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Publications et outils

Publié le 22/05/2013

Maladies chroniques et traumatismes

Programme de dépistage du cancer du sein en France : résultats 2010, évolutions depuis 2006.

Auteur(s) : Lastier D, Salines E, Rogel A.
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1956-6964
ISBN NET : 978-2-11-131148-0
Citation suggérée : Lastier D, Salines E, Rogel A. Programme de dépistage du cancer du sein en France : résultats 2010, évolutions depuis 2006. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2013. 26 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé en 2004. Il comprend un examen clinique et deux mammographies par sein interprétées par un premier radiologue, suivis si nécessaire d’un bilan de diagnostic immédiat, ainsi qu’une seconde lecture systématique des clichés normaux. Entre 2004 et 2010 le nombre de femmes dépistées est passé de 1 621 000 à 2 362 000. Le taux de participation a progressé fortement entre 2004 et 2008 passant de 40,2 % à 52,4 % et il est depuis stabilisé avec un taux de 52,0 % en 2010. Pour 7,1 % des femmes dépistées en 2010, la mammographie était anormale et le bilan de diagnostic immédiat a confirmé l’anomalie pour 44,8 % de ces femmes soit 3,1 % des femmes dépistées.
Une mammographie normale était associée à un examen clinique anormal dans 6,1 % des cas. Après la seconde lecture, 1,3 % des femmes ont été rappelées. Les taux de cancers détectés par le programme étaient de 6,8 ‰ en 2009 et 6,8 ‰ (données provisoires) en 2010. Parmi l’ensemble des cancers dépistés, 6,2 % l’ont été par la seconde lecture. En 2010, 15,2 % des cancers étaient in situ. Parmi les cancers invasifs, 38,2 % avaient une taille inférieure ou égale à 10 mm et 76,0 % de ceux dont le statut ganglionnaire était connu ne comportaient pas d’envahissement. En 2010, pour la troisième année, le programme autorisait la mammographie numérique. Des différences assez nettes sont constatées entre la technologie numérique plein champ (DR) d’une part et les technologies analogique et numérique à plaques (CR) d’autre part. Les mammographes DR étaient à l’origine de plus d’examens positifs en première lecture, de plus de cancers dépistés, mais d’une valeur prédictive positive des examens après bilan plus faible et d’un apport moindre de la deuxième lecture que les deux autres types de mammographes. Ces conclusions doivent être considérées avec prudence pour la technologie numérique CR car ce groupe hétérogène recouvre des appareils très différents dans leurs performances. Ces indicateurs demeurent conformes au référentiel européen et au cahier des charges français hormis pour la participation au programme de dépistage organisé qui reste insuffisante dans le contexte de la coexistence avec un dépistage individuel.

Rapport  [pdf - 862,15 Ko]

Mots-clés :

cancer sein, mammographie, dépistage, France

SUMMARY

French national breast cancer screening programme: outcomes for year 2010, trends since 2006

The French organised breast cancer screening programme achieved national coverage in 2004.
Between 2004 (1,621,000 women screened) and 2010 (2,362,000 women screened), acceptance rates increased from 40% to 52.0%.
The French protocol, 2 views per breast every 2 years, allows systematic clinical examination and immediate assessment by the first reader (1st R). Since 2008, digital mammographes are permitted (Computed Radiography-CR and Direct Digital Radiography-DDR) as well as screen-film mammographes.
Early performance results are presented for all French districts in 2010.
Among women screened, 7.1% has a positive mammogram by 1st R and 44.8% of these were confirmed positive by immediate assessment for a 3.1% positive mammogram rate. Abnormal clinical examinations with a normal mammogram reached 6.1%.
All normal screens were read by a second reader (2nd R) and a recall rate of only 1.3% was observed after 2nd R. Cancer detection rates reached 6.8‰ in 2009 and 6.8‰ (data not yet complete) in 2010 and 2nd R detected 6.2% of all cancers.
Ductal carcinoma in situ reached 15.2%, invasive cancers ≤ 10 mm were 38.2% and node negative invasive cancers represented 76.0% among those with known node status.
Screening outcomes appeared to be quite different when DDR mammography was used compared to CR or screen-film: higher rates for positives mammograms at 1st R and for cancer detection, lesser rates for positives at 2nd R. These findings must be considered with caution as the CR mammography group is heterogeneous (various technologies).

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