :

la réalisation d’études ad hoc, par exemple :
- l’étude nationale nutrition santé (ENNS) en 2006-2007 ;
- l’étude alimentation et état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire (Abena) en 2004-2005 ;
- l'étude de prévalences du surpoids et de l’obésité chez les enfants de 7 à 9 ans en 2000 et 2007;
- l’étude alimentation et état nutritionnel en population générale à Mayotte, Nutrimay, 2006  ;
- l’étude sur les comportements alimentaires en Martinique (Escal, 2004) et en Guadeloupe (Calbas, 2005) en collaboration avec la Cellule interrégionale d’épidémiologie Antilles-Guyane (InVS) ;
- l’étude alimentation, état nutritionnel et santé mentale des personnes âgées en institution (Anais) ;
- l’étude Nutrinet-Santé ;
- l’étude épidémiologie en France de l’alimentation et de l’état nutritionnel des enfants (Epifane).

l’analyse de données recueillies par des partenaires en collaboration avec eux (par exemple, le cycle triennal d’enquêtes en milieu scolaire en collaboration avec la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), Desco, DPD, Direction générale de la santé, Inserm ou encore l’Enquête santé protection sociale en collaboration avec l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé) ;

la veille bibliographique et la publication de rapports de synthèse :
- rapports sur la situation nutritionnelle en France

L’Usen contribue en tant que partenaire à différents projets européens, tels que ceux mis en place par :
- l’Université de Dresde : projet “ Scientific platform of the working party on information on lifestyle and other health determinants : http://ec.europa.eu/health/ph_projects/2005/action1/action1_2005_5_en.htm ;
- l’Université de Vienne : projet European Nutrition and Health Report 2009 : http://www.univie.ac.at/enhr/index.htm.

L’Usen est une unité mixte de l’InVS et de l’Université de Paris 13. Elle est située à l’Université de Paris 13 à Bobigny et est composée d’épidémiologistes de l’InVS et de chercheurs de l’Inserm, de l’Institut national de la recherche agronomique, du Centre national de la recherche scientifique et du Conservatoire national des arts et métiers. Du personnel contractuel vient compléter cet effectif pour les besoins des enquêtes de terrain (chargés d’étude et moniteurs, diététiciens, médecins, infirmiers, secrétaires, etc.).

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3. L’unité traumatismes (dossier thématique accidents de la vie courante)

Les traumatismes sont les dommages physiques causés à une personne lorsque son corps a été « soumis, de façon soudaine ou brève, à un niveau d'énergie intolérable ». Ils sont répartis en : traumatismes intentionnels (suicides et tentatives de suicide, agressions et violences) et traumatismes non intentionnels, ou accidents (accidents de la circulation, accidents du travail, accidents de la vie courante).

L’activité la plus importante de l’unité traumatismes porte sur la surveillance épidémiologique des accidents de la vie courante (AcVC). Les AcVC représentent en France une cause importante de mortalité et de morbidité avec plus de 18 000 décès et plusieurs millions de recours aux urgences chaque année. Au regard de leur importance en termes de morbidité, de mortalité, de souffrance, de survenue de séquelles, les AcVC bénéficient de relativement peu de sources de données. On estime que des actions efficaces de prévention, de formation et de réglementation permettraient d’éviter une proportion importante des décès dus aux AcVC (un tiers, selon certains travaux). La très grande variabilité de causes et circonstances de survenue des accidents rend difficile leur connaissance précise, nécessaire pour améliorer leur prévention.

Les projets de surveillance épidémiologique des AcVC ont pour objectif de mieux connaître les causes et circonstances de leur survenue, pour en orienter la prévention.

Pour rendre compte du nombre, de la répartition, de la morbidité et de la mortalité des AcVC, l’unité traumatismes met en place ou participe à des enquêtes de natures différentes :

• enquêtes générales sur tous AcVC ;
- soit continues : Enquête permanente sur les accidents de la vie courante (Epac), analyse de la base de mortalité du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) et du Programme de médicalisation des systèmes d’informations (PMSI) ;
- soit ponctuelles transversales : Enquête santé et protection sociale, Baromètre santé, cycle triennal d’enquêtes en milieu scolaire, enquête santé, etc.

