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Publié le 06/01/2015

Maladies infectieuses

Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements d’hospitalisation à domicile (HAD), France, mai-juin 2012

Résultats

Auteur(s) : Institut de veille sanitaire
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6956
ISBN NET : 979-10-289-0103-5
Citation suggérée : Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements d’hospitalisation à domicile (HAD), France, mai-juin 2012. Résultats. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 72 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

En mai et juin 2012, l’enquête nationale de prévalence (ENP) des infections nosocomiales (IN) et des traitements anti-infectieux en hospitalisation à domicile (HAD) a inclus 179 HAD et 5 954 patients ; 55,3 % des HAD du secteur public, 35,2 % du secteur privé, 9,5 % du secteur privé d’intérêt collectif et respectivement 36,8 %, 45,6 % et 17,6 % des patients. Les HAD « services » rattachées à un établissement de santé représentaient 65,4 % des HAD participantes et ont contribué à 40 % des patients inclus dans l’enquête.
Au total 403 patients (6,8 %) avaient une ou plusieurs IN active(s) et 906 (15,2 %) étaient traités par au moins un anti-infectieux dont 97 % traités par au moins 1 antibiotique. Un peu plus de la moitié des IN (56 %) était importée d’un autre établissement et 35,5 % acquises en HAD. Les principales caractéristiques et exposition à certains facteurs de risques infectieux retrouvées étaient un âge ≥65 ans (58,1 %), un score de Mac Cabe de 1 ou 2 (49 %), une immunodépression (25,4 %), un cancer évolutif (33,7 %) ; 41,9 % des patients étaient porteurs d’au moins un dispositif invasif : cathéter vasculaire (31,5 %, dont 19 % de chambre à cathéter implantable et 2,7 % de cathéter central à insertion périphérique), sonde urinaire (12,9 %), intubation/trachéotomie (3,5 %). Quatre sites infectieux représentaient environ 3 IN sur 4 : infection urinaire (26,9 %), infection de la peau/tissus mous (17,6 %), infection du site opératoire (15 %) et infection respiratoire (13,5 %). Les trois micro-organismes les plus fréquents étaient Staphylococcus aureus (part relative 20,7 %) Escherichia coli (20,1 %) et Pseudomonas aeruginosa (11,1 %). Les résistances étaient respectivement de 28,1 % à la méticilline pour S. aureus, 21,7 % et 34,8 % aux céphalosporines de 3e génération (C3G) pour E. coli et P. aeruginosa, respectivement. Deux familles d’antibiotiques représentaient plus de 60 % des molécules prescrites : les béta-lactamines (46,1 %), en majorité pénicillines et C3G (respectivement 25,0 % et 16,0 %), et les fluoroquinolones (16,8 %). Par contexte de prescription, les patients étaient traités pour infection communautaire (40 %) ou pour IN (38 %), plus rarement pour antibioprophylaxie médicale ; la voie orale (61,3 %) était la voie d’administration la plus utilisée pour les antibiotiques; le motif principal de prescription était tracé dans le dossier du patient dans 84,1 % des cas.
L’ENP 2012 a permis de mettre en évidence l’importance de la mobilisation des HAD autour d’un projet de surveillance des IN et des consommations d’anti-infectieux. La participation de ces établissements apporte, pour la première fois, des données de référence utiles pour adapter et orienter les programmes de lutte contre les IN au niveau national, voire local, et renforcer les actions pour le bon usage des antibiotiques.

Rapport  [pdf - 1,64 Mo]

Mots-clés :

hospitalisation à domicile, infections nosocomiales, antibiotiques, résistance aux antibiotiques, prévalence, épidémiologie, France

SUMMARY

Point prevalence survey of healthcare-associated infections and antimicrobial treatments in Home health care agencies, France, May-June 2012

Results

In May and June 2012, the national nosocomial infection (NI) and antimicrobial treatment point prevalence survey (PPS) included 179 home health care agencies (HHC) and 5,954 patients; 403 patients (6,8%) had at least one active NI ; 906 (15.2%) received at least one antimicrobial treatment and among them 97% one antibiotic treatment.
More than half NI (56%) were acquired in hospitals and 35.5% acquired at home during the healthcare.
Four infection sites accounted for almost than three quart of all NI: urinary tract (26.6%), skin and soft tissues (17.6%), surgical site infection (15%) and pneumonia or order respiratory tract infection (13,5%).
The three most frequent micro-organisms were Staphylococcus aureus (28.1% resistant to methicillin, MRSA) Escherichia coli (34.4% resistant to 3rd generation cephalosporins, 3GCR) and Pseudomonas aeruginosa.
The three most frequent antibiotics of all prescribed were amoxicillin/clavulanic acid, ceftriaxone and cotrimoxazole. By indication of treatment, patients were mostly treated for community (40%) and acquired infections (38%).
These trends advocates for reinforcing infection control actions in HHC, and developing efforts for controlling antimicrobial resistance and actions for a rational use of antibiotics in home healthcare facilities. These results serve as a first national reference.

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