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Publications et outils

Publié le 02/02/2016

Maladies chroniques et traumatismes

Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2013 - Partie 1 : tumeurs solides

Étude à partir des registres des cancers du réseau Francim

Auteur(s) : Cowppli-Bony A, Uhry Z, Remontet L, Guizard A-V, Voirin N, Monnereau A, Bouvier A-M, Colonna M, Bossard N, Woronoff A-S, Grosclaude P
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6964
ISBN : 979-10-289-0207-0
ISBN NET : 979-10-289-0180-6
Citation suggérée : Cowppli-Bony A, Uhry Z, Remontet L, Guizard A-V, Voirin N, Monnereau A, Bouvier A-M, Colonna M, Bossard N, Woronoff A-S, Grosclaude P. Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, 1989-2013. Partie 1 – Tumeurs solides. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 274 p.
Publication disponible au format papier

RÉSUMÉ :

L’objectif de cette étude est de fournir, à partir des données de population des registres du réseau Francim, des estimations actualisées de survie observée et nette à 1, 3, 5 et 10 ans après un diagnostic de cancer et de présenter les tendances temporelles de la survie.
Des estimations de la survie à 15 ans sont également produites pour la première fois en France.
L’étude a inclus tous les nouveaux cas de cancers solides, diagnostiqués entre 1989 et 2010 chez les personnes âgées de 15 ans ou plus dans 19 départements métropolitains, soit 502 063 cas incidents. Les résultats sont présentés pour 37 localisations de cancers, tous stades confondus.
La survie nette des personnes atteintes de cancer solide varie considérablement selon la localisation cancéreuse sur la période 2005-2010. Les cancers de mauvais pronostic (survie nette à 5 ans inférieure à 33 %) représentent 31 % des cancers solides chez l’homme et 17 % chez la femme. À l’inverse, les cancers de bon pronostic (survie nette à 5 ans supérieure ou égale à 66 %) représentent 57 % des cancers solides chez la femme et 44 % chez l’homme. Pour un même cancer, les femmes ont le plus souvent une survie supérieure à celle des hommes. La survie diminue avec l’âge pour l’ensemble des cancers solides.
Une amélioration de la survie nette est observée pour la plupart des cancers solides sur la période 1989-2010, moins marquée chez les sujets âgés. Cette amélioration peut, en partie, se rapporter aux progrès thérapeutiques ainsi qu’à une plus grande précocité des diagnostics, à l’origine d’une meilleure prise en charge mais également d’un mécanisme d’avance au diagnostic du fait d’un dépistage. Selon les cancers étudiés, ces deux facteurs explicatifs peuvent se combiner. D’autres facteurs peuvent également contribuer à expliquer les tendances de la survie et sont discutés pour chaque localisation cancéreuse étudiée.

Rapport  [pdf - 6,79 Mo]
Synthèse  [pdf - 877,09 Ko]

Mots-clés :

survie, cancer, France, registres de population

RÉSUMÉ :

Survival of cancer patients in metropolitan France 1989-2013

A study based on Francim network of cancer registries. Part 1 – Solid tumors

The objective of this study was to provide updated estimates of crude and net survival at 1, 3, 5, and 10 years after cancer diagnosis and survival trends, on population data from Francim registries. Survival at 15 years was also estimated for the first time in France.
The study included all new cases of solid cancers diagnosed between 1989 and 2010 in people aged 15 or over in 19 metropolitan departments, a total of 502 063 cases. The results are reported for 37 cancer sites (all stages combined).
The net survival of cancer patients varied considerably with cancer site over the period 2005-2010. Poorprognosis cancers (5-year net survival of less than 33%) accounted for 31% of all solid cancers in men and 17% in women. Good-prognosis cancers (5-year net survival of 66% or more) accounted for 57% of all solid cancers in women and 44% in men. When diagnosed with identical cancers, women had often better survival than men. For all cancer sites, survival decreased with age.
Improvements of net survival were observed for most cancers between 1989 and 2010, less pronounced in elderly patients. These improvements are mainly related to treatment advances and earlier diagnosis which can result in improved care but also in overdiagnosis and lead-time bias due to screening. These two explanatory factors can combine according to the cancer site. Other reasons may also exist to explain survival trends and are discussed for each cancer studied.

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