• enquêtes thématiques ponctuelles ou périodiques : Enquêtes défenestrations, noyades, morsures de chiens, enquête spécifique sur la mortalité par AcVC chez les moins de 15 ans (MAC-15), enquêtes sur les accidents traumatiques graves en pratique sportive, victimes d’incendies, accidents de vélo. Le choix du thème dépend d’une combinaison de critères : accidents fréquents et/ou graves, et/ou évitables, et/ou pour lesquels une forte demande d’information existe sur le plan social, médiatique ou politique.

Les informations sur les séquelles des accidents sont rares dans la littérature. A côté de l’enquête HID (handicap, incapacité, dépendance) qui peut fournir des résultats sur les séquelles, l’unité traumatismes contribue à mettre en place des travaux sur ce sujet : séquelles des traumatismes crâniens légers, des accidents traumatiques graves en pratique sportive, des morsures de chiens.

Les résultats obtenus permettent de répondre aux multiples demandes extérieures individuelles ou institutionnelles : Commission de la sécurité des consommateurs CSC), Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), groupe accidents domestiques dus aux agents chimiques (Adac) de toxicovigilance, etc., et aident l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) en matière de prévention. Ils documentent les objectifs de la loi de santé publique 93 : diviser par deux les décès par AcVC d’enfants de moins de 15 ans, et 99 : diminuer de 25 % les chutes des personnes âgées. Ils contribuent au plan national de lutte contre les AcVC établi chaque année par le Comité national de santé publique.

Ces travaux sont souvent menés en collaboration, avec le CépiDc, l’Inpes, l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), le ministère de l’Intérieur, la Direction des sports, etc. Un protocole d’échanges et de collaboration a été signé en 2008 entre sept partenaires (la Direction générale de la santé, l’Inpes, la DGCCRF, la CSC, la Direction des sports, l’Institut national de la consommation, l’InVS) pour faciliter les échanges et harmoniser les perspectives d’action dans le domaine des AcVC. L’unité traumatismes a aussi participé aux travaux de l’Union européenne sur les AcVC, comme partenaire du réseau IDB (Injury Data Base).

La diffusion des résultats se fait par toutes publications et sur le site Internet de l’InVS consacré aux AcVC (http://www.invs.sante.fr/surveillance/acvc/default.htm). Le lien de ce site avec les autres sites français est assuré depuis février 2009 grâce à un « portail sur les AcVC » mis en place par les partenaires du « protocole d’échanges et de collaboration » (www.stopauxaccidentsquotidiens.fr).

En dehors des AcVC, l’unité suit les travaux menés en accidentologie routière par l’Unité mixte de recherche épidémiologique et de surveillance transport travail environnement (Umrestte), dont le registre des accidents de la circulation du Rhône est subventionné par l’InVS.

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4. L’unité multiprogrammes

Cette unité regroupe quatre thématiques : les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies respiratoires chroniques, la santé mentale.

Le programme de surveillance des maladies cardio-vasculaires

Le programme cardio-vasculaire a pour mission la production d’indicateurs de surveillance cardio-vasculaire, en lien avec les partenaires et en particulier la production des indicateurs requis pour le suivi des objectifs cardio-vasculaires de la loi de santé publique.

Maladies cardio-vasculaires  :
- cardiopathies ischémiques : les priorités du programme sont en premier lieu la surveillance des tendances des hospitalisations pour cardiopathies ischémiques, syndromes coronaires aigus et infarctus du myocarde ce, après réalisation d’une étude d’étalonnage du Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) au regard des infarctus du myocarde expertisés par les registres des cardiopathies ischémiques;
- maladies cérébro-vasculaires (accidents vasculaires cérébraux et accidents ischémiques transitoires) : dans le champ des accidents vasculaires cérébraux (AVC), les priorités sont le suivi des tendances des taux d’hospitalisation pour AVC, de la mortalité intrahospitalière et, en lien avec l’Inserm/CépiDc, de la mortalité par maladies-cérébro-vasculaires. La létalité sera étudiée à partir de l’échantillon généraliste des bénéficiaires de l’assurance maladie. La prise en charge du handicap après AVC est étudiée à partir de la base de données sur les hospitalisations en moyen séjour ; la prévalence du handicap après AVC sera étudiée à partir des enquêtes HID-santé, en ménage et institution. Par ailleurs, l’InVS soutient financièrement deux études de faisabilité en vue de la création de nouveaux registres des AVC;
- Insuffisance cardiaque : hospitalisations pour insuffisance cardiaque : étude des tendances et des réhospitalisations.

