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Publications et outils

Publié le 30/05/2013

Maladies infectieuses

Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements de santé, France, mai-juin 2012

Résultats

Auteur(s) : Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin)
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6956
ISBN NET : 978-2-11-131146-6
Citation suggérée : Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales (Raisin). Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements de santé, France, mai-juin 2012. Résultats. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2013. 181 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

En mai et juin 2012, l’enquête nationale de prévalence (ENP) des infections nosocomiales (IN) et des traitements anti-infectieux a inclus 1 938 établissements de santé et 300 330 patients ; 15 180 (5,1 %) avaient une ou plusieurs IN actives et 49 857 (16,6 %) étaient traités par au moins un antibiotique. En court séjour, ces prévalences étaient respectivement de 5,6 % et 25,0 %. Quatre sites infectieux représentaient plus de 2 IN sur 3 : infection urinaire, pneumonie, infection du site opératoire et bactériémie. Les trois micro-organismes les plus fréquents étaient Escherichia coli (17,6 % résistants aux céphalosporines de 3e génération, C3GR), Staphylococcus aureus (38,1 % résistants à la méticilline, SARM) et Pseudomonas aeruginosa. Cinq antibiotiques représentaient la moitié des molécules prescrites : amoxicilline/acide clavulanique, ceftriaxone, ofloxacine, amoxicilline et métronidazole. Par contexte de prescription, les patients étaient surtout traités pour infection communautaire ou IN, plus rarement pour antibioprophylaxie chirurgicale ou médicale. De 2006 à 2012, la prévalence des patients infectés est restée stable en court séjour et a diminué de 21 % dans les autres types de séjour. La prévalence des patients infectés à SARM a diminué de 50 % mais celle des patients infectés par des entérobactéries C3GR a augmenté de 38 %. La prévalence des patients traités par antibiotiques est restée stable mais a fortement augmenté pour certaines molécules dont la ceftriaxone ou l’imipénème. Ces tendances suggèrent de renforcer les actions de lutte contre les IN de manière ciblée en court séjour, de persévérer dans les efforts de maîtrise de la diffusion des bactéries multirésistantes et de développer les actions pour un bon usage des antibiotiques à l’hôpital.

Rapport  [pdf - 4,54 Mo]
Liste des participants  [pdf - 927,53 Ko]

Mots-clés :

infections nosocomiales, résistance aux antibiotiques, antibiotiques, prévalence, épidémiologie, enquête nationale de prévalence, ENP, traitement anti-infectieux

SUMMARY

Point prevalence survey of healthcare-associated infections and antimicrobial use in French hospitals, May-June 2012

Results

In May and June 2012, the national nosocomial infection (NI) and antimicrobial treatment point prevalence survey (PPS) included 1,938 healthcare facilities and 300,330 patients; 15,180 (5.1%) had at least one NI and 49,857 (16.6%) received at least one antibiotic treatment. In acute care, these proportions were 5.6% and 25%, respectively. Four infection sites accounted for more than two third of all NI: urinary tract, lower respiratory tract, surgical site infection and bacteraemia. The three most frequent micro-organisms were Escherichia coli (17.6% resistant to 3rd generation cephalosporins, 3GCR), Staphylococcus aureus (38.1% resistant to methicillin, MRSA) and Pseudomonas aeruginosa. Five antibiotics accounted for half of all prescribed compounds: amoxicillin/ clavulanic acid, ceftriaxone, ofloxacine, amoxicillin and metronidazole. By indication of treatment, patients were mostly treated for community-acquired infections, NI, and less frequently for surgical or medical prophylaxis. From 2006 to 2012, the prevalence of patients with a NI remained stable in acute care and decreased by 21% in other care sectors. The prevalence of patients with a MRSA NI decreased by 50% but increased by 38% for patients with 3GCR-Enterobacteriaceae. The prevalence of patients treated by antibiotics remained stable, but greatly increased for some compounds including ceftriaxone or imipenem. These trends advocates for reinforcing infection control actions in acute care, maintaining efforts for controlling antimicrobial resistance and developing actions for a rational use of antibiotics in healthcare facilities. These results serve as a national reference to better document NIs in ICUs and to allow ICU wards to assess and prioritize their infection control measures.

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