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Publications et outils

Publié le 23/06/2014

Maladies infectieuses

Surveillance des infections du site opératoire France, 2012

Résultats

Auteur(s) : Perennec M, Jarno P et al.
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6956
ISBN NET : 979-10-289-0034-2
Citation suggérée : Surveillance des infections du site opératoire France, 2012. Résultats. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 87 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

La réduction d’incidence des infections du site opératoire (ISO) est l’un des objectifs du programme national de lutte contre les infections nosocomiales (IN). Les surveillances interrégionales des ISO sont coordonnées par le réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin) depuis 2001.
Chaque année, les services de chirurgie volontaires recueillent des informations concernant le patient et son intervention. Tous les patients inclus sont suivis jusqu'au 30e jour postopératoire. Les ISO (incision superficielle ou profonde, organe/espace) sont définies selon les critères standard usuels.
En 2012, 1 006 services dans 407 établissements ont inclus 105 069 interventions chirurgicales sur 6 mois dont plus des 2/3 concernaient la chirurgie viscérale (31,7 %), l’orthopédie (27,1 %), et la gynécologie-obstétrique (24,0 %). Le taux d’incidence des ISO était compris entre 0,23 % pour la chirurgie vasculaire et 3,29 % pour la chirurgie urologique, soit un taux brut de 1,36 % (1 429 ISO, tous types d’interventions confondues) : plus des 2/3 des ISO concernaient des interventions en chirurgie viscérale (43,2 %) ou en gynécologie-obstétrique (27,2 %). De 2008 à 2012, un ralentissement de la baisse de l’incidence des ISO est confirmé ainsi qu’une augmentation en 2012 pour certains groupes d’interventions prioritaires, notamment pour les prothèses totales de hanche (+35 %). En revanche, l’incidence a diminué pour les césariennes (-11 %).
Le ralentissement de la baisse de l’incidence des ISO observée en 2012 suggère que l’on approche de valeurs seuils, ce qui explique en partie le fait que les objectifs quantifiés nationaux ne soient pas atteints.

Rapport  [pdf - 1,57 Mo]

Mots-clés :

infections nosocomiales, infections du site opératoire, chirurgie, surveillance

SUMMARY

Surveillance of surgical site infections in hospitals in France, 2012

Results

The national infection control program emphasizes the prevention of Surgical site infections (SSIs). Therefore, since 2001, epidemiological surveillance of SSIs is coordinated by the national nosocomial infection alert, investigation and surveillance network (Raisin).
Patients- and procedures-related information are gathered over a 6-month follow-up period by surgical wards enrolled on a voluntary basis. SSIs (superficial incisional, deep incisional and, organ/space) are based on the standard international criteria.
In 2012, 1,006 wards in 407 facilities reported 105,069 surgical procedures; over two-thirds were visceral (31.7%), orthopedic (27.1%) or obstetrico-gynecological (24.0%). The overall crude cumulative incidence including all types of procedures was 1.36% (1,429 infections) ; the lowest procedure-specific incidence was observed in vascular surgery (0.23%) and the highest in urologic surgery (3.29%). Over two-thirds of encountered SSIs were related to visceral (43.2%) and obstetrico-gynecological procedures (27.2%). From 2008 to 2012, the decrease in incidence was slowed down and, in 2012, hip replacement procedure-related rate increased by 35%. In contrast, the rate of caesarean section infections decreased by 11%.
These findings may suggest that the incidence of SSIs slowed down to tresholds levels and may explain partially the fact that national quantified objectives are not achieved in 2012.

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