Facteurs de risque vasculaire :
- l’hypertension artérielle : étude de la prévalence et de la prise en charge de l’hypertension artérielle à partir de l’enquête ENNS (enquête avec mesure de la pression artérielle) ;
- l’hypercholestérolémie : prévalence et prise en charge seront également étudiées à partir de l’enquête ENNS ;
- le diabète, le surpoids, l’obésité et la sédentarité font l’objet de programmes spécifiques - voir programme diabète et Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (Usen).

Parmi les principaux partenaires de l’InVS dans le champ de la surveillance des maladies cardio-vasculaires, citons le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm – CépiDc, les trois registres des cardiopathies ischémiques ainsi que le registre des AVC de Dijon.


Le programme de surveillance du diabète (Dossier thématique diabète)

Le programme de surveillance du diabète a pour objectif la production des indicateurs nécessaires à la surveillance du diabète : prévalence, incidence et tendances temporelles du diabète ; prévalence et tendances des stades de « prédiabète » ; mortalité liée au diabète ; prévalence et incidence des complications aiguës et chroniques du diabète ; niveau de risque vasculaire des personnes diabétiques ; caractéristiques du diabète ; qualité de la prise en charge du diabète ; qualité de vie des personnes diabétiques ; impact des caractéristiques socio-économiques sur l’existence d’un diabète, l’existence de complications et la qualité de la prise en charge médicale ; diabète de l’enfant ; diabète dans les départements et territoires d’outre-mer.

Le programme de surveillance a été amorcé en 2001, lors du lancement du plan national diabète, et grâce à la participation active de l'InVS au sein de la première étude Entred (Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques). Cette étude a été renouvelée en 2007-2010, par l’InVS en partenariat avec l’assurance maladie, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, la Haute autorité en santé et l’Association française des diabétiques. Elle a porté sur un échantillon d’environ 9 000 personnes diabétiques. Plusieurs enquêtes sont ou ont été réalisées : des requêtes de consommation de soins ; des enquêtes téléphonique et postale par questionnaires auprès des personnes diabétiques ; des enquêtes postales auprès de leurs médecins ; une enquête hospitalière ; une étude de la mortalité. Les études Entred permettent une photographie très complète de la population diabétique et de ses évolutions afin de décrire l’état de santé des personnes diabétiques, leur prise en charge médicale et leur qualité de vie, et de mesurer l’impact des réformes introduites dans le système de soins et les progrès réalisés en termes de prise en charge médicale et d’information.

L’analyse des données de mortalité liée au diabète, des données d’admission en affection de longue durée diabète et autres données de l’assurance maladie, des données du Programme de médicalisation des systèmes d’information sur les actes d’amputation, ainsi que les enquêtes périodiques santé et protection sociale et décennale santé réalisées en population générale fournissent d’autres indicateurs nécessaires au programme de surveillance et aux indicateurs de la Loi de santé publique.

L’équipe participe dans la mesure du possible aux projets européens sur le diabète, tels que le projet Eucid, qui a comparé les indicateurs de surveillance du diabète entre pays européens, apporte son soutien sur demande aux Cellules interrégionales d’épidémiologie (soutien à l’étude Maydia sur la prévalence du diabète à Mayotte, sous presse) et peut conduire des expertises sur demande sur d’autres territoires (expertise réalisée en 2006 en Polynésie française).

Le programme de surveillance des maladies respiratoires chroniques

La surveillance des maladies respiratoires comprend deux thématiques principales : l’asthme et la broncho- pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Cette surveillance a pour objectif de fournir des données sur le poids de ces maladies et leur évolution au cours du temps : prévalence, incidence, mortalité, hospitalisations et recours en urgence pour exacerbation de la maladie, qualité de vie des patients.

Elle est développée en collaboration avec le département santé travail (surveillance des asthmes d’origine professionnelle) et avec de nombreux partenaires extérieurs (cliniciens, Inserm, Irdes, Drees, médecins du travail, assurance maladie…).

Elle s’appuie notamment sur l’analyse et la valorisation d’enquêtes existantes effectuées au sein de la population générale, sur l’analyse de données médico-administratives (mortalité, PMSI…), ainsi que sur des études spécifiquement mises en place (enquête chez les enfants hospitalisés pour asthme aigu, enquêtes effectuées en milieu professionnel…).

Le programme santé mentale

Le programme santé mentale a pour mission la mise en place d’un système de surveillance des pathologies mentales afin d'améliorer les connaissances sur la prévalence, l'incidence, les comorbidités, les recours aux soins et la mortalité, ainsi que l’évolution de ces indicateurs à travers le temps. L'objectif est la mise à disposition de l'information auprès des pouvoirs publics pour la mise en œuvre de la politique de santé, auprès de la communauté scientifique et du grand public.

En collaboration avec de nombreux partenaires, cette surveillance se décline en plusieurs axes :

• surveillance de la santé mentale dans différentes populations :
 - en population générale, surveillance de l’épisode dépressif majeur au travers du Baromètre santé de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et surveillance des troubles du sommeil au travers de l’Enquête santé et protection sociale de l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) ;
 - chez les personnes âgées, mise en place de l’enquête Anais sur l’alimentation, l’état nutritionnel et la santé mentale des personnes âgées en institution ;
 - chez les sans domicile fixe franciliens, participation à l’enquête Samenta (santé mentale et addiction) pilotée par l’Observatoire du Samu social de Paris ;

• surveillance de la consommation de soins par l’analyse des bases médico-administratives :
 - suivi des consommations de psychotropes à partir des données de liquidation de l'assurance maladie ;
 - suivi de la prise en charge dans les structures de soins psychiatriques par l’analyse du RIM-psy ;
 - suivi des affections longue durée pour troubles psychiatriques graves ;.

• surveillance des suicides et des tentatives de suicide :
 - suivi des hospitalisations pour tentatives de suicide à partir des données du Programme de médicalisation des systèmes d’information ;
 - analyse des certificats de décès par suicide.

 

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5. L’unité maladies rares

L’unité maladies rares a été créée en mai 2009. Elle regroupe deux volets préexistants : le réseau FranceCoag et le programme maladies rares.

Le réseau FranceCoag

Depuis janvier 2004, la Direction générale de la santé a confié à l’InVS la coordination du réseau FranceCoag (RFC), qui suit les personnes atteintes de maladies hémorragiques dues à des déficits héréditaires en protéines coagulantes. Ce dispositif national a été mis en place en 2002 par le ministère chargé de la Santé et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Depuis janvier 2004, l’InVS a remplacé l’Inserm dans sa coordination. Le réseau FranceCoag prend le relais du suivi thérapeutique national des hémophiles (SNH) qui lui-même avait été mis en place en 1994.

Les principaux objectifs du Réseau FranceCoag sont :

- la connaissance exhaustive de la répartition géographique, des caractéristiques et de l'évolution de la population atteinte de maladies hémorragiques dues à des déficits héréditaires en protéines coagulantes (ex : hémophilie, maladie de Willebrand) prise en charge dans les centres de traitement spécialisés ;
- la disponibilité d'un outil de veille sanitaire permettant l'investigation rapide de toute suspicion de transmission par des préparations de facteurs de coagulation d'un agent transmissible nouvellement identifiable ;
- l'évaluation de la faisabilité, de l'observance, de la tolérance et de l'impact de traitements prophylactiques standardisés, et en particulier de la prophylaxie primaire, chez les enfants atteints d'une hémophilie sévère.

Les objectifs et les méthodes de ce projet sont décrits en détail dans le protocole téléchargeable sur la partie publique du site web du réseau FranceCoag, webFC : http://www.francecoag.org. Ce site web comporte également un espace réservé aux partenaires du réseau. Au sein de la partie partenaire, se trouve un espace hautement sécurisé par lequel les cliniciens des centres de traitement français participant au réseau FranceCoag peuvent transmettre les données anonymes des patients à l’InVS.

Afin de répondre au deuxième objectif concernant l’investigation d’une suspicion de transmission d’un agent nouvellement identifiable, une collection d'échantillons de plasma et de cellules mononucléées (biothèque) a été mise en place.

Le réseau FranceCoag est également un outil ouvert à tout chercheur (participant au réseau ou extérieur) qui doit alors proposer un projet de recherche.

Le programme de surveillance des maladies rares

Une maladie est dite rare si moins d'une personne sur 2000 en est atteinte, soit en France moins de 30 000 personnes pour une maladie donnée. Leur diversité est grande : on en dénombre près de 7 000. Environ 6 à 8 % de la population mondiale serait concernée, soit plus de 3 millions de personnes en France. Les maladies rares (MR) sont souvent invalidantes et ont un parcours médical marqué par l'errance au diagnostic et le retard dans une prise en charge adéquate du fait de leur méconnaissance. La loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 a retenu les MR comme une priorité et a mis en place un plan national maladies rares (PNMR) 2005-2008. Le PNMR propose une série de mesures concrètes afin d'améliorer la prise en charge de ces maladies, au travers de divers axes stratégiques concernant l'épidémiologie, l'information au malade et des professionnels de santé, le dépistage, l'accès aux soins, les médicaments orphelins et la recherche.

C'est dans ce cadre que le programme MR a été créé en 2005 au sein du département des maladies chroniques et traumatismes de l'InVS, afin de contribuer à l'amélioration de la connaissance de l'épidémiologie des MR.

Les missions du programme MR s'articulent autour de plusieurs actions :
- produire des indicateurs de morbidité et mortalité à partir de données médico-administratives disponibles (PMSI, mortalité…). Les maladies étudiées seront celles dont la surveillance est jugée prioritaire au regard des missions de l’InVS (rapport sur la priorisation de la surveillance des maladies rares en cours de finalisation) ;
- produire des indicateurs d'évaluation du PNMR par la mise en place d’une étude rassemblant des données épidémiologiques communes aux centres de référence MR, permettant d’évaluer le parcours de soins et le retentissement de la maladie sur l’état de santé, au sens global du terme, des patients atteints de MR ;
- favoriser le développement de registres de MR de qualité en animant le Comité national des registres (CNR) – MR, en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les missions du CNR-MR sont de proposer une politique des registres s’appuyant sur les besoins en matière de santé publique et de recherche. Le CNR-MR est également en charge de labelliser par une qualification les registres de maladies rares ;
- soutenir les registres de malformations congénitales en mettant en place un réseau animé par l'InVS et une base de données commune qui devra faciliter à terme la réalisation de travaux communs et permettre une estimation plus précise des incidences nationales de malformations congénitales.

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6. L’unité prospective et coordination

Cette unité a en charge la veille scientifique dans les champs non couverts par les autres unités, ainsi que la coordination avec les autres producteurs des données épidémiologiques.

Depuis fin 2007, avec le lancement du Plan présidentiel sur la maladie d’Alzheimer, l’unité prospective et coordination est chargée de coordonner les indicateurs provenant des bases médico-administratives utiles à l’évaluation du Plan. Il s’agit en particulier des bases de l’assurance maladie (affections de longue durée et Sniir-AM), des certificats de décès et du Programme de médicalisation des systèmes d’information. De plus, l’unité est en charge de l’analyse descriptive annuelle de la « Base nationale Alzheimer » qui centralise les données des CM (consultation mémoire) et des CM2R (Centre mémoire de ressource et de recherche).

7. Le Comité national des registres (CNR)

Présidé par le directeur général de l'InVS et celui de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), le Comité national des registres (structures épidémiologiques assurant l'enregistrement continu et exhaustif d'une pathologie donnée : cancers, malformations, pathologies cardio-vasculaires…, dans une zone géographique donnée) a notamment pour mission de proposer une politique de développement des registres et de mettre en œuvre la procédure annuelle de qualification et de financement des registres. Le département assure le secrétariat technique de ce comité conjointement avec l'Inserm.

 

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Contacts

Tél. : 01 55 12 54 21
Fax : 01 41 79 68 11
Courriel : dmct@invs.sante.fr


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Mise ŕ jour le 3 novembre 2009